1469. Les Médicis règnent sur Florence. Laurent, "le Magnifique", n'a que vingt et un ans quand il reprend le flambeau, mais on devine déjà en lui un mécène qui va fertiliser cette galaxie sensible et explosive qu'on appellera plus tard la Renaissance...
Une distribution fabuleuse ! A commencer par Leonard de Vinci et ses recherches désordonnées qui le conduisent de Rome à Milan, de la cour des Borgia à celle des rois de France, de la musique et des machines volantes à Mona Lisa...
Une vie d'artiste, de nomade. Il côtoie Machiavel, à la verve florentine, mais aussi celui qu'il considère comme son rival, Michel Ange, englué dans ses conflits avec le Vatican, et puis Botticelli, Raphaël, toute une pléiade de génies dont le rayonnement ne cesse de croître... C'était au temps où la Joconde parlait…
Pfiouuuuuuu. Je viens de refermer ce livre à l'instant et j'enchaine directement sur ma critique pour en être absolument débarrassée, tant cette lecture a été un fardeau. J'ai dit "fardeau", mais pas "calvaire", car l'écriture est vraiment agréable et le style de l'auteur très fluide. On sent que Jean Diwo a fourni un impressionnant travail de recherche pour nous narrer les vies entremêlées des peintres de la Renaissance italienne. On commence par Antonello de Messine et on va jusqu'à Michelangelo, en croisant Leonardo Da Vinci, Botticelli, Raffaello... Les plus grands mais aussi les moins illustres de leurs compatriotes sont dans ce récit.
Et puis c'est tout. C'est tout, parce que ce roman n'est guère plus qu'une biographie de tous ces artistes, légèrement remis dans le contexte des événements de leur époque. Il n'y a pas d'intrigue, pas d'histoire, pas de scénario. Et ça dure 500 pages.... Heureusement que le style est agréable, ça m'a permis de rusher la lecture du roman en quelques jours sans trop de difficultés, mais également sans passion. Dommage !
Un roman de jean Diwo, c'est une marque de fabrique, cette faculté d'un romancier historique à nous faire découvrir une époque et surtout un métier, un art au travers de quelques personnages clefs parfois historiques, parfois fictifs. "Au temps ou la Joconde parlait" ne déroge pas à cette règle et nous fait parcourir la renaissance, la découverte de la peinture à l'huile par les peintres flamands, son arrivée en Italie et la grande époque de De Vinci, de Lodovico Buonarroti, alias Michel-Ange. La passion avec laquelle l'auteur nous fait découvrir l'art est forte, l'écriture est simple mais captivante. Si captivante qu'après avoir lu ce roman, je suis parti en Italie pour visiter Rome, la Vatican et la galerie des offices de Florence. Que dire de la pièta ? Cette oeuvre magistrale qui, malgré ses défauts de proportion atteint la perfection en matière d'émotion qu'elle procure à celui qui la contemple ? Une œuvre que tout le monde devrait lire.
Une lecture riche de détails réels ou fictifs comme Diwo sait le faire. Et quelle époque choisit-il de dépeindre! Le récit commence par suivre les traces d'Antonelle da Messina, jeune peintre rêvant de découvrir le secret des peintres flamands: la peinture à l'huile, inconnue dans le reste de l'Europe. Les + : - le vocabulaire et les techniques de peinture/sculpture nous immergent dans le milieu - la reconstitution très lente des faits historiques permet de bien se situer dans l'époque - l'écriture est évocatrice et littéraire Les - : - l'histoire est un peu longue sur la fin - l'histoire d'Antonelle se termine de manière trop abrupte - pas sa vie mais la partie qui lui est consacrée, comme une introduction à celles de ses contemporains. En conclusion: Un récit dense et relativement aisé à lire, parfait pour découvrir les prémices de la Renaissance italienne.
Jean Diwo s'est surpassé dans cette histoire des grands artistes italiens de la fin du XV et début du XVI siècles ainsi que les influences politiques qui leur ont aidé ou nui.
J'ai adoré mes échappées nocturnes dans la renaissance italienne. Quelle jolie façon de voyager, un autre pays, une autre époque. Jean Diwo demeure un de mes romanciers historiques préférés!
À dos de mule, à l'aube de la Renaissance, un jeune peintre italien, Antonello de Messine, s'en fut jusqu'à Bruges recueillir le secret d'une lumière nouvelle.
Un peu plus tard, Laurent " le Magnifique " règne sur Florence et rassemble autour de lui Botticelli, Michel-Ange, Raphaël, Léonard de Vinci qui esquissent leurs premières œuvres.
Jean Diwo pousse ici délicatement les portes des ateliers les plus prestigieux pour nous conter l'histoire des acteurs d'un temps unique : celui où la Joconde parlait.