L'anorexie, une affaire de fille ? On serait tenté de le croire. Ce nouveau roman de Boulerice nous rappelle toutefois qu'il ne faut pas se fier aux apparences. Léon ne semble avoir qu'un drame dans la vie : une chevelure pleine de pellicules. Pour un gars de quinze ans, c'est l'équivalent de la lèpre. Heureusement, il y a Léonie, sa correspondante de Lévis, qui dit le trouver beau ur ses photos. Depuis leur rive sud respective, l'une de Montréal et l'autre de Québec, Léon et Léonie s'écrivent de longues lettres qu'ils s'envoient par la poste. Cela paraît un peu "dépassé", tout comme la passion d'Antoine, le grand frère de Léon, pour les films de la Nouvelle Vague qu'il regarde en boucle. Jeanne Moreau a le sourire à l'envers brosse le portrait d'une famille aussi attachante qu'imparfaite et à travers laquelle il est facile de se reconnaître.
Enfant, Simon Boulerice chantait dans la cage d’escalier, parce que sa voix y résonnait beaucoup. Il croyait chanter aussi bien que Whitney Houston. Mais ce n’était pas le cas. Depuis que sa voix a mué, Simon se plait à danser, à écrire et à jouer. Jouer surtout, oui. Parce qu’il aime beaucoup rire.
Il sort peu de chez lui. Il le reconnaît : il est un casanier qui sort un soir sur deux au théâtre. Il boit encore son jus d’orange à même le goulot. On ne lui a rien appris. Néanmoins, il a étudié en littérature (Cégep de Saint-Laurent et UQAM), puis en interprétation théâtrale (Cégep de Lionel-Groulx, promotion 2007). Lors de sa formation, en plus de recevoir le prix de la création à la finale nationale de Cégeps en spectacle 2005 pour un solo de théâtre dansé, il a écrit et monté quelques pièces, dont La Condition triviale (prix de l’Égrégore 2005).
Sa création à teneur musicale, Qu’est-ce qui reste de Marie-Stella?, publiée chez Dramaturges Éditeurs, a récolté un vif succès à la Petite Licorne en septembre 2008 et 2009, de même qu’à Vue sur la relève 2009. Son spectacle solo Simon a toujours aimé danser, pour sa part, a remporté le prix de la création lors du Fringe 2007, le solo de l’année LGBT 2007, et a été présenté dans le cadre d’un Festival de théâtre au Tchad, en Afrique, ainsi qu’à Limoges en 2011. Dernièrement, Gloria on ice et Ce que Mariah Carey a fait de moi, deux de ses contes urbains, ont été applaudi à la Licorne et à Fred-Barry. La compagnie Abat-Jour Théâtre, compagnie qu’il a fondée avec des amis en 2005, a remporté le prix du public lors du dernier Gala des cochons d’or pour le spectacle Martine à la plage, qu’il a écrit et mis en scène au Bain St-Michel en septembre 2010.
En septembre 2009, il publiait Les Jérémiades, son premier roman, aux Éditions Sémaphore. Son premier recueil de poèmes, Saigner des dents, a reçu le Prix Piché de poésie 2009. Son second recueil, Nancy croit qu’on lui prépare une fête, est publié aux Poètes de brousse en octobre 2011. Quant à sa première pièce jeune public, Éric n’est pas beau, lue au Jamais lu 2009, elle a été montée par le Gros Mécano à l’automne 2010, et publiée à Paris à L’École des loisirs en novembre 2011. Il participe à un roman à quatre auteurs au cour de l’été et l’automne 2011, un projet intitulé Les Cicatrisés de Saint-Sauvignac, histoires de glissades d’eau. Il est en charge de la portion “Été”.
J’ai écouté la version audio lue par Olivier Morin et Emilie Bibeau disponible sur l’application Odhio de Radio-Canada. J’ai beaucoup aimé la correspondance de Léon et Léonie. On y aborde plusieurs sujets importants comme l’anorexie masculine, la connaissance et l’appréciation de soi ainsi que l’amitié et la famille. C’est touchant, c’est doux, c’est plein d’espoir.
Ce roman est tout doux. L’écriture est douce et malgré les pépins, ça reste empreint d’une calme et d’une grande bienveillance.
Au début je n’étais pas certaine des échanges entre les deux adolescents, j’avais l’impression que le vocabulaire et les expressions n’étaient pas tout à fait crédibles (ex: bozwell et en donner plus que le client en demande). Finalement je me suis habituée et je ne trouvais plus cela dérangeant.
Les personnages principaux et secondaires ont vraiment des âmes et des personnalités différentes. J’apprécie beaucoup les variations de personnalité qui embrassent pour certains et se distinguent des préjugés pour d’autres. J’aime beaucoup qu’en plus d’être un « préjugé », ils sont aussi plusieurs autres nuances et beaucoup plus complexes.
J’ai apprécié les relations étranges et complexes entre les divers adolescents. Ça sortait des histoires « habituelles » de ce type.
Je tiens à souligner la belle relation fraternelle entre Léon et Antoine. Il me semble que c’est rarement mis de l’avant et encore moins, lorsque c’est aussi doux et beau.
Il y a vraiment de belles choses dans ce roman. Il y a des thématiques telles que l’anorexie, qui sont abordées. 🙌
J’ai écouté la version audio lue par Émilie Bibeau et Olivier Morin. J’adore ces deux acteurs! Ils ont bien mis en vie tous ces personnages. Ici, on lit une année scolaire d’un jeune ado de 15ans qui entretient un échange épistolaire avec une autre ado de son âge. J’ai beaucoup apprécié chacun des personnages. Simon Boulerice a le don de les rendre si authentiques. On y aborde également les troubles alimentaires et j’ai trouvé ça très bien amené. Le personnage de Léonie m’a un peu dérangée par contre. J’aurais donc aimé qu’elle soit plus honnête avec Léon. Mais bon, je pense que les ados qui le liront pourront quand même s’y retrouver ou faire justement attention à ce genre de comportement. Ce n’est pas un coup de cœur, mais j’ai passé un bon moment de lecture et je pense que ça pourrait clairement plaire aux ados du secondaire qui veulent du réalisme et se retrouver dans la vie « plate » d’un jeune de 15 ans!
J'ai un peu triché, je l'ai en fait écouté sur la plateforme Première Plus de Radio-Canada, lu par Olivier Morin et Émilie Bibeau. J'avais beaucoup aimé Paysage aux néons, qui est comme la suite de Jeanne Moreau a le sourire à l'envers. Une belle histoire, avec autant d'humour, de tendresse que de petites ou grandes épreuves. On peut reconnaître l'ado qu'on a été à travers les personnages : Léon est attachant, Léonie est juste assez bizarre pour qu'on l'aime, bref c'est bon. Quand l'histoire te reste encore en tête même plusieurs heures après que tu l'aies fini, c'est que c'est un excellent. Et la version audio est très réussie.
Quelle belle lecture! On s'attache à Antoine et ses inquiétudes d'adolescent. Dans ce court roman, Simon Boulerice s'attaque aux préjugés de l'anorexie et le fait d'une façon très réaliste, je trouve.
J'ai apprécié le concept de correspondance! Les lettres de Léon et Léonie étaient drôles et je les ai trouvés authentiques comme personnages. En fait, le mélange d'humour et de tragique dans cette histoire est vraiment extraordinaire. J'ai trouvé ça super intéressant que le sujet de l'anoxerie (en plus que c'est l'anoxerie chez les garçons, encore plus tabou) soit abordé du point de vue des personnes de l'entourage. Les signes étaient là, mais ils ne s'en sont pas rendus compte tout de suite. Bref, ce roman est très touchant!
J'ai écouté la version audio disponible sur Radio-Canada et j'ai beaucoup aimé les narrateurs également!
4,5/5. Encore une fois un succès signé Simon Boulerice. Une charmante histoire d'adolescent, pour les jeunes ados ou pré-ados de ce monde. On y traite de nombreux sujets comme l'anoreie, la famille, le mensonge, l'amitié, l'apparence, etc. Les personnages sont attachants. Le style est simple et efficace. Il laisse également teinter une note d'humour qui passe bien. Le tout n'est pas sans rappeler Le dernier des raisins, mis au goût du jour!
Simon Boulerice aborde toujours chaque sujet avec une infinie délicatesse. Si certain.e pourrait croire que le thème d’anorexie n’est abordé que dans les trentes dernières pages, je serais plutôt prête à dire qu’il est nommé seulement à ce moment, mais que réellement, tout au long du livre, il est possible de déceler l’anorexie... si on fait le déclic. C’est une manière très brillante de nous faire vivre le même processus que Léon et sa famille. Les personnages sont attachants et inspirants.
J'ai bien aimé ce livre jeunesse! Simon Boulerice est en train de devenir un auteur chouchou pour moi! J'adore sa plume sensible qui permet de se mettre facilement dans la peau de son personnage principal. Il aborde des thèmes parfois tabous (ici c'est l'anorexie), mais d'une façon subtile et accessible.
I’m American and a French learner, so take my review very lightly. Although I understood most of the text, there may have been cultural context that was lost on me.
The characters—or at least some of them—felt very real. This is the strongest part of the book. The care between Antoine and Léon was palpable. I couldn’t tell if the boom was supposed to be juvenile or (younger) young adult; perhaps in Canada the system works differently. Léonie had her sympathetic moments, as did Kate. I found the conclusion realistic.
There are moments where I severely doubted the probability of many of the events and scenes that could have been omitted, but it is a children’s book, so in the most part, this is understandable. It’s an easy story, quite soft (in a good way and not without its gravity). I don’t think there is a reliable way to get a copy if you’re in the U.S.; I bought the last available copy on Amazon, but there may be more being resold. I hope this contributes to the few English reviews on this French book.
Je m’attendais à mieux de Simon Boulerice. Un sujet intéressant - l’anorexie chez un homme - mais qui prend 5% de l’espace du livre. Des références - nombreuses - qui gachent un peu la sensibilité du roman. La relation de Léon et d’Antoine se résume à du name drop de réalisateurs et d’auteurs que peu connaissent et qui ne servent qu’à montrer la culture de l’auteur. Outre le shampoing Fructis et le fait que ce soit Léon qui découvre le trouble alimentaire de son ainé, le manque de profondeur est palpable, ce qui est franchement dommage, car le sujet en soi est une perle rare.
Et il y a Léonie, la mythomane insuportable que Léon considère comme exceptionnelle, mais qui manque de respect envers tout le monde et qui est franchement égoïste. C’est avec elle que j’ai froncé les sourcils. Ses commentaires sur la sexualité de ses parents ou sur le fait que Léon a plus l’air du gars facile à violé qu’à violer, m’ont refroidie au point de ne plus apprécier du tout ma lecture.
Il y avait du potentiel, mais cela n’a pas été de mon goût.
La plume de Simon Boulerice est toujours agréable à lire, pleine de finesse et de sensibilité, mais également cocasse et allumée. Le sujet des troubles alimentaires au masculin est abordé de manière insidieuse, se taillant une place tranquillement au fil de l'histoire. De petites mentions qui donnent des signaux d'alarme qui pourraient être imperceptibles si on n'y porte pas attention. En parallèle, on suit la correspondance puis la rencontre entre Léon, le protagoniste, et Léonie, son amie épistolaire. Je croyais que cette trame occuperait plus de place... c'est comme si je l'avais trouvée un peu futile et sans point? Ça m'a un peu fait décroché.
C'est le premier livre que je lis de Simon Boulerice. Et quel œuvre !
Je n'étais pas certain au départ, mais je me suis vite laissée aller au rythme soutenue de l'histoire. Ça passe si vite, et c'est si attachant.
Mais surtout, c'est le fait que l'on découvre l'anorexie masculine sous un tout autre regard qui m'a autant plu. Cela prends un moment avant qu'on le comprenne. Même si c'est le thème principal, on ne met pas l'emphase dessus. Et j'ai adoré ça.
Un petit roman que je n'aurai jamais cru accrocher, et pourtant, qui m'a fait vivres milles et unes émotions. 🤍
Mon premier roman de Simon Boulerice! Je comprends maintenant pourquoi il est bien aimé comme auteur. J’ai trouvé l’histoire drôle et touchante à la fois.
J’ai hâte de pouvoir lire ses autres romans une fois que mes sensations de vertige vont être disparues. Ce 3h28min de narration a en tout cas réussi à me les faire oublier le temps d’un instant 😌
Une autre belle œuvre remplie d’humanité et d’authenticité. Quel auteur incroyable qu’est Simon Boulerice, à travers ses romans il nous donne envie de laisser briller notre vraie nature…
Relation fraternelle touchante. Un personnage principal très insécure par rapport à lui-même, ce qui m’a agacée un peu, mais qui est tout de même crédible. Belle évolution du personnage principal par rapport à son identité par contre, il s’affirme mieux à la fin du roman et doute moins de lui-même. J’ai aimé qu’on mette de l’avant des passions marginales, comme le vieux cinéma français et la graphologie, et que les personnages ressentent une certaine fierté de ne pas suivre la « masse » populaire. Ça fait changement des romans pour ados stéréotypés. On y aborde aussi l’anorexie et les troubles alimentaires de façon bienveillante.
J'ai trouvé ça long avant que les choses se mettent en place, mais j'ai apprécié par la suite. C'est rare de voir d'aussi belles relations fraternelles.
Pour des raisons mystérieuses, je n’avais jamais lu de Boulerice malgré les recommandations de mes collègues/friendos bibliothécaires à l’époque.
Voilà c’est réglé maintenant, et j’ai beaucoup aimé! J’adore la perspective enfant dans les romans depuis que j’ai lu To Kill a Mockingbird, mais j’avais été déçu dans ce style récemment. Ça a remis cette perspective sur les rails de brillante manière avec une perspective ado pleine de naïveté, de richesse, de maladresse et d’authenticité.
Vraiment bien écrit, avec un juste dosage d’humour pour traiter de sujets plus importants.
Écouté sur OHdio et rendu de belle manière par les comédiens.
Ce ne fut pas la lecture la plus envoûtante, ça m’a même pris quelques mois à achever alors que le livre fait moins de 200 pages. Je l’ai consommé en petites miettes. C’est une tranche de vie, une sorte de coming of age, rien qui sort de l’ordinaire quant aux standards du genre. À la fin de ma lecture, je ne sentais pas que je « connaissais » vraiment les personnages. J’aurais voulu qu’ils aient plus de profondeur, que le livre soit plus long. Néanmoins, j’accorde que l’histoire aborde une problématique délicate très peu représentée chez les garçons dans la littérature ou les médias globalement. Je pense que l’histoire, étant plus ou moins captivante, m’aurait plu davantage sous forme de film, avec une bonne trame sonore et des prises de vue agréables.