Toute vie, à l’instar de toute œuvre, est faite de chutes et de rebonds, comme le montre Une main. Dans ce texte autobiographique, Ramuz se dévoile, laissant le lecteur pénétrer dans son intimité, dans sa maison, son bureau, se mettant en scène torse nu et soumis à ses médecins autant qu’aux impératifs du corps. Car un jour d’hiver de 1931, à la mi-janvier, Ramuz glisse sur du verglas et se brise l’humérus gauche. Impossible d’écrire désormais. L’auteur réfléchit dès lors à sa relation à la création : sa vie, semble-t-il conclure, n’a de sens que par la place qu’elle occupera dans son œuvre.
Un jour de janvier 1931, Ramuz glisse sur du verglas et se brise l’humérus gauche. Impossible d’écrire désormais. L’auteur réfléchit dès lors à sa relation à la création, revient sur soi. Un objet d’étude qui devient bientôt Une main, publié en 1933. Dans ce court et très beau texte, Ramuz, qui passe pour un écrivain peu enclin à la confidence, se livre avec une douce mélancolie teintée d'humour.
C.F. Ramuz was a French-speaking Swiss writer. Born in Lausanne and educated there he moved to Paris in 1903 where he first published a collection of poems, 'Le petit village.' At the outbreak of WWI in 1914 he returned to Switzerland and devoted his life to writing which included the libretto for Igor Stravinsky's 'Histoire du Soldat' in 1918. He died near his home town. His image now appears on the 200 Swiss Franc note and his foundation awards the quintannual Grand Prix C.F. Ramuz.