Predosećam propadanje Evrope i hladnoću koja će uslediti. I mada smo, istorijski gledano, tek na početku, kraj se već nazire, razaznajem njegove predznake. Jer Evropa koja nije zamišljana, već je odbačena, raspeta Evropa, Evropa srama i prokletstva, Evropa koja truli, smrdi i tone okružena sveopštom ravnodušnošću, Evropa koja slobodno umire od bede u slobodnoj Evropi, ta Evropa, dame i gospodo, predstavlja istinu one druge, bogate, gluve i nadobudne Evrope. Iz romana
Francuskim bogatašima u potrazi za egzotikom turistička agencija „Real Voyages“ nudi obilazak nekih od najsiromašnijih predgrađa u Zapadnoj Evropi. I zaista, agenciji ne manjka klijenata, srećnici više ne moraju da odlaze u zemlje trećeg sveta kako bi u sebi pobudili, a onda ispoljili, saosećanje prema nevoljnicima: pakao se može naći mnogo bliže. Turisti na početku ne žele da propuste ništa od zavodljivih prizora bede. Za prosvetljene umove, beda je najbolji začin. Ona šiba duh. Zagreva ga. Uzbuđuje. Cilj ovog reality toura jeste da, na neki način, trgne imućne turiste iz otupelosti, otvori im oči i svest, ne bi li postali humaniji. Što uopšte nije lako. Posle nekog vremena, međutim, turisti shvataju da je siromaštvo kao alkohol, ne treba s njim preterivati, i oni više ne žele da gledaju bedu. Uopšte. Jer beda nasrće na njih. Beda ima nezgodnu osobinu da nasrće na one koji je vide. Beda je zla. Veoma. Na kraju krajeva, čovek se od svega umori. A pogotovo od sirotinje.
„U svom romanu Lidi Salver s oštrom ironijom razotkriva licemerje nekih humanističkih diskursa.“ Sej
„Ovaj roman otkriva karikaturalne crte jedne civilizacije ’humanitarizovane’ do dehumanizacije. Energija, humor koji nagriza, hvatanje reči za grkljan, neumoljivost prema likovima, ispuštanje gneva i patnje poput primalnog krika, sve je tu.“ Ekspres
Lydie Salvayre is a French writer. Born in the south of France to Republican refugees from the Spanish Civil War, she went on to study medicine in Toulouse and continues to work as a practicing psychiatrist. She has been awarded both the Prix Hermes and the Prix Novembre for her work. She won the Prix Goncourt 2014 for her novel Pas Pleurer.
O que me levou a ler este livro foi a curiosidade. Curiosidade de ver até onde seria explorada a nova forma de turismo que consiste num reality tour pelos locais pobres e problemáticos da Europa, como se de um safari se tratasse. No fundo, do que se trata é de explorar as personagens que fazem essa visita, que não me convenceu e de que não gostei especialmente.
Une dizaine de touristes aisés qui s'embarquent dans un voyage à travers les bidonvilles européens, à travers la misère cachée, voire volontairement oubliée. Leur accompagnateur a pour but de les réveiller à la situation qui se joue sous leur nez, devant leurs yeux fermés. Les rejoignent Olympe et Jason, un jeune couple qui a vécu une vie de colère, d'incompréhension, de vide. Voilà un rassemblement de voix contrastantes; des voix qui s'efforcent de se faire entendre et des voix opprimées, réduites au silence dont celle d'Olympe. Olympe, pour qui la narratrice prend une affection tendre. Olympe, qui n'a jamais lu de livre. Olympe, qui est la victime des accès de colère soudains de Jason. Olympe, qui ne sait pas comment s'exprimer, qui n'a pas les mots pour décrire ses sentiments, ses craintes, ses espoirs. Elle les pense, effectivement, sans pour autant oser élever sa voix. Elle se perd dans ce groupe de personnages haut de gamme, sujette à des doutes forts en ce qui concerne sa vie à elle, ses choix à elle. C'est à travers Olympe que nous comprenons que Lydie Salvayre ne s'exprime pas explicitement et de manière partielle sur l'idéologie dominante de l'élite ou sur celle des classes basses. Non, loin de ça car elle entame le dialogue plutôt. Par sa plume ironique, par la satire qui caractérise toute son oeuvre, elle engage le lecteur dans une réflexion sur l'idéologie, sur les relations humaines, sur le langage, sur la littérature qu'elle soit canonique ou non, sur la société, ses structures et son aspect humain. C'est un texte puissant, dense et riche. Les dialogues sont courts, mais poignants. Les personnages bien pensés. L'histoire se distingue par son ironie, ses tensions sous-jacentes et parfois angoissantes, ses jeux de mots et son rapport particulier avec le langage. La position que prend Salvayre en tant que narratrice est bien réussie comme elle offre un point de vue novateur sur les événements qui se passent: elle narre, elle rend compte, elle considère. Nous conseillons vivement ce roman à celleux qui veulent se plonger dans une lecture tourbillonnante, dans un univers où la société s'avère une illusion, percée par la narratrice extradiégétique qui en plus met toutes les relations que nous croyons établies et prédéterminées en question.
ça m'a surtout donné l'impression d'être un premier voire 2e brouillon mais vraiment pas un produit achevé. Que ce soit les tournures de phrases maladroites ou carrément incompréhensibles, ou les EXAGÉRATIONS sur les effets de style que l'autrice essaye d'effectuer (pour BIEN montrer que ici ya une antithèse là-bas ya une référence au début du livre c'est bon on a compris), je me suis sentie prise pour une débile, et pour un livre court comme ça franchement on pouvait se permettre de rajouter de la subtilité et de la profondeur bref c'était interminable malheureusement, 90% du livre était insupportable à lire (j'avoue que la fin était beaucoup plus agréable donc pas un raté total)
(+ je pense que les seules personnes qui adorent sont celles qui se reconnaissent partiellement en Olympe, mais d'une façon fucked up parce que le public cible c'est des bourgeois en #introspection)
Tensions mount as the real-life spectacle of miserable lives in concrete jungles increases in gritty intensity, making a mockery of the humbug and hypocrisy of the opportunistic visitors. A discomfiting and timely read in the wake of the Grenfell Tower fire and Charlottesville riots.