Les livres nous racontent des histoires, mais il y a parfois des histoires derrière le livre. C'est ce qui se passe avec Hachelagurls.
D'abord, cette oeuvre m'a fait découvrir une petite librairie indépendante près de chez moi : Hannenorak. En fait, j'y suis entrée pour la première fois et je suis tombée sur ce livre que j'ai feuilleté et qui m'a accroché, je ne sais pourquoi. Depuis, je ne fréquente que cette librairie (ou presque).
Ensuite, au salon international du livre de Québec, j'ai croisé des gens ultra sympathiques qui travaillent pour les éditions de ta mère et qui discutaient de l'impression du livre. Qu'il fallait imprimer trois couleurs une par-dessus l'autre, que ça avait été compliqué, que ce n'était pas 100% la couleur voulue, que les couches d'impression paraissent à l'arrière dans les lettres de la 4e de couverture. L'envers du livre. Super intéressant.
Enfin, il y a la lecture. J'ai particulièrement aimé espionner les girls d'Hochelaga. Sentir leur quotidien, le ghetto, le party, la solidarité. A travers la prose, j'ai baigné dans le vocabulaire jeune adulte franglais loin et près de moi. Ça m'a rappelé le girl spirit, notre côté invincible quand nous sommes ensemble. J'ai souri souvent à l'évocation d'éléments de mon adolescence, de références qui étaient miennes aussi. On n'est pas du même milieu, mais les expériences sont universelles. Une très belle découverte : elle restera spéciale pour moi.