Mise à jour de la partie « l’histoire au travail » pour tenir compte des recherches historiques les plus récentes sur la période.
Le nom et l’image de Louis XIV restent attachés au triomphe de l’absolutisme. Au terme d’un processus de réduction à l’obéissance, ordre, autorité et contrôle monarchique s’imposent dans les provinces du royaume. Mais la volonté hégémonique du roi, en Europe, entraîne la France dans des guerres coûteuses et déstabilisatrices. Moins belliqueux, le siècle des Lumières est celui des « révolutions silencieuses » : une série de mutations dans les domaines démographique, social, culturel, portées par une croissance économique inédite. Ces mutations ouvrent face au roi un espace de discussions et de débats et, à terme, annoncent un transfert de la souveraineté de la Couronne à la nation. Sommaire : Première partie : le règne personnel de Louis XIV 1. Une monarchie administrative ? 2. La loi du roi 3. Des guerres aux crises de la fin du règne 4. Louis XIV revisité par les historiens (1980-2000) Deuxième partie : l’État royal au siècle des Lumières 5. De la régence au « coup de Majesté » de Maupou 1715-1774 6. L’impossible révolution par le haut 1774-1783 Troisième partie : les révolutions silencieuses 7. Un « beau xviii e siècle » ? 8. Les Lumières de la ville 9. L’histoire au travail L'auteur : Joël Cornette est professeur à l'université Paris 8 – Vincennes-Saint-Denis. Public : - 1 er et 2 e cycles d'histoire et de géographie - Classes préparatoires littéraires - Enseignants du secondaire
Joël Cornette, né le 14 octobre 1949 à Brest, est un historien français.
Ses travaux portent sur la France de l'Ancien Régime et plus spécifiquement sur la monarchie, notamment au XVIIe siècle. Une partie de ses recherches, depuis sa maîtrise centrée sur les cahiers de doléances de la sénéchaussée de Ploërmel à la veille de la Révolution, est consacrée à l'histoire de la Bretagne, plus particulièrement entre le XVIe et le XVIIIe siècle. Une part importante de ses activités concerne la diffusion du savoir et de la recherche historiques dans le cadre d'un travail de direction éditoriale (Belin, Champ Vallon).
Biographie Joël Cornette fait ses études aux lycées de Saint-Marc et de Kérichen, en lettres supérieures, à Brest (1968-1969), puis en première supérieure au lycée Camille-Jullian à Bordeaux (1969-1971). Il est élève de l'École normale supérieure de Fontenay-Saint-Cloud (1971-1975), et passe l'agrégation en 1974. Il obtient son doctorat en histoire en 1982, à l'Ecole des Hautes études en sciences sociales, à l'issue d'une thèse centrée sur les registres manuscrits (3890 lettres) d'un négociant gaillacois vivant de l'Ancien Régime à la Restauration, thèse placée sous la direction d'Emmanuel Le Roy Ladurie. Ce travail de recherche est devenu un livre : Un révolutionnaire ordinaire, Benoît Lacombe, négociant, 1759-1819, paru en 1986, aux éditions Champ Vallon, premier titre de la collection « Époques ».
Joël Cornette a été successivement professeur au lycée de Gonesse (1976-1985) - lycée René Cassin -, puis chargé de cours, assistant et maître de conférences à l'université Paris I-Sorbonne (1985-1995).
Habilité à diriger des recherches en 1995 (sur le thème De la personne à l'État, centré sur La Mélancolie du pouvoir, les Mémoires d'Omer Talon, avocat général au Parlement de Paris, publié aux éditions Fayard en 1998), il a été, de 1996 à 2017, professeur à l'université de Paris-VIII Vincennes-Saint-Denis. Depuis septembre 2017, il est professeur émérite des Universités.
Depuis 1993, il fait partie du comité scientifique de la revue L'Histoire dans laquelle il a écrit plus d'une centaine d'articles et coordonné des numéros thématiques (Versailles, Louis XIV, la Bretagne)[1].
Il a été membre du comité de rédaction de la Revue de synthèse (1988-2003).
De 1988 à 1998, il a été membre du jury du concours d'entrée à l'École normale supérieure (Saint-Cloud-Fontenay, Lyon), puis de l'agrégation, de 1999 à 2002 (écrit, oral) et de 2005 à 2008 (vice-président).
Il dirige, depuis 1986, la collection « Époques » aux éditions Champ Vallon (plus de cent cinquante titres parus), qui publie en particulier des thèses de jeunes chercheurs, des recherches et des essais originaux[2].
Aux éditions Armand Colin, il a dirigé la collection "Campus" (manuels universitaires) : une dizaine de titres, dont le premier manuel d'histoire des femmes (Yannick Ripa, Les Femmes, actrices de l'histoire. France, 1789 à nos jours, 2010). De même, aux éditions Belin, il a dirigé la collection « Atouts » (manuels universitaires).
Toujours chez Belin, il a conçu et dirigé :
Une Histoire de France en 13 volumes, avec la collaboration de Jean-Louis Biget pour l'histoire médiévale et de Henry Rousso pour l'histoire contemporaine (parution entre 2009 et 2012). Plus de 350 000 exemplaires vendus, toutes éditions confondues, à la date de 2022[3]. Cette histoire a été rééditée en collection de poche, aux éditions Gallimard (coll. « Folio »), à partir de 2019. La collection "Mondes Anciens", en 17 volumes, dont les deux premiers tomes, Préhistoires d'Europe (écrit par Anne Lehoërff) et L'Égypte des Pharaons (écrit par Damien Agut et Juan Carlos Moreno-Garcia), sont parus en 2016, suivis de la Mésopotamie (Francis Joannès, Bertrand Lafont, Philippe Clancier, Aline Tenu), L'Afrique ancienne (François-Xavier Fauvelle), Rome (Patrice Faure, Nicolas Tran), Naissance de la Grèce (Julien Zurbach, Maria Cecilia d'Ercole, etc. La collection "Référe
Globalement clair même s'il manque parfois des précisions, éclaircissements ou explications, l'auteur présageant le lecteur les connaître. La bibliographie de l'atelier de l'historien est un énorme plus.