À l’aube de ses vingt ans, Émile quitte sa Gaspésie natale, pressé de vivre ses premières expériences amoureuses à Montréal, ville de toutes les promesses. S’il laisse avec peine son amie Lilie et son incomparable mamma, c’est dans la joie qu’il arpente les rues de la métropole... et les fiches des sites de rencontres. Lucide et naïf, démonstratif et mal assuré, assoiffé d’authenticité, mais en pleine crise d’identité, Émile découvre les montagnes russes du dating et réalise que l’aventure vient avec son lot de déceptions et d’humiliations. Croisant tour à tour des candidats charmants, troublants et repoussants, il commence à douter de ses choix. Et ça ne va pas mieux dans sa vie professionnelle, tout aussi remplie d’interrogations. À partir de quand doit-on cesser de croire que l’univers nous rit au visage? Se pourrait-il que les rêves et les envies d’Émile soient assombris par la perte de son père, quatre ans plus tôt ? Doit-il simplement développer cette chose qu’on appelle « le lâcher-prise » ? C’est drôle, c’est tendre, c’est vrai. C’est la «première fois» à l’heure d’Internet. C’est l’abondance et la solitude. C’est l’amitié et la famille, malgré tout. Par-dessus tout.
Né en Abitibi-Témiscamingue, encore habité par la candeur d'un enfant, tout en aspirant à la sagesse d'un moine tibétain, Samuel Larochelle est un hyperactif de l'écriture. Remarqué et apprécié dans le monde des médias, il collabore régulièrement à une quinzaine de publications (dont La Presse, L'actualité, Nightlife, Huffington Post Québec, Échos Montréal) tout en tenant un blogue de critiques et de réflexions culturelles (Sage Gamin). À cause des garçons est son premier roman.
J'ai bien aimé ce roman. Je me suis reconnu dans beaucoup d'élément que rencontre le personnage principal même si parfois sa mauvaise foi peut être agaçante. L'auteur décrit de façon réaliste ce qu'est le monde de la date virtuelle.
Un peu répétitif comme histoire. Date après date après date. Le personnage est attachant, mais ça manque un peu de profondeur. Par contre, j'ai bien aimé le lien qu'il entretient avec ses parents. Aussi, la fin est un peu décevante.
Difficile d'émettre un commentaire objectif sur ce roman. Le personnage évolue dans un univers familier à tout Montréalais LGBTQ ayant fréquenté le village à la fin des années 2000, offrant une ambiance de nostalgie aux pages qui défilent. Émile, le narrateur et personnage principal, est néanmoins antipathique au possible. Il est difficile de s'attacher à lui vu sa superficialité envers ceux qui l'entoure. Au final, il s'agit d'un retour dans le temps sympathique pour ceux et celles qui ont vécu cette époque, sans plus.
Je n’ai vraiment pas accroché au personnage principal. Égoïste, langage soutenu, raciste, juge les autres trop rapidement... Pourtant, j’aime détester les méchants, mais celui-ci n’a rien de concret, à part les petits épisodes concernant son père.
Ce que j'ai aimé, c'est que ça pourrait être une histoire comme une autre. Le personnage est gai, comme il aurait pu être hétérosexuel. Le vrai personnage central est la quête personnelle et il reste le même peu importe l'orientation sexuelle. Rafraichissant. Et la plume est alerte.
Après avoir lu les commentaires de certains lecteurs, je m’attendais (ou je souhaitais?) lire un livre choquant. Au contraire, je trouve À CAUSE DES GARÇONS un peu trop cute. L’histoire de ce jeune homme, gai et puceau, qui quitte sa Gaspésie pour s’installer à Montréal dans l’espoir, entre autres, « de donner naissance à (sa) vie relationnelle » (ou « sexuelo-relationnelle », comme il l’écrit plus loin dans le bouquin), est quand même assez conventionnelle.
Émile a une opinion sur tout et sur chacune des personnes qu’il croise. Cet aspect du récit est intéressant et souvent drôle. La narration est colorée, adroite, fraiche et actuelle.
Les dialogues, quant à eux, sont trop stéréotypés. Ses échanges avec sa mère ou avec sa meilleure amie transpirent le langage « grande folle ». L’usage du « tsé », « ouin », « anyway », « my god », « eille », etc… fait trop Michel Tremblay des années ’70. Je ne crois pas que c’est là la voix (et la voie) que l’auteur voulait donner à son personnage principal. Il y a dichotomie agaçante entre le ton de la narration (actuel et urbain) et celui des dialogues (issu d’une autre décennie).
Aussi, j’ai l’impression que ma lecture de À CAUSE DES GARÇONS a été teintée par ma récente découverte des deux ouvrages de Jean-Philippe Baril Guérard (SPORTS ET DIVERTISSEMENTS et ROYAL). Le ton trash de ces deux merveilleux bouquins aurait été très approprié pour raconter l’histoire d’Émile. C’est certain que chaque auteur a son style, qu’il fait usage des mots selon ce qu’il est et selon ce qu’il veut projeter, mais le lecteur est également en droit d’avoir des attentes.
Une grande qualité de ce livre réside dans l’illustration de la difficulté de trouver l’âme sœur et surtout que la surdose d’insécurité n’a pas de genre. Ce que vit Émile pourrait tout aussi bien être transposé à n’importe quel hétérosexuel … gars ou fille.
Finalement, je dirais que À CAUSE DES GARÇONS est une lecture simple et agréable, sans plus; Une lecture qui permet toutefois au lecteur de découvrir un auteur avec un potentiel assuré.
On suit Émile, un jeune garçon homosexuel de 20 ans, qui déménage à Montréal pour trouver l’amour. On le suit à travers ses péripéties amoureuses, ses amitiés et le deuil de son père. J’ai bien aimé sortir de ma zone de confort vis-à-vis les relations amoureuses hétéronormatives. Par contre, j’ai trouvé le protagoniste très critique face à ses relations. Aussi, j’ai moins apprécié le rythme de l’écriture. C’est tout de même un roman que je recommande.
Ce roman feel good m’a beaucoup rappelé les Aurélie Laflamme par la naïveté de son écriture. C’est l’histoire d’un garçon homosexuel de Gaspésie qui quitte son patelin pour s’installer à Montréal dans l’espoir de trouver sa douce moitié. C’est sans prétention, parfait pour lire sur le bord d’une piscine avec un verre à la main.
Une lecture facile qui m’a ramené à mes premières histoires « amoureuses » et à la grande quête de l’amour qui m’habitait. Je m’attendais à un peu plus de profondeur, mais c’est peut-être parce que je suis un vieux au début de la quarantaine.
Awww, c'était le fun de retrouver les personnages que j'avais découverts dans la série Lilie. J'ai préféré la série à ce livre, notamment à cause du personnage d'Émile qui me rejoint moins, mais c'était une bonne lecture quand même!
Un personnage sympathique, une très belle plume. Ceci dit, un texte répétitif, sans profondeur. Beaucoup de clichés ainsi qu'une structure linguistique parfois déroutante. Quand même bien pour un premier roman. 2.5 🌟
"Après avoir chuchoté un 'Non merci', sans équivoque, j'ai récupéré mes vêtements et je me suis précipité vers l'entrée pour enfiler mes chaussures, telle une Cendrillon des temps modernes. - Ouais, ben...Donc, euh, c'est ça, on se rappelle, OK? Bye ! Sans prendre la peine d'écouter la réponse de N'importe Qui, j'ai dévalé l'escalier. J'ai couru vers le métro en imaginant Cendrillon s'échapper de la maison des Sept Nains, après avoir croqué une pomme qu'elle avait elle-même empoisonnée..."
"- Qu'est-ce que t'as? - Je sais pas... je me sens fucké de l'intérieur. On dirait que je respire mal. C'est comme si quelqu'un avait joué avec mes organes, mais sans les remettre à la bonne place. - Coudonc, t'arrives d'où? - De chez moi...C'est à cause de Juan. Il a passé la nuit chez moi. On a couché ensemble. - Pour la première fois? C'est ça qui te met à l'envers? - On a tout fait... - Et t'as pas aimé? - Non, c'est pas ça. Je... C'était bizarre. Ça s'est fait tout seul. Comme si je m'en rendais pas compte..."
Touchant, sincère, intéressant, simple. Facile de se comparer, facile de se sentir concerné. Un livre qui parle sincèrement à une générations de jeunes homosexuels de régions devant s'adapter à l'arrivée à la grande ville et aux défis qu'on y retrouve. Dévelopement psychologique du protagoniste intéressant et réaliste.