Depuis plusieurs semaines, Philippe Dubreuil est désespérément à la recherche de ses deux enfants enlevés au musée du Louvre. Un jour d’hiver, un mail inconnu l’envoie en pleine nuit au fin fond des landes bretonnes. S’accrochant à cette piste, Philippe se retrouve spectateur d’un meurtre rituel. Appelé à témoigner par la police, Philippe Dubreuil va peu à peu se retrouver au centre d’une conspiration qui fera exploser ses certitudes : tueurs sans scrupule, adorateurs d’une secte infiltrés dans les hautes strates de la société française vont le pourchasser sans qu’il en comprenne la raison. Aidé puis soutenu par des personnages de rencontre, des policiers en marge de la loi, un vieil aristocrate original féru d’archéologie, une sorcière antillaise, une medium russe au charme dangereux, des bretons à la fidélité aussi solide que le granit de leur terre, Philippe Dubreuil va parcourir Paris, la Bretagne, la Martinique, les Alpes pour faire échec au terrible complot en action et retrouver ses enfants mystérieusement mêlés à ces évènements dramatiques.
Bien que dans ce roman policier il s’agisse des forces obscures et hostiles qui commettent des meurtres rituels dans un cercle de menhirs à minuit, l’histoire ne me tenait pas exactement en haleine.
Apparemment les romans situés à la Bretagne sont très en vogue en ce moment mais ça ne suffit pas pour les faire captivants.
Les dialogues sont terriblement artificiels et les charactères restent pâles et peu convaincants, particulièrement le protagoniste dont les deux enfants ont été enlevés. Je donne un exemple du style sec et sans émotion de l’auteur :
« Il se retrouva au centre d’une affaire de crimes en série et la recherche de ses enfants n’avait pas avancé. Pas enthousiasmant. » Vraiment, pas enthousiasmant !!!
L’ action est rembourrée avec des details insignificants , par exemple:
« Il se fit un café et regarda ce qu’il avait dans son réfrigérateur : des œufs, du jambon, un demi Saint-Marcellin et du jus de fruits. Il décida de commencer en prenant une douche brûlante. Il se rendit dans sa salle de bain, attrapa un tube de gel douche et resta de nombreuses minutes sous le jet d’eau bouillant. Il arrêta l’eau, saisit un drap de bain et sortit de sa douche. Il se dirigea vers la cuisine et prépara une assiette avec trois œufs sur le plat, trois tranchées de jambon et un solide morceau de pain pour accompagner son Saint-Marcellin. »
N’oublions pas que c’est un père déchiré par l’angoisse, qui ne sait pas si ses enfants sont encore vivants !!!
Je me suis rendue à la page 120 mais je m’imagine que les enfants vont revenir sains et saufs et que Philippe et Adriana vont tomber amoureux et vont vivre heureux pour le restant de leurs jours. (Mais cela ne m’intéresse plus.)