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Les trois médecins

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Un médecin, ça n'a pas toujours été médecin. En 1974 - vingt ans avant La Maladie de Sachs - Bruno Sachs entre à la faculté de médecine de Tourmens. Il se lie d'amitié avec André Solal, Basile Bloom et Christophe Gray, trois étudiants voués à la médecine générale. Au cours de ces sept années de faculté, ils vont apprendre leur métier, mais aussi côtoyer les militants de l'IVG et de la contraception, contester l'enseignement de mandarins hospitaliers, militer pour une médecine plus humaine... Pour devenir médecins - pour devenir des hommes -, Bruno et ses trois camarades devront vivre plusieurs histoires à la fois : l'histoire d'une formation ; l'histoire d'un grand amour ; l'histoire d'un engagement moral et politique ; l'histoire d'une profonde amitié. Des histoires comiques et tragiques. Des histoires où l'on vit pleinement et où, parfois, l'on meurt. Comme dans un roman d'aventures. L'ambition de ce roman polyphonique est non seulement de raconter comment Bruno Sachs est devenu ce qu'il est, mais quel monde, il y a trente ans, a préparé celui que nous connaissons aujourd'hui.

741 pages, Paperback

First published January 1, 2004

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About the author

Martin Winckler

78 books98 followers
Martin Winckler, pseudonyme de Marc Zaffran, est un médecin militant féministe français connu comme romancier et essayiste. Évoquant souvent la situation du système médical français, il est également critique de séries télévisées et traducteur. Il est aujourd'hui citoyen canadien et vit à Montréal (Canada).

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Martin Winckler (born Marc Zaffran) is a French M.D. and short story, novel and essay writer. His main topics are the French medical system, the relationships between caregivers and patients and Women's Health. One of the first TV series critics in France, he has written numerous articles and books on the subject (ER; Grey's Anatomy; House, MD; Law & Order).

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2 (1%)
Displaying 1 - 12 of 12 reviews
Profile Image for Bea.
433 reviews28 followers
June 26, 2023
3,5 ***

Hoe het was om in de jaren '70 geneeskunde te studeren in Frankrijk.

Soms wat te cliché, soms wat te zwart/wit.
Maar soms ook heel herkenbaar.
En ja, er is in vijftig jaar heel wat veranderd.
9 reviews
February 24, 2020
Où l'on suit les premiers pas en médecine de 4 jeunes hommes dans les années 70. Autour d'eux, se tisse une nébuleuse de personnages (camarades de promotion, professeurs, aide-soignantes, laborantins, etc). Se dessine peu à peu la silhouette de l'univers médical au travers d'un roman polyphonique où l'on change de voix, de peau, de regard, de chaussures et de blouse à chaque chapitre.

On s'y questionne beaucoup sur la place du soignant, son rôle, sa mission, mais aussi sur sa formation. On voit poindre des problématiques encore bien trop actuelles aujourd'hui : le droit à l'IVG ? La découverte et le traitement du VIH ? Le refus de la modernité au profit du respect de la hiérarchie pré établie ? Le lien entre les soignants et l'industrie pharmaceutique ?

André Solal, petit de taille, haut de front, charismatique doux et tombeur de femmes. Basile Bloom, grand de carrure, mat de peau, musicien au grand sourire, doux et habile de ses mains, conteur hors pair.
Christophe Gray, le plus âgé du trio de départ. Carré d'épaules, souvent silencieux, a bourlingué avant d'atterrir sur les rangs de l'amphithéâtre de médecine de Tourmens.

Tous trois se destinent à devenir médecins généralistes. À soigner plutôt qu'à se spécialiser. À devenir soignants.

À ce trio rendant hommage aux Trois Mousquetaires s'ajoute le jeune Bruno Sachs, fils du médecin juif Abraham Sachs, généraliste et accoucheur à la renommée aussi grande que sa sagesse et sa douceur.

Cer ouvrage ne se contente pas de nous conter des histoires de médecins et de patients. On y trouve aussi des histoires d'amour. Des questions de société (Une femme est-elle femme si elle refuse de devenir mère ? À quel moment est-il "raisonnable" de concevoir un enfant ? À l'inverse, quand est-ce que cet acte relève de la "folie" ? Pourquoi est-il important que des femmes aussi pratiquent des IVG ?). Des combats de génération. Des réflexions sur l'amitié, la vie, la mort, la sexualité. Qui sommes-nous ? Comment nous construisons-nous ? Comment faisons-nous les choix qui nous définissent ? Quels adultes deviendront-nous ?


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Et il a ajouté : "Avant de faire ça, aujourd'hui avec vous, je me méfiais de la chirurgie, je trouvais que c'était de l'abattage, du travail à la chaîne. Et là, tout à l'heure, grâce à vous j'ai compris que l'essentiel, ce n'est pas le nombre de gens qu'on soigne, ou la manière dont on les soigné. L'essentiel, lorsqu'on soigne quelqu'un, c'est de s'en occuper à cent pour cent." (page 488)

Il lui disait : "Cette histoire démontre ce que je pense depuis longtemps : le soin, ça n'est pas une question de compétence ou de titre, c'est une question d'attitude. Quand on veut soigner, on sait faire la différence entre un geste de soin et une démonstration de puissance. On ne peut pas à la fois soigner et exercer le pouvoir. Quand il y a du pouvoir, il n'y a pas de soin possible. Car le pouvoir, c'est mortel." (page 504)

Si je pouvais, il y a des choses que j'aimerais bien oublier. J'aimerais bien oublier que quand Bruno était étudiant, dans les années 70, le sida n'existait pas. Ça me ferait moins mal. Je pourrais me souvenir en rigolant de l'époque où ce qu'on risquait de pire c'était une chaude-pisse ou une syphilis qui se réglait avec quelques comprimés de pénicilline, et où on jouait à qui en avait eu le plus l'année précédente. J'oublierais l'époque où j'ai commencé à lire ce qu'on disait de l'épidémie de "cancers gay" à San Francisco. J'oublierais l'époque où on a commencé à voir des frères, des amis, des amants tomber malade et maigrir et mourir comme des mouches. J'oublierais l'époque où j'allais à deux, trois enterrements par mois et parfois plus. J'oublierais la paranoïa et la panique. J'oublierais les jours où je voyais entrer dans la librairie un visage creusé tacheté livide et où je pensais : "Merde pas lui aussi" et où je voyais à ses yeux qu'il m'avait entendu le penser. (page 721)
Profile Image for Shashou.
39 reviews
April 15, 2025
Ce livre raconte l'histoire de quatre étudiants en médecine, certain avec un passé particulier et tous avec des passions à la fois communes et différentes. L'histoire de nos quatre personnages est aussi rélatée à travers le point de vue d'autres personnages, tous plus ou moins liés et qui ont tous une importance tout au long du livre. Ce roman fait aussi appelle aux nombreux questionnements tel que le droit à l'avortement, la place des soignants dans le système de santé, les études de médecine et la complexité de celle-ci, l'influence des médecins et aussi la relation entre le patient et le médecin qui reste encore aujourd'hui un enjeu important. Ce livre m'a ému, bouleversé tant par les différentes histoires de nos personnages que par la dure réalité qui était décrite dans le récit. Je ne peux que le recommander.
Profile Image for mlle-cassis.
254 reviews10 followers
May 20, 2014
Franchement? ça se lit. Des passages se dévorent, d'autres restent sur l'estomac comme un dessert au gras trop sucré: on se fait un thé et on attend que ça passe.
Inconstant, Winckler force le trait sur ses tics d'écriture. On aimerait qu'il choisisse un jour entre romanesque et propagande. Parce qu'entre ses mains, les deux ne se lient pas toujours bien et ça finit par faire des grumeaux.
Profile Image for SAM.
121 reviews2 followers
April 22, 2023
Comme dans « Les Trois Mousquetaires », « Les Trois Médecins » met en scène non pas 3 mais 4 héros, qui ici sont 4 copains en fac de médecine dans les années 70.
L’analogie ne s’arrête pas au titre puisque les personnages de Martin Winckler vivront quelques péripéties qui rappellent celles des héros de Dumas: la manière dont Bruno entre en scène n’est pas sans rappeler celle du fougueux d’Artagnan, et les ferrets de la Reine sont ici remplacés par un stylo que Bruno va devoir récupérer en Angleterre. On retrouve aussi Athos, Porthos et Aramis derrière les personnalités de Christophe, André et Basile ; Matilde, la (glaçante) Milady de ce roman, ambitieuse chef de clinique, porte elle aussi une marque d’infâmie sur le corps, tandis qu’un professeur, Le Riche, est digne de Richelieu dans les Mousquetaires.

Mais ce roman est avant tout une très belle histoire humaine, avec une narration variée captivante qui donne de très nombreux points de vue, celui d’étudiants en médecine, de médecins, ou de patients de tous âges, confrontés à des pathologies plus ou moins grave. Beaucoup d’informations médicales sont données, mais c’est toujours accessible, tout comme les explications sur le fonctionnement des études de médecine dans ces années post-mai 68, ou les avortements clandestins sont encore monnaie courante.
A côté des histoires d’amitié et d’amour des personnages principaux, l’atmosphère des facultés de médecine est décrite dans tous ses aspects, les carabins, le bizutage, les concours et examens, …
Au gré des études et des stages de Bruno et ses copains on passe d’un service à l’autre, de la psychiatrie à un service de dialyse, ou de la pédiatrie…à la morgue. On rencontrera aussi une patiente confrontée aux aberrations de l’organisation hospitalière (quelques pages très drôles où sa radio de l’estomac est constamment repoussée pour des raisons administratives).

Winckler, qui a lui-même exercé la médecine avant d’écrire, fait passer ses valeurs tout au long de plus de 600 pages très denses mais qui se dévorent : « soigner c’est prendre fait et cause pour ceux qui souffrent ».
En mettant en scène 4 héros idéalistes, il pourfend « la compétition inepte qu'on crée entre étudiants et qui se poursuit entre soignants » la hiérarchie médicale (externe vs interne, médecin généraliste vs praticien hospitalier), l'élitisme, « les mandarins inamovibles », « la morgue souveraine des chirurgiens », les luttes d'influence, l'arrivisme, les visiteurs médicaux et l’influence des laboratoires, la manière dont les femmes sont traités dans ce milieu d’hommes de pouvoir, le mépris des malades chez certains de ses confrères ou les actes médicaux pratiqués sans justification ou avec négligence.
On finit ce livre en espérant que le milieu médical a fait sa mue près de 50 ans plus tard ?
Profile Image for Hugues.
189 reviews7 followers
October 28, 2018
Il y a le bien: il y a la construction chorale du roman, du même genre que celle de La maladie de Sachs, une construction que j'adore et qui fait dévorer le livre ; il y a l'iconoclasme, le cri de révolte qui n'est pas seulement celui des héros mais aussi celui de leur auteur, contre la manière dont sont formés (ou étaient formés) les médecins en France.
Et il y a le moins bien: l'hommage à Alexandre Dumas par la réécriture, dans le cadre médical, des Trois Mousquetaires 1. Une réécriture trop fidèle dont on peut se demander ce que cela apporte au message et qui surtout rend prévisible des rebondissements dès lors que l'on connaît le livre de Dumas et, chose pire, si on ne l'a jamais lu, le déflore un peu. Car Les Trois Mousquetaires 1 ce n'est pas seulement l'aventure des ferrets d'Anne d'Autriche.
47 reviews
March 11, 2018
Passionnant, militant, et un beau plaidoyer sur ce que signifie être "soignant-e-". Toute personne est liée à la médecine, qu'on soit soignant-e, patient-e, entourage de l'un-e comme de l'autre, qu'on s'y destine ou qu'on en soit passé par là... et ce livre peut participer à mieux comprendre le fonctionnement, les failles et les abus du système français. Il invite à s'ouvrir sur l'extérieur, à repenser les habitudes archaïques, à prendre soin à la fois des patient-e-s, mais des soignant-e-s iels-mêmes.
Il ne tape jamais sur des individus, mais sur un système. Et comme d'habitude avec Winckler, la fiction se brode de réalité, ce qui en renforce l'impact, selon moi.

Et sinon : c'est aussi une chouette histoire avec des protagonistes intéressant-e-s, calquée sur les 3 mousquetaires... :)
Profile Image for Solene.
32 reviews
December 18, 2025
J’ai pleuré du début à la fin de ce livre tant j’étais émue de retrouver le pourquoi j’ai décidé d’être médecin.
Soigner, c’est être là ✨
Profile Image for Tom Pernodet.
22 reviews
May 12, 2024
Livre recommandé par une collègue et dont je n'attendais pas grand chose. Mais quelle claque ! J'ai rarement eu autant d'émotions différentes dans un même livre et le sous-propos est extrêmement intéressant. Hâte de lire la suite !
Profile Image for Cassandre.
6 reviews12 followers
July 24, 2019
J’avais lu il y a longtemps (avant de débuter les études de médecine) La Maladie de Sachs (et vu l’adaptation avec Dupontel), et étais curieuse de découvrir « l’avant ». Bien évidemment, les études ont changé depuis les années 70, l’organisation n’est plus du tout celle que j’ai moi même connue, mais malgré cela (et la faculté fictive où se déroule l’action), la description de l’ambiance est plutôt réaliste (et même saisissante, même si la première année remonte pour moi à 12 ans...). Mis à part cela, le reste oscille entre grands sentiments et complaisance (défaut déjà présent dans la maladie de Sachs), tout le monde est absolument extraordinaire (à quoi bon écrire sur eux s’ils ne l’étaient pas, me direz vous), et évidemment les grands médecins « de ville » humanistes sont mis en avant face aux « méchants médecins hospitaliers », sauf quelques rares élus. C’est un discours précurseur de celui de l’essai plus récent de M. Winckler, mais qui bien évidemment est trop caricatural et trop manichéen pour finalement tenir la route. C’est daté, complaisant et au total assez peu pertinent : le monde a changé, les médecins (et les patients !) avec, mais M. Winckler semble avoir manqué le train.
Profile Image for Martine.
470 reviews
April 30, 2017
Comme Les Trois Mousquetaires, les trois médecins sont quatre, et ce n'est pas pour rien.
Personnages, péripéties, on ne peut pas compter tout ce qui, dans cet ouvrage, fait références à l'oeuvre presque éponyme. Le côté échevelé, les coïncidences romanesques, en plus des clins d'oeil aux lecteurs de Dumas (dont j'ai fait partie à l'adolescence) sont comme un rappel à souffler entre les descriptions horrifiques des pratiques médicales, celles des laboratoires pharmaceutiques et celles toutes bêtes de la vie - et de la mort, à dédramatiser. Pour ne pas aller chez son médecin, ou à l’hôpital, en trainant encore plus les pieds. Parce que y'a du lourd, c'est concentré, on est tenté de voir de la caricature si on ne lisait pas de tels récits ailleurs.

Pour les lecteurs de la Maladie de Sachs, quel plaisir de retomber sur l'entourage du médecin de campagne tourmenté mais humaniste, de découvrir comment et quand ils ont croisé son chemin, de voir comment il en est arrivé là.
58 reviews
March 5, 2010
Les études de médecine de Bruno Sachs, en 1974, alors que l'IVG était encore illégale et que personne n'osait discuter les préceptes des grands mandarins de l'époque.
Bruno et quelques-uns de ses amis sortent (en toute illégalité) des sentiers battus et prennent des risques pour une médecine plus humaine. Un très beau livre, qui raconte les prémices de ce qui est aujourd'hui communément admis (ou presque...)
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