Eté 1988. Robbie, treize ans, s'enfuit de chez lui au beau milieu de la nuit pour échapper à un homme dangereux. En chemin, il fait la rencontre de Hal, un curieux adolescent en voiture qui lui propose de faire la route ensemble vers le sud. Commence un étrange voyage pour les deux garçons qui vont devoir apprendre à se faire mutuellement confiance car la route 91 est longue, très longue... et les fantômes du passé ne sont jamais bien loin.
J'ai lu ce livre il y a bien deux ans, pourtant j'en garde un excellent souvenir.
Le style d'écriture est incroyable, il nous porte tout au long de cette histoire, qui est difficile à lâcher. On veut savoir qui poursuit Robbie et pourquoi, ce que cache Hal. Cependant, malgré cette volonté de connaître le fin mot de l'histoire, je ne me suis jamais désintéressée des personnages de Hal et Robbie ni de leur interaction ou des péripéties secondaires. Tous les personnages sont très bien travaillés, très vivants, même les plus secondaires, rencontrés le long de cette route interminable. Les questionnements d'adolescent de Robbie en particulier étaient très bien décrits. Robbie est un adolescent de treize ans, il n'est pas infantilisé dans ses raisonnements, ce qui fait que passer tout le bouquin en suivant son point de vue est loin d'être un fardeau. J'ai adoré l'ambiance du livre, entre road-trip américain sous le soleil d'été et ce mystère omniprésent alimenté par les secrets que chacun dissimule. Quant au dénouement final, il m'a prise par surprise et ne m'a pas du tout déçue.
On se dit souvent que 5 étoiles, c'est vraiment trop, rien ne pourrait être aussi parfait. A quoi servent-elles alors, sinon pour un coup de cœur total ? Route 91, c'est mon coup de cœur totalement inattendu. Pour être tout à fait honnête je n'ai pris le livre que parce que la couverture m'avait vraiment tapé dans l’œil, et que l'auteur aussi m'avait quelque part tapé dans l’œil pendant ce week-end de convention. Alors que mon attitude par rapport à ce qui se vend dans ces mêmes conventions, quand on en vient aux romans, est plutôt extrêmement dédaigneuse... Et bien Route 91 m'a remis à ma place. Le scénario est parfaitement maîtrisé et l'écriture est fluide. Plusieurs fois pendant ces 2/3 jours qu'on duré la lecture, j'ai été forcée de poser le livre pour faire autre chose, mais c'était plus fort que moi, je finissais par le reprendre aussitôt les mains libres parce que la lecture est comme la route, elle se déroule devant vous et vous pousse à aller plus loin. Ce qui m'a surtout plu, ce sont les descriptions d'émotions dans ce livre. Pour moi, elles sonnent très juste, elles sont très imagées et même l'association d'idées la plus bizarre correspond en fait parfaitement à un sentiment donné. J'aime beaucoup les lectures chirurgicales comme ça, qui font mal en appuyant là où il faut et pourtant on hoche de la tête en acquiesçant. Bon, certains diront peut-être que ça va de paire avec un côté emo, et peut-être ont-ils raison; mais c'est ce qui fait que je met 5 étoiles, c'est parce que les mots choisis parlent à mes tripes. Ensuite, il y a aussi que les personnages sont extrêmement attachants. On a pas le temps de s'en rendre compte qu'on les aime déjà, avec beaucoup d'empathie pour leurs histoires respectives. Même en ce qui concerne les personnages d'arrière-plan, comme la famille de Robbie et celle de Dennis, et les personnages croisés sur la route; tous ont un petit quelque chose qu'on a déjà rencontré dans la vie réelle et qui leur donne de la substance, nous transpose dans un univers pas tout à fait inconnu. Ce que j'allais m'apprêter à reprocher, c'était la répétition de certaines idées... et puis là, la fin. Et oh, comme tout s'emboîte ! comme tout prend du sens ! Et mes reproches ce sont envolés aussitôt par ma bouche qui pendait ouverte, complétement abasourdie parce que je ne m'attendais pas du tout à ça. Ces derniers chapitres qui sont comme une grosse claque... On ne sait pas si on aime ou déteste le livre à la fin. Je ne sais pas à quoi je m'attendais, franchement, je ne m'attendais à rien car en y réfléchissant à présent, je suis bien incapable d'imaginer une fin logique à la suite de péripéties de Robbie et Hal, aux petites touches de souvenirs tellement ordinaires et pourtant tellement poignants. Un vulgaire "happily ever after" aurait été tellement décevant finalement. Pendant la lecture, j'ai souvent été sûre de ce qui était en train de se passer en fait, caché en arrière-plan, surtout par rapport à l'identité de cet "autre" que Robbie craint. Et il y a bien des passages où l'auteur parvenait quand même à me faire douter. Même à la fin quand mes soupçons se sont révélés être vrais, j'ai pensé "haha, tu m'as bien eue!". Et pourtant, même en ayant deviné au moins ça, il y a le reste..... Je ne sais pas quoi dire, sans tout spoiler, sans hurler et me rouler par terre comme un enfant, ce livre est un coup de cœur ! Il parle à ce que j'aime et ça bien sûr, ça sera différent pour chacun d'entre nous. Mais la route, la chaleur de l'été, cette musique d'une radio lointaine qui vous parvient, la lumière, les sentiments à fleur de peau, c'est ce que j'aime. Robbie vit ce qu'on a tous vécu et ce qu'on regrette, ce qu'on aimerait revivre ou vivre mieux - Ah Robbie, je crois que je suis amoureuse de toi et de ton innocence. Tu as cette force touchante qui te reste de l'enfance, que tu quitte à peine, qui te fait encore croire en l'homme... et c'est d'autant plus cruel, Robbie, n'est-ce pas ?
Je pourrais m'étaler encore et encore pour finalement ne rien dire de plus... En tout cas, c'est un premier roman très réussi qui met une grande claque à tout les écrivains amateurs comme moi (sigh). Il y a bien une ou deux coquilles, mais tellement parsemées au fil des chapitres qu'on y prête à peine attention (c'est quasiment inévitable malgré les relectures). L'édition est bien faite, et encore une fois, l'illustration de couverture de Robin Toumi est absolument magnifique. Ce qui m'aura peut-être le plus turlupinée, concernant le style pur et dur, c'est la sensation d'avoir des phrases en anglais sous les yeux - je ne sais pas si Nolwenn est d'origine anglophone ou si elle pratique simplement l'anglais couramment; je sais que c'est une remarque que l'on me fait également quand on lis mes récits, car à force de lire et écrire en anglais, même quand on retourne au français nos constructions de phrases sont un peu alambiquées. Ce n'est pas vraiment une critique, mais ça m'a fait sourire. Quelque part, ça pose aussi l'ambiance, sur cette route parsemée de motels, avec le goudron qui miroite comme de l'eau, et la vieille voiture et la vieille radio... ah, tellement "classic" comme on dirait, et pourtant j'ai le sentiments que les clichés ont été évité avec brio !
J'ai presque envie de recommencer à le lire immédiatement... Ne me lâche pas! Pas avant que je te le dise! Trois... deux... un...
J'ai reçu "Route 91" de Nolwenn Fety cet après-midi à 3h et je viens de finir de le lire, les larmes aux yeux dans mon canapé. Mon désamour du français mis de côté (je ne lis habituellement qu'en anglais), le livre est finement écrit. Le héro, Robbie, attachant et juste (malgré le fait qu'il n'aie que 13 ans et 10 mois). On avance avec lui, se demandant ce qu'il va trouver le long de la route, le tout ponctué de souvenirs.
La fin est surprenante bien que des détails m'aient mis à puce à l'oreille tout le long du récit. Elle est finement amenée et normalement, vous devriez avoir envie de lancer le livre loin de vous une fois celui-ci refermé! (Mais étrangement, ce n'est dit de manière négative).
Le livre est beau, bien mis en page, seulement 1 ou 2 coquilles de-ci, de-là. Petit soucis au niveau de la taille de la police aléatoire? Sinon la couverture est belle et parfaitement adaptée à l'ambiance du livre. Mon seul reproche, ce serait le papier gloss. À part rendre le livre plus lourd, il n'amène rien de plus à l'ouvrage, sachant qu'il n'y a pas d'illustrations à l'intérieur.
Voilà, une très bonne découverte et un très bon moment lecture!
Si on enlève les quelques couacs d'imprimerie et orthographiques (très peu!), l'écriture est fluide, sans temps mort ou passage à vide. Les personnages sont tous profonds, recherchés et attachants d'une manière ou d'une autre. Aucuns ne nous laissent indifférents, qu'on l'aime ou qu'on ne l'aime pas. J'ai vraiment apprécié l'ambiance qui se dégage de cette "aventure" que vive nos deux "héros", j'avais l'impression de me retrouver dans l’Amérique des années 80 à parcourir la vieille route 66. L'histoire est très touchante et surprenante également, tout est amené subtilement jusqu'au point final. Bref, j'ai vraiment pris beaucoup de plaisir lisant cet ouvrage.