" Nous trois, ça aurait dû durer pour toujours. " Kôtarô et Tôru, voisins et amis d'enfance, sont autrefois tombés amoureux de la même jeune femme : Tôko. Tous trois ont formé un étrange triangle doux-amer, jusqu'à la disparition soudaine de Tôru. Aujourd'hui, malgré toutes les années, malgré son mariage en apparence paisible avec Tôko, Kôtarô reste hanté par les regrets et rongé par la culpabilité. Une rencontre comme un coup de tonnerre va brutalement ramener le couple dans le passé, à l'époque lumineuse où la vie s'écrivait à trois. Une nouvelle signature pour ce diptyque lumineux et doux-amer dont les deux volets paraissent simultanément.
Avec un second tome confirmant tous mes pressentiments et la beauté que j’imaginais derrière cette alliance de sentiments, de nostalgie et de photographie, le coup de coeur est là !
Fumiya Hayashi sera donc bien pour moi une autrice à suivre car pour décrire avec autant de finesse et de retenue la complexité de l’âme humaine, il faut un certain talent. Comme dans son premier tome, l’épuré des dessins n’a fait que sublimer la profondeur et la justesse des sentiments amoureux et amicaux des personnages pour m’aller en plein coeur. Et j’ai totalement succomber à l’histoire de ce triangle amoureux à travers le temps comme rarement.
Avec une narration en mode matriochka, elle nous avait déjà dévoilé les sentiments du premier d’entre eux, Kotaro, pour mieux faire la liaison entre les tomes 1 et 2 avec ceux de Toko et conclure par ceux de Toru. C’était élégant. J’ai beaucoup aimé sa façon d’utiliser la nouvelle génération pour faire la lumière sur les sentiments de ces anciens adolescents devenus adultes que cela ronge toujours. Souvent, les auteurs ne se donnent pas autant de mal pour décrire la complexité qui entoure ces relations à plusieurs. Il y a peut-être unique Ichigo Takano que j’avais trouvé fort juste et émouvante dans Orange avec la même problématique, mais c’est la seule, et ici l’autrice va encore plus loin.
Utilisant la passion de ce héros absent : la photo, elle y transporte et transcende les sentiments de cet ancien trio d’amis-amoureux, où Toru était amoureux de Toko, qui était amoureuse de Kotaro, qui était ami avec Toru et manquait trop de confiance en lui pour accepter pleinement les sentiments de la jeune femme. Cette faiblesse est toujours là et le ronge toujours, montrant que même 20 ans plus tard, même adulte, on reste parfois des enfants dans nos sentiments avec les mêmes fragilités. Chez Toru, c’est une autre faiblesse qui l’a rongé jusqu’au bout, la peur du temps qui passe et change les choses, et ne supportant pas cela, il a pris une décision radicale, montrant que derrière ce visage jovial de garçon qui semble sûr de lui, il y avait quelqu’un de particulièrement sensible.
C’est justement cette sensibilité qui a pénétré l’oeuvre de bout en bout, dans ses choix de narration, dans ses choix de personnages, dans ses choix d’atmosphère et ambiance, qui m’a profondément touchée. J’ai aimé la sensibilité dont l’autrice a fait preuve pour évoquer les amitiés, la vie de couple, les relations à la nature et au temps. Mêlant passé et présent, passé du trio et passé du fils de Toru, elle a ainsi fait un portrait plein d’émotion et de pudeur de ces hommes et femmes, montrant que la vie n’est pas si simple, les amours et les amitiés non plus, tout est question de bien être, d’équilibre, et ce n’est pas simple de trouver sa réponse.
Il y aurait encore énormément à dire sur la manière dont elle a précautionneusement raconté son histoire pour garder le plus de mystère mais aussi faire monter l’émotion, sur son utilisation de la photo comme révélateur de l’âme, ou encore sur la beauté de la relation Kotaro-Toru, puis Kotaro-Toko et le rôle plein de tendresse du fils de Toru face à ces adultes, anciens amis de son père. Tout est magnifique, dans le cadre mélancolique et nostalgique de la fameuse « ville natale », ici magnifiée par le regard d’artiste de Toru qui s’attarde sur cette nature changeante représentant ces changements qui le bouleverse. J’ai rarement autant aimé la simplicité et les tranches de vie avec triangle amoureux.
De manière inattendue, comme un flash d’appareil photo prenant sur le vif, j’ai été cueillie par cette romance amicale douce amère, pleine de nostalgie et de regrets qui au final n’en sont pas. J’ai découvert ici une autrice qui décortique à merveille l’âme humaine pour dévoiler un récit poignant et plein de pudeur, sur un thème vu et revu mais débarrassé ici de tout son superflu pour n’en garder que l’émotion pure. Merveilleux ❤
"La Règle de trois" de Fumiya Hayashi est un diptyque manga qui explore les complexités des relations humaines à travers l'histoire de trois amis d'enfance : Kôtarô, Tôru et Tôko. Le récit débute avec une phrase évocatrice : "Nous trois, ça aurait dû durer pour toujours", plongeant immédiatement le lecteur dans un univers où les liens du passé sont indélébiles.
L'histoire se concentre sur Kôtarô et Tôru, autrefois inséparables, mais séparés par la disparition soudaine de Tôru. Malgré les années qui ont passé et son mariage avec Tôko, Kôtarô reste tourmenté par les souvenirs et les regrets liés à son ami disparu. L'arrivée d'un événement inattendu va raviver les souvenirs du passé et les émotions enfouies, faisant ressurgir le triangle amoureux complexe dans lequel ils étaient autrefois impliqués.
Ce diptyque lumineux et doux-amer explore avec sensibilité les thèmes de l'amitié, de l'amour et du regret. Fumiya Hayashi parvient à capturer la complexité des sentiments humains à travers des personnages authentiques et des situations émotionnellement chargées. L'histoire résonne avec une profondeur et une sincérité qui touchent le cœur du lecteur.
Le style artistique de Hayashi complète parfaitement le ton du récit, avec des dessins expressifs et des compositions qui renforcent l'atmosphère mélancolique et introspective de l'histoire. Les visages des personnages reflètent toute la gamme des émotions humaines, des sourires nostalgiques aux regards empreints de tristesse.
Cela faisait un petit moment que je n’avais pas acheté un diptique de manga sans rien savoir à l’avance. Eh bien, celui-ci me prouve qu’il faut que je le fasse plus souvent!
Voilà le tome qui conclut cette courte histoire et la fin se montre à la hauteur du début.
La relation entre les trois personnages se construit petit à petit, au gré des photos retrouvées. Mais que se passe-t-il lorsque l’on retrouve une photo du couple? Toru n’avait-il pas dit qu’il ne prenait jamais les gens en photo?
Ce deuxième tome répond donc à notre plus grande question : pourquoi Toru est-il parti du jour au lendemain?
La réponse est toute en douceur, teintée de mélancolie, mais très poétique. Tout comme l’est ce manga!
C’est rafraichissant de pouvoir lire une histoire de triangle amoureux dans lequel le drame ne prend pas le pas sur tout le reste, ou bien dans lequel les sentiments négatifs comme le côté possessif ou bien la jalousie n’ont pas leur place : ils sont amis et ils s’aiment.
J’ai adoré ce manga et je le recommande les yeux fermés.
Je n'apprécie généralement pas les triangles amoureux, mais j'ai bien aimé la manière dont l'histoire était racontée. Les personnages sont sympathiques et en 2 tomes, le/la mangaka réussit à faire ressortir leurs personnalités, doutes et motivations. Dessins agréables et la thématique secondaire autour de la photographie était agréable.
Ce second tome confirme que ce n’est pas le genre d’histoire qui me touche même si je comprends les intentions de l’auteur (autrice ?) et que c’est un traitement original du triangle amoureux. Mais les dessins…! 👌 3.5*
Pour je ne sais quelle raison ce n'est pas l'histoire à laquelle je m'attendais quand j'ai repéré ce manga en 2 tomes. Mais c'est pour le mieux : il m'a beaucoup parlé il est magnifique
Wow... Un si beau manga. C'est si beau, touchant, parfait et à la fois si vrai. Je crois même que c'est un coup de coeur. J'ai envie de les relire en boucle, je ne veux pas que ce soit terminé...