Je n'ai que moyennement apprécié les précédents romans de l'auteur, et les premiers avis sur celui ci n'étaient pas dithyrambiques, mais bon, je suis curieuse, et je ne résiste que très rarement à la tentation d'un nouveau roman MM de DSP (bon, jamais, en fait !) . Et je suis contente d'avoir cédé à l'appel des sirènes une fois de plus, parce que je me suis bien amusée.
Certes, le fond de l'histoire est un peu léger, et l'intrigue (si, si , il y en a une, mauvaises langues !) tient sur le dos d'une carte à jouer. Mais les personnages sont réjouissants, Jordan en tête. C'est la tête à claque dans toute sa splendeur ! Un play-boy gay à fossettes, adepte des coups du soir, beau parleur et charmeur. Il drague avec la subtilité d'un char d'assaut, il a le tact de l'éléphant dans le magasin de porcelaine, et il n'a jamais appris à réfléchir avant de parler. D'une certaine manière, il me fait penser à Brian Kinney première saison. Et voilà que notre Jordy se laisse tout attendrir et tout troublé par Sébastian, un jeune auxilliaire malentendant. Celui-ci est beau, lumineux, adorable. On oublie vite son handicap, tant ce gars là aime rire, s'amuser, et vivre. Il n'a pas sa langue dans sa poche, et il est chaud au lit. Notre play boy en est tout énamouré, et sa carapace se fendille, nous dévoilant ses peurs profondes, son cœur tendre, et des émotions en pagaille. C'est super meeeuugnon. Puis de temps en temps, sa connarditude ressurgit, et ça, c'est super drôle ! On rajoute des frangins super sympas, un soupçon de Gayland chez les poulagas, de l'émotion, du sexe, un petit frisson de peur, et pas mal d'humour. On secoue bien, et ça nous donne un cocktail un peu sucré, rafraichissant, et pas trop alcoolisé, qui vous rendra guilleret sans risque de migraine.
3,8/5