Imaginez un monde où le continent américain n'a pas été colonisé par les Européens, où la technologie s'oppose à la magie. C'est dans cet univers parallèle que va être plongée une jeune femme banale, qui devra faire preuve de courage, de force et de détermination afin de trouver un moyen de rentrer chez elle, dans son monde.
Pour cela, elle devra fuir le continent des hommes qui l'ont fait souffrir. Elle atteindra les côtes américaines afin d'y trouver les elfes qui pourront peut-être l'aider à trouver ce qu'elle recherche tant. Sans compter le fait qu'elle se découvrira des pouvoirs magiques et pourra compter sur de nouvelles amitiés.
Danielle vivra une aventure extraordinaire, aux multiples rebondissements entre action, combat, magie et sentiments.
« Je possédais un téléphone portable comme tout le monde même si je l’avoue, je trouvais cela très pénible, la pression exercée par la société d’être à tout moment joignable, me privant par la même occasion de ma tranquillité. »
« Il est vrai que je passais tout mon temps au travail dans l’espoir d’obtenir enfin la promotion que mon responsable m’avait promise. »
Oh, S.G., qu’est-ce que je t’avais dit sur les répétitions ? Bon, paragraphe suivant.
« Il est vrai que je n’étais pas très intéressée par les simples commérages. »
Suivons l’histoire de… euh… ben en fait, on ne sait pas son prénom, qui a un accident de voiture en rentrant chez elle. Elle se plante en bagnole quand un mur se matérialise sur la route. Oui, ça peut surprendre.
« - Eh! Attendez, mais attendez. C’est fou ça! »
Tu l’as dit ! A peine sortie de sa voiture, elle se fait arrêter par une troupe d’hommes en masques à gaz. La jeune femme découvre qu’elle n’est plus en France mais dans un univers post-apocalyptique. Amenée à la base des curieux militaires qui l’ont capturée, elle est retenue un petit moment en cellule avant qu’ils ne l’emmènent dans une pièce et la fassent se mettre toute nue.
« Il est certain que je n’appartiens pas au type filiforme tellement recherché de nos jours. »
Il est vrai que je vais devoir continuer ma lecture sous lithium. D’ailleurs, il est vrai qu’on ne sait toujours pas comment s’appelle l’héroïne si l’on n’a pas lu le résumé…
Un méchant docteur lui fait une injection et Machine se retrouver à se convulser de douleur tout en hurlant à s’en casser la voix. Et puis…
« Quand une voix murmura au milieu de ce tumulte d’images et d’émotions. Un langage que je ne reconnus pas. Une voix douce, une voix feutrée comme un murmure. Puis je compris le sens de ses paroles. Une seule petite phrase répétée à l’infini. Quatre petits mots, qui provoquèrent en moi un tumulte d’émotions : L’incompréhension, la peur, mais aussi le réconfort. Une seule petite phrase : JE SUIS EN TOI. »
Mais serait-ce une intrigue originale qui me donne envie de lire le chapitre suivant malgré cette syntaxe étrange ?! MAIS OUI !
« Ma vue s’éclaircit et je pouvais voir à présent que j’étais dans une pièce d’un gris terne, sans mobilier autre que la couche sur laquelle je reposais. »
Sa vue se… euh… hein ?
« Avec méfiance, je m’approchai de celui-ci et avalai une sorte de mixture au goût déplorable. Pourtant, je n’en laissai pas une miette, sentant un besoin viscéral de remplir mon estomac. L’eau, bien qu’elle me parut d’un goût douteux fut plus que bienvenue. »
Celle-Sans-Nom-Sauf-Si-On-Lit-Le-Résumé vit une très longue captivité dans une cellule où elle tourne en rond. Et puis on lui rase les cheveux. Et puis on la relaisse mariner. Et puis on la fait sortir.
« Le moment était venu, celui de mon exécution, pensai-je. La peur se mêla à de la colère pour ces hommes. J’avais toujours été de celle dont l’injustice était la pire des menaces. J’étais l’aînée d’une famille de cinq enfants. J’avais deux sœurs et deux frères, dans cet ordre. Je me souvenais encore, quand j’étais jeune et que les disputes éclataient avec mes sœurs. L’une réglait ses conflits en frappant quant à l’autre, elle sollicitait l’aide des autres en pleurant. Quant à moi, j’étais celle qui jouait de la voix pour se faire entendre. »
Sinon, le peloton d’exécution qui l’entoure n’est pas armé… Celle-Sans-Nom-Sauf-Si-On-Lit-Le-Résumé a une drôle façon de penser. Les types la passent à tabac jusqu’à ce que Machine déclenche un super pouvoir Ninja et éjecte tout le monde.
« J’avais vingt-sept ans et je n’avais jamais vraiment vécue seule. J’avais quitté la maison familiale pour être au pair en Angleterre durant six mois puis un an aux États-Unis. Après cela, j’avais vécue de nouveau avec mes proches. Je n’étais donc vraiment pas habituée à passer autant de temps seule. Non pas que cela me déstabilise, mais j’avoue que j’aurais préféré ne pas vivre cette expérience seule. »
Tu n’es pas seule ! Des types viennent de te passer à tabac et un médecin fou te fait des injections pour te transformer en X-Woman !
« - Vous êtes Danielle Sanchez, commença le commandant. »
Magnifique ! 13% de l’ebook pour découvrir le prénom de l’héroïne !
« - Qu’avez-vous fait de moi? Insistai-je. - Une arme! dit-il sèchement. - Une arme? Répétai-je, incrédule. »
Ah, en fait ça ne va pas être follement original. Ni forcément limpide. Donc dans une guerre, vous, quand vous ramassez une fille sur le bord de la route et que vous ne savez rien d’elle, vous lui injectez de quoi devenir une arme mortelle après l’avoir vue à poil ?
Bon. Danielle apprend qu’elle est entrée dans une autre dimension où les Hommes et les Elfes se castagnent. Les humains ont donc décidé de la recruter parce que elle aussi, c’est une humaine.
« Mon apparence révélait un être docile et fragile, ce que je devais être. Malgré tout, je perçus une flamme de détermination, de rébellion dans mes prunelles couleur noisette. Indomptable. J’avais toujours été indomptable. »
Ils ont beau lui taper dessus, Danielle n’arrive plus à utiliser son super pouvoir. Alors il la refoute en prison pour de bon et avant d’être enfermée pendant une plombe.
« Les geôliers pensaient que mon don pouvait être contrôlé par les émotions. Quant à moi, j’avais vu suffisamment de films d’arts martiaux ou de magie pour savoir que tout était une question de concentration et de volonté. »
« Depuis la veille, j’avais ajouté à mon yoga matinal, des exercices afin de muscler mon corps. Je devais avoir perdu une quelques kilos, car il me sembla plus facile de réaliser ses exercices que lorsque je m’étais inscrite à une salle de sport plusieurs mois plutôt. »
Si quelqu’un comprend le rapport de cause à effet, qu’il m’écrive, merci.
« À mon approche, le médecin huma l’air avec ostentation, il est vrai que je ne sentais pas la rose. »
Comme ils ont capturé un autre humain, venu du monde de Danielle, qui survit lui aussi à l’injection bizarre, on décide de la tuer. Vais-je surligner le fait qu’ils ont la chance d’avoir deux sujets sur lesquels expérimenter mais ils vont en balancer un juste par plaisir ? Non. Poursuivons.
« L’être humain était prêt à tout pour survivre, c’était une notion que l’on m’avait enseignée. Pourtant combien de personnes en faisaient réellement l’expérience? J’étais née en France, dans un pays occidental. La vie n’avait jamais été simple. Fille d’un père ouvrier et d’une mère aide-ménagère, ils nous avaient été toujours difficile de joindre les deux bouts pour payer les dizaines de factures mensuelles afin de survivre dans la société qui était nôtre. Nous ne pouvions nous offrir que de rares loisirs. Mes parents avaient tout sacrifié pour pouvoir offrir à leurs enfants de vivre en campagne. Nos vacances se passaient toujours dans notre jardin, mais aussi dans les collines environnantes. Et pourtant. Les soucis financiers, plaire à la société, toutes ses inquiétudes qui faisaient ma vie, tout cela ne valait rien face à ce que je vivais à présent. »
Sauvée par le médecin de l’espèce de labo, elle se déguise en homme et part sur un bateau, probablement à destination de l’équivalent de l’Amérique. Elle y fait la connaissance de Sarah.
« Je ne pouvais compter que sur moi-même pour aider Sarah. Mais comment faire quand on n’avait aucune notion de secourisme? Je me mis à l’ausculter en palpant et en examinant son corps. […] - Sarah, je pense savoir ce que tu as. C’est le tétanos, dis-je d’une voix calme. - C’est quoi? - Une maladie du sang. La rouille a pénétré dans ton corps par l’entaille que tu as sur le mollet. - C’est grave? me demanda-t-elle posant sur moi un regard incertain. - Je ne sais pas, avouai-je. Je ne savais vraiment pas. J’eus la vision d’un des épisodes de“ la petite maison dans la prairie “ quand la mère avait dû entailler la chair infectée de sa jambe afin d’évacuer l’infection au risque de perdre son membre, voir sa vie. Mais si je me trompais? Si cela n’était pas le tétanos? Comment en être sûr? Je savais qu’il était possible de mourir de cette maladie. Après tout, c’était une forme d’infection du sang pour laquelle j’étais vaccinée. »
« Je nettoyai la plaie du mieux que je le pus. »
Avec quoi ? De l’eau de mer ? De la sueur ? De l’urine ? Vous êtes prisonnières d’un bateau ! Vous n’avez rien !
« - C’est joli. Danielle, tu es différente. »
Et tu étais sensée être un homme. Tu as même pris la peine de masquer ta vraie voix.
Surprise ! Sarah meurt. Après une nouvelle ellipse magique, le bateau arrive.
« Il était vrai que ces hommes et femmes avaient passé leur vie sous terre. Il était évident qu’ils n’avaient pas eu l’occasion d’aller se baigner dans la mer et encore moins d’apprendre à nager. Ce qui n’était pas mon cas. »
Le peu de prisonnier encore en vie sur le bateau est donc jeté dans des canots pour atteindre le rivage au loin. Autant vous dire que tous se noient sauf Danielle et cinq autres personnes. Ca valait vraiment le coup de transporter tous ces gens ! Sur la plage, ils se font choper par des elfes et hop, un nouveau mort ! Dommage, ce n’est pas Danielle. D’ailleurs, tout le monde est tué sauf elle. La chef se nomme Míriel et est une elfe.
« - Vous voulez dire une elfa, un elfe au féminin. »
Danielle découvre qu’elle parle l’elfique grâce à son injection. Et puis, hop, elle est recueillie par la tribu. Elle est devenue une semi-elfe car on lui a injecté du sang d’elfe. D’ailleurs pourquoi dit-on semi-elfe et pas semi-elfa pour Danielle ?
« - Oh là! Soufflai-je en appuyant mes mains sur le sol. »
« Il était certain qu’elle avait un physique avantageux, pourtant la froideur de ses yeux qui me fixaient et le pli sévère de ses lèvres altéraient sa beauté. »
« J’avais toujours aimé les enfants et avais pris soin d’eux depuis ma plus tendre enfance que ce soit avec ma propre famille, mais aussi des autres par du baby-sitting ou en étant au pair. »
« - Je ne sais si cela est la même chose pour vous. Mais par rapport à un humain, les semi-elfes ont plus de force et de vitesse. Nous sommes aussi plus résistants entre autres contre les maladies, expliqua Míriel. - Franchement pour la force et la vitesse, je demande à voir. En revanche, il est vrai que je ne ressens presque plus le froid et que je ne suis pas encore tombée malade. »
« - Des dizaines qu’ils soient en rapport avec le mental ou le physique. Sans compter les différentes maîtrises de l’un des quatre éléments, m’expliqua-t-elle. - Des quatre éléments? - L’Eau, la Terre, le Feu et l’Air. Généralement, ce sont les elfes qui possèdent l’une de ces maîtrises. - Je vois. Avec mon don de télékinésie et mes nouvelles capacités, il me manque plus qu’un costume très coloré et j’aurais mon nom dans les comics entre Wonder Woman et Batman. »
Danielle ? J’ai envie de te dire de la fermer mais je ne le ferai pas car je suis polie. Je suis fière de moi car je ne me suis presque pas mordue jusqu’au sang quand elle a demandé deux fois d’où lui venait sa connaissance de la langue elfique. Ni lorsqu'on doit lui expliquer au moins trois fois ce que sont les quatre éléments.
« J’avais toujours attiré le regard des autres depuis mon enfance non par ma beauté, mais par ma grande taille au milieu d’une population de Méditerranéen. C’est ce que j’avais hérité de la famille paternelle, originaire du nord de la France, descendants de véritables Vikings. »
Danielle intègre alors un convoi pour rejoindre la cité des elfes pour en apprendre plus sur ses supers-pouvoirs. Elle se met en route…
Moi, je vous abandonne là. Si vous voulez savoir ce qu’il va advenir de Danielle et si la fameuse petite voix dans sa tête qui m’avait bien intriguée finit par être totalement zappé par l’auteur comme je le crains, je vous laisse vous procurer la suite pour la modique somme de 0€99.
Je ressors très perplexe de ma lecture. C’était clairement bourré de répétitions, de fautes, de coquilles, de tentatives ratées de faire des blagues… Sans parler des chapitres entiers simplement là pour nous expliquer le système éducatif des elfes, ce dont on se contrefiche pour l’histoire, des dialogues plein de vents… Mais je n’ai pas totalement détesté, même si l’héroïne me sortait par les yeux. J’ai beaucoup aimé l’idée, vraiment. Et je ne pensais vraiment pas que le premier tome finirait de la sorte… Ça me donne presque envie de jeter un œil au deuxième !
Il est vrai que c’est dommage que cette histoire sympa soit plombée par le style. Je vous laisse avec un dernier petit florilège : attention au front et éloignez les objets tranchants.
« Je n’aimais pas particulièrement les hommes aux cheveux longs, sauf peut-être Brad Pitt. Mais je pouvais faire une exception, car j’avais en face de moi, un homme d’une beauté saisissante. »
« - Vous aimez le jaune à ce que je vois, dis-je en constatant qu’une fois de plus cette couleur prédominait dans chacune des pièces dans lesquelles j’avais pénétré. - Oui, c’est la couleur de notre peuple. - Le jaune? »
Tuez-la.
« Je fus désagréablement surprise lorsque je me retrouvai sous un jet d’eau froide pour ma première douche. »
Heureusement qu’on apprend un peu plus haut dans le texte que Danielle ne sent plus le froid.
« Anarion m’encouragea d’un sourire. Il était suffisamment beau comme ça, sans en plus ajouter un sourire éblouissant, “ il me fait craquer, celui-là “ pensai-je à défaut de pouvoir m’exprimer à haute voix. »
« - Dites, dois-je vous appeler Maître? - Maître ou Maître Meneldil, à votre convenance, répondit-il, très sérieusement. « Ben voyons et pourquoi pas maître Yoda, tant qu’on y est », pensai-je. »
« Je le vis s’élever et flotter dans les airs à plus d’un mètre du sol. C’était prodigieux. - Waouh! Extraordinaire, j’ai l’impression de rencontrer Superman, quoique je ne sais pas si une paire de collants bleus moulants vous irait, dis-je en penchant la tête, en tentant de m’imaginer la scène. »
« - Nouille! c’est FlashDance. Même si vous ne connaissez pas le film, vous pourriez apprécier le style, tout de même, expliquai-je. Ce n’est pas vrai! j’ai toujours rêvé de faire cela comme des milliers de filles de ma génération, ce saut et le porté dans l’eau de Dirty Dancing. Mais je ne vois aucun digne partenaire comme le Patrick Swayze de mes rêves, paix à son âme. »
« Les contacts humains semblaient si faciles si agréable depuis que j’avais posé le pied sur ce continent. En fait, cela me rappelait quand elle était fille au pair, la gentillesse et le contact facile des Américains m’avaient touchée à l’époque. »
Alain Delon approuve ce passage.
« Elle hoqueta puis reprit sa respiration. - C’était des hommes en noirs, des esprits. Cela fut affreux. J’aperçus avec effroi une immense armée d’hommes se répandre dans le village avec la force d’une vague, murmura-t-elle. »
Un style toujours aussi naturel…
« - C’est vrai que ces tempêtes sont dissuasives. J’ai failli mourir noyée dans l’une de ces tempêtes. »
« - Et les vampires? - Pouvez-vous me les décrire, je ne connais pas ce terme? répondit Elemire. - Les vampires sont des êtres immortels qui se nourrissent exclusivement de sang pour survivre. Ils possèdent une force et une vitesse surhumaine, un peu comme vous. Ils ressemblent à des hommes si ce n’est leur teint pâlot. - De sang? comment font-ils pour se nourrir? - Ils possèdent deux canines peu esthétiques afin de percer la chair et s’abreuver directement sur les animaux ou les hommes, précisai-je en mimant le geste. - C’est une horrible façon de se nourrir. Non, je ne connais pas cette espèce. - Dommage, ils peuvent être si craquants, murmurai-je en ayant encore la vision de sublimes vampires qui passaient dans les séries télévisées et les films. Mais en repensant aux elfes, je retrouvai ma bonne humeur. Pourquoi souhaiter de tels êtres quand j’avais la chance de côtoyer de vrais Apollons comme Anarion? »
« - Oui, ils étaient tous vêtus de noirs comme des ombres, répéta Nerwen, un sourcil relevé, se demandant probablement pourquoi je l’avais interrompue. J’adorai cette expression. Elle me rappelait l’un des personnages de ma série télévisée préférée: Teal’c de Stargate SG1. »
Autre point qui m’a chiffonnée : 99% des Elfes portent des noms issus de l’œuvre de Tolkien. Je crois bien que seule Elemire échappe à la règle... Vous pouvez le vérifier en cherchant dans Google : Miriel, Anarion, Nerwen, Meneldil, Ilmarë… Dieu merci, on ne croise pas encore de Galadriel.
« - Ce n’est rien. J’apprécie ces moments de calme absolu quand je suis libre de toute charge et croyez-moi en 2 161 ans, ils sont rares, me confia-t-il. La curiosité fut la plus forte et je le rejoins. - Vous voulez dire que vous avez deux mille ans et des poussières ? »