Un roman surprenant, original, très dérangeant aussi, qui ouvre la réflexion sur nos habitudes de consommation de viande... Des réflexions auxquelles on ne pense pas toujours, tant on est habitués a en manger, et pourtant manger de la viande est présenté comme une pratique non-anodine, tant du fait que les animaux sont sacrifiés pour nourrir l'humanité que du fait que le vivant se transmettrait au vivant lors de la consommation.
La perspective du boucher qui aime les bêtes comme un maniaque, et en particulier les animaux d'élevage plus que les animaux domestiques, parce qu'ils sont rentables était intéressante aussi... Ambivalence d'amour et de cruauté, quelle passion...
La violence du métier de boucher, la pénibilité du métier avec son environnement froid et métallique, on n'y pense pas tous les jours non plus.
On s'interroge sur le message que l'auteure a voulu nous transmettre, était ce une dénonciation de la viande (tant l'écriture est crue et sanglante, sans concession, on se dirait qu'un véritable végétarien ne penserait même pas a nous faire un tel récit ?), ou seulement un plaidoyer pour plus de bien être animal ? Ça reste mystérieux a mes yeux
J'ai trouvé ce roman très ennuyeux au départ, l'écriture peu fluide, les termes techniques de boucherie énumérés étaient lassants, mais au bout de ma lecture, je trouve que ce roman est innovant.