"Ceux devant qui se sont dressés, sous l'éclatant ciel bleu de juin, ces deux effrayants chefs-d'oeuvre de la guerre civile, ne les oublieront jamais": Victor Hugo, dans un chapitre des Misérables, évoque ainsi les deux plus formidables barricades de l'insurrection rection parisienne de juin 1848, dont il fut un témoin et même un acteur. A la tête de l'une un "gamin tragique", ouvrier mécanicien, derrière l'autre un géant truculent, ex-officier de marine. Emmanuel Barthélemy, l'ouvrier, et Frédéric Cournet, le marin, ne sont pas des personnages de fiction, ils ont réellement existé. Ils ont beau se battre du même côté en ces jours de sang, ils vont devenir des ennemis mortels. Hugo résume leur destinée furieusement romanesque en quelques lignes qui m'ont donné envie de reconstituer du début jusqu'à la fin, de Paris à Londres, l'histoire croisée de ces deux figures oubliées des révolutions du dix-neuvième sim . On y voit des barricades, le bagne, des évasions, un coup d'Etat, un duel à mort, plusieurs meurtres, le gibet, et des comparses comme Karl Marx et Napoléon III. Et Hugo lui-même, excusez du peu. C'est ce livre. O. R.
Olivier Rolin spent his childhood in Senegal. He then studied at the Louis-le-Grand high school and the Ecole Normale Superieure. He graduated in philosophy and literature.
He works as a freelancer of the French paper Libération and Le Nouvel Observateur. He was the companion of the singer Jane Birkin.
His work is inspired by May 68 and the proletarian Left, romantic adventures in Arabia, the writers Rimbaud and Conrad and his travels.
He received the "Prix Femina" for Port Sudan in 1994, the "Prix France Culture" for Tiger Paper in 2003 and the "price of Style" for The Meteorologist just now in 2014.
Ma déception vient en partie du fait que je pensais lire un roman. C'est en réalité une sorte de journal enquête sur deux personnages aperçus brièvement lors d'une digression dans les Misérables. Ca paraissait alléchant, mais très vite, je me suis rendu compte que je me foutais de savoir si Hugo avait fidèlement retranscrit la réalité. Je n'attends pas ça d'un roman. Bref, passons. On sent que l'auteur s'est beaucoup documenté sur leurs vies et il y a matière à roman. Malheureusement, au tiers de l'enquête, lorsqu'il s'aperçoit qu'il fait fausse route, au lieu de tout réécrire, il laisse les faussetés et continue son chemin, donnant l'impression que le livre est improvisé. A tout ça, il ajoute des digressions aux digressions et reste vague sur le contexte de toutes ces révoltes. Mille fois, dommage.
Je crois que j'ai aimé tout ce que j'ai lu de O. Rolin. Celui-ci part d'un court extrait des Misérables et essaie de reconstituer les vies des deux protagonistes cités par Hugo. Ça marche parfaitement et l'on muse avec l'auteur à travers l'histoire, Londres et Paris en se laissant emporter subtilement.
Books with cool concepts often seem to founder in execution, and this almost-historical "novel" was no exception. I was drawn to it thanks to its connection to Les Misérables, on which I wrote my Master's thesis. Rolin's promise is to delve into the rivalry between two real-life barricade leaders, which occupies mere lines of Victor Hugo's massive opus. He devotes 200 pages to Barthélemy, a mechanic and former prisoner with a quick fuse, and Courtet, an ex-naval officer who cannot quite overcome his bruised pride. Their mutual dislike ultimately led to their demise, and it's this story that so intrigues Rolin.
The book, which marries investigative reporting with a touch of introspection, is divided into a first Parisian portion I had to slog through before the real action gets underway in London. While interesting, the form wasn't nearly as interesting as the heart of this book's promise.
Olivier Rolin, s’inspirant d’un épisode de "Les Misérables", nous entraîne dans une enquête passionnante entre Paris et Londres à l’ère de la révolution de 1848. À travers les destins croisés de Frédéric Cournet et Emmanuel Barthélémy, il explore l’injustice sociale, les tensions politiques et la complexité humaine. Porté par une plume érudite et vivante, ce roman est une ode à l’histoire et à la littérature. Certains pourraient se perdre dans ses ellipses et références, mais les amateurs d’intelligence et de style seront conquis.
L’histoire de deux personnages des journées de juin 1848 retracée à partir de qq lignes de Victor Hugo. Très érudit, un côté enquête journalistique et comme souvent chez Olivier Rolin une certaine complicité chaleureuse avec la lectrice ou le lecteur. Par exemple, l’attachement variable en fonction du temps à Barthélémy est tout à fait partagée…
Encore un livre sur deux hommes révolutionnaires qui finissent mal. C'est romantique à souhait le tragique hein, ça vend bien. Mieux que des femmes qui ont elles essayé de porter le flambeau le plus longtemps possible. Ça me fatigue