Un The Substance à la sauce masculiniste. Créatine propose une fable déjantée et drôle à la langue proche de son narrateur, un bodybuilder abruti et névrosé. Ce parti pris de l'écriture est ce qui donne tout son sel à cette histoire et lui procure élan et dynamisme. Même si ce style frôle parfois l'un peu lourd, j'ai été embarqué du début à la fin. Notamment par cette confusion et ces revirements successifs du narrateur grace auxquels l'auteur retranscrit avec justesse, a travers la narration elle même, l'état psychologique totalement border du personnage.
Un univers très particulier, à mi-chemin entre le body-horror sous testostérone et un récit psychologique. Victor Malzac réussit à apporter à son roman une plus-value, grâce à ce style d’écriture, qui d’un point de vue personnel, est souvent très lourd dans certains récits, mais fonctionne très bien dans celui-ci.
Seul point négatif, est la montée en tension qui reste très prévisible.
J’ai adoré ce livre ! Une narration singulière, touchante et drôle malgré le vocabulaire simple. C’était très poétique et bien rythmé avec une fin plus haletante très bien ficelée. Je recommande pour une lecture qui sort des sentiers battus !
Written in long sentences and sort-of stream of consciousness the book is narrated from the point of view of a bodybuilder (maybe?) obsessed with his body and Arnold Schwarzenegger's. The writing is fun and I enjoy all the themes around narcissism, sexual confusion an the fragility of masculinity.
"LE MUSCLE OUI LE MUSCLE ALLEZ COME ON GUYS UN DEUX TROIS QUATRE YEAAAAH LET'S GO GET THAT BELLY SEX SEX SEX YOUNG GUYS TOGETHER IN THE BATHROOM A LA DOUCHE PEDRO PEDRO PEDRO JE T'AIME TU ES OU ARRÊTE AVEC LE NOUVEAU AXE POWER ULTIMATE VOUS SENTIREZ LA PARAFFINE ET LES GROSSES VOITURES."
"Alors je regardais, il avait en effet un enorme sexe, j'avais deja remarque ce detail mais la c’était plus fragrant que d'habitude, d'habitude je n'y prêtais pas trop attention après les seances et je ne l'avais pas juste devant mi comme ca, d'habitude ce sont juste de coups d’œil furtifs sur la douche et c'est tout, c'est juste a titre informatif, comme ca par simple curiosité tu comprends. Mais la j'avais la queue de Pedro en evidence devant moi, c’était étrange et fascinant a la fois, et il me disait tu peux toucher le trou si tu veux..."
"Avant j’étais un bel homme, j’étais beau je ne mens pas."
",j'avais perdu, foutue la cuisse, les deux cuisses, les muscles, le sang tout perdu tout tout par terre, c'est là que j'ai tourné de l’œil."