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Rédigé à l'aube de la Renaissance, L'éducation de la femme chrétienne (1523), propose un modèle d'initiation féminine qui va de la plus petite enfance à la mort. En trois parties successives, il envisage les diverses épreuves de l'existence. Au delà des conseils ponctuels, cet ouvrage indique aux femmes, mais aussi de manière indirecte aux proches, comment mener une vie paisible conformément à un idéal chrétien revisité à la lumière de l'Antiquité.

Vivès reste certes tributaire des images traditionnelles de la féminité. Il en propose cependant une vision très nuancée. Si la femme vient encore en second (création religieuse et médecine humoriste obligent), elle n'en est plus secondaire intellectuellement et moralement, loin s'en faut. Ce texte a bénéficié d'un succès considérable dans toute l'Europe.

260 pages, Paperback

First published January 1, 1524

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About the author

Juan Luis Vives

209 books8 followers
Juan Luis Vives y March. Humanista y pensador español. Nacido en una familia de judíos conversos, estudió en las universidades de Valencia y París. Desde 1512 se estableció en Flandes, donde fue profesor de la Universidad de Lovaina y entabló una estrecha relación con Erasmo de Rotterdam. También mantuvo amistad intelectual con Tomás Moro, que le llevó a enseñar en la Universidad de Oxford desde 1523.

Al igual que Moro, se opuso al divorcio de Enrique VIII, motivo por el que fue arrestado y hubo de dejar Inglaterra y regresar a Flandes en 1528. Su influencia sobre la Europa del Renacimiento fue enorme, pues no sólo acudieron a consultarle los más influyentes artífices de la Reforma protestante y de la Contrarreforma católica, sino que fue tutor y educador de muchos nobles que ocuparon puestos de responsabilidad en la monarquía de Carlos V.

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Juan Luis Vives was a Valencian scholar and humanist who spent nearly his entire adult life in the Southern Netherlands. His beliefs on the soul, insight to early medicine practice, and perspective on emotions, memory, and learning earns him the title of the ‘father’ of modern psychology. Vives was the first to shed light on some key point ideas that established how we perceive psychology today.

Vives was born in Valencia to a Jewish family which had converted to Christianity. As a child, he saw his father, grandmother and great-grandfather, as well as members of their wider family, executed as Judaizers at the behest of the Spanish Inquisition; his mother was acquitted but died of the plague when he was 15 years old. Shortly thereafter, he left Spain never to return.

Whilst still in Spain he attended the Valencia Academy, where he was taught by Jerome Amiguetus and Daniel Siso. The school was dominated by scholasticism, with the dialectic and disputation playing a central role in the delivery of education.

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Profile Image for Yann.
1,413 reviews393 followers
December 16, 2013
Juan Luis Vives est né à Valence en Espagne en 1492, année importante entre toutes pour la péninsule Ibérique, dans une famille de juifs convertis au christianisme. Après des études à Valence, il part de 16 à 20 ans à Paris pour étudier à la Sorbonne où il rencontre Guillaume Budé, mais la nullité de l'enseignement et des étudiants, plus portés aux beuveries qu'aux études achèvent de le faire fuir vers les Flandres où il rencontre Erasme. Il a 30 ans lorsqu'il dédit le présent livre à la reine Catherine d'Aragon, ce qui lui vaut d'être invité par son mari Henry VIII en Angleterre, et il devient rapidement professeur à l'université d'Oxford, où il sera proche de Thomas More et de Wolsey.

Ce traité se veut un manuel pratique d'éducation visant à édifier les femmes, et se découpe suivant les différents âges de la vie. Autant le dire tout de suite, nous sommes au XVIème siècle, et il ne s'agit pas de renverser les mœurs établies, lesquelles posaient alors par principe que la femme est par nature plus fragile et sensible que l'homme, qu'elle ne peut vivre indépendante et libre sans la tutelle d'un homme, et qu'elle doit absolument rester vierge pour espérer être mariée. Aussi, tous les conseils prodigués dans ce traités ne sauraient être appliqués aujourd'hui, car ces préjugés ne sont plus les nôtres, non plus que nos lois, nos mœurs et notre éducation. Il n'empêche que même sans les remettre en cause, Vivés ne tient pas pour autant les femmes pour quantité négligeable; il se pose comme un vigoureux défenseur de leur cause: il faut qu'elles puissent trouver le bonheur sur cette terre en dépit de la place subalterne que la société leur assigne.

Le point le plus crucial dans la jeunesse, on l'aura compris tant il insiste lourdement sur ce point, c'est de veiller à la pureté de la jeune fille, à lui garder une bonne réputation. Rien n'est épargné, pas même les moyens les plus extrêmes : l'empêcher de sortir sans être accompagné, de parler à autrui, de jouer avec des camarades de son âge, de la laisser seule même avec des proches, de lui laisser entre les mains des livres lascifs et voluptueux comme des romans de chevalerie, de danser, de boire, d'aller à des fêtes, d'échanger des cadeaux. Le seul homme qui pourra l'épouser devra faire une cour assidue, puis une demande en mariage en bonne et due forme en la présence de la jeune fille et de ses parents. Il ne s'agit pas simplement de préceptes sacrés: c'est que les enlèvements, rapts, séductions peuvent extrêmement mal tourner si celui qui l'a corrompu l'abandonne soudain à la misère et à l'exclusion. Pour parer à ce danger Vivés n'hésite donc pas à employer les images les plus fortes, à brosser les tableaux les plus affreux, mais hélas surement réalistes pour cette époque.

En dehors de ça, les préceptes d'éducation que propose Vivés visent à inspirer à la femme une conscience aigue de sa valeur et de sa vertu. L'instruction ne doit pas être négligée; loin d'être un risque, c'est au contraire un soutien de la vertu. Comme elle a profité aux hommes, pourquoi ne profiterait-elle pas aussi aux femmes? C'est un rempart contre l'ignorance qui engendre la superstition, ennemie de la religion, c'est un profit pour les enfants qui bénéficieront de ses lumières, c'est une source de joie d'inspirer de l'estime plutôt que du mépris.

Son style est très proche de celui de Plutarque. Plutôt que des principes assénés de manière autoritaire et aveugle, c'est l'intelligence et le cœur qui sont convoqués. Ainsi il emploie beaucoup d'exemples concrets pour illustrer les risques et dommages qui suivent les conduites vicieuses, pour louer la conduite exemplaires des femmes vertueuses de l'Antiquité, qu'elles soient Romaines, Grecques, Juives ou Chrétiennes. Mais tout conseil est tempéré par un frein: on ne doit pas par excès tomber d'un extrême à l'autre: par exemple confondre sobriété et avarice, ou libéralité et prodigalité.

Il multiplie les images ingénieuses, et ne néglige pas ses souvenirs personnels, évoquant de manière touchante l'amour que lui inspire le souvenir de l'éducation sévère mais aimante que lui a prodigué sa mère. Son langage respire la franchise et l'honnêteté: il ne déguise pas les épreuves et les souffrances de la maternité. Il console celles qui restent stérile. Il prodigue des conseils pour adoucir les difficultés qui peuvent surgir lors de la vie de couple, les relations avec la belle-mère, et bien d'autres mises en gardes utiles. J'ai énormément aimé ce livre plein de forte vertu et de bon sens, pour peu qu'on écarte ce qui est périmé: il vise au bonheur sur cette terre et au progrès des mœurs.

Le livre a connu immédiatement un succès considérable qui a même beaucoup surpris l'auteur, mais qui ne m'étonne pas, au point qu'on lui a réclamé à cor et à cri d'en rédiger un autre qui soit lui dédié aux hommes, et qu'il a intitulé les devoirs du mari.
Profile Image for Heather.
72 reviews1 follower
Read
August 22, 2024
returning to this just to say: hatred. Hatred and loathing.
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