René Barjavel reprend ici un thème qui lui est cher, et qui a fait le succès de «Ravage» et de «La Nuit des Temps»: celui de la fin d'un monde. L'action se situe dans un futur proche, et dans le cadre familier qui est le nôtre, à peine transformé par le progrès technique. Un progrès est allé plus vite que les autres: celui de l'armement. De la Bombe A à la Bombe H, à la Bombe N (neutrons), à la Bombe B (bactériologique) et à la Bombe C (chimique), on a fini par arriver à la Bombe U (universelle) qui possède sur les autres un avantage considérable: elle est très facile à fabriquer... si bien que tout le monde la possède. Les petites nations en ont dés chapelets, la Bretagne et la Corse se la sont offerte, et également la C.G.T. et même l'Archevêché...
Inévitablement, un jour, c'est la déflagration universelle...
Naturellement, Barjavel sauve un couple du massacre général. Et c'est l'histoire de ce couple amoureux, avant, pendant, et après le cataclysme qu'il nous raconte avec un humour constant, et avec toute la tendresse qu'il éprouve pour l'être humain, l'animal le plus vulnérable, le plus naïf et le plus maladroit de la Création.
René Barjavel, né le 24 janvier 1911 à Nyons (Drôme) et décédé le 24 novembre 1985 à Paris, est un écrivain et journaliste français principalement connu pour ses romans d'anticipation.
Certains thèmes y reviennent fréquemment : chute de la civilisation causée par les excès de la science et la folie de la guerre, caractère éternel et indestructible de l'amour (Ravage, Le Grand Secret, La Nuit des temps, Une rose au paradis). Son écriture se veut poétique, onirique et, parfois, philosophique. Il a aussi abordé dans de remarquables essais l'interrogation empirique et poétique sur l'existence de Dieu (notamment, La Faim du tigre), et le sens de l'action de l'homme sur la Nature. Il fut aussi scénariste/dialoguiste de films. On lui doit en particulier le scénario du Petit monde de Don Camillo.
J'ai fini ce livre il y a dix jours et je ne sais toujours pas quoi en penser. "la nuit des temps" du même auteur, est un de mes romans favoris. Mais plus je lis Barjavel, plus je suis mitigée. C'est compliqué parce que j'ai adoré l'histoire. C'est la fin du monde tel qu'on le connaît, nous allons suivre cette famille qui vit dans un endroit mystérieux, dirigé par l'enigmatique "monsieur Gé" qui s'apparente presque à un dieu. Les enfants devenus ados n'ont connu que cet environnement et lorsque leurs parents essaient de leur parler de l'ancien monde, ils ne peuvent pas se l'imaginer. L'auteur est un véritable visionnaire, écrit en 1981, le mec a littéralement inventé "Siri" puisqu'il suffit aux personnages d'appeler "l'horloge" pour avoir toutes les infos dont ils ont besoin. L'intrigue est très bien construite, il y a des rebondissements au bon moment, tout est cohérent, ça se lit très facilement. On se demande tout le long du livre s'ils vont oui ou non sortir de leur environnement pour retourner sur la terre. Mais... Mais mais... Même si l'histoire a bien vieilli, le traitement réservé aux personnages féminins, lui, pas du tout. Alors je sais qu'il faut le lire en se disant qu'à l'époque c'était on ne peut plus normal mais certains passages m'ont vraiment fait lever les yeux au ciel. Alors pour l'histoire c'est un grand oui, et si j'imagine qu'on est dans les années 80, c'est aussi un grand oui. Mais en 2024... C'est un peu plus délicat.
un monde détruit, une arche des temps modernes, quelques angoisses qui nous prennent aux tripes... un roman qui se lit d'une traite et qui rejoint nos craintes les plus profondes...
Un court roman de SF dans la veine du Ravage de Barjavel, où l'humanité succombe à son progrès technologique, par une intervention quasi divine. Dans un huit clos salvateur, la vie de la famille Jonas et de Mr. Gé est décrite. Plus loufoque, plus accusateur, Une rose au paradis m'a décroché plusieurs sourires à sa lecture. On y retrouve quelques relents de patriarcat pas souvent agréables. L'écriture est un peu vieille, ainsi que le scénario. Cela se laisse bien lire malgré tout.
Quick read and I wouldn't say I hated it, or I wouldn't have read it, but it left me with a bad taste. It makes you think, which is a good thing I guess. Overall I wouldn't say it's a bad book, but definitely not the kind of book I like or want to read.
J’ai découvert cet auteur en cours de Français au Collège avec la nuit des temps, qui est devenue mon livre de chevet. Une rose au paradis traînait depuis un bon moment dans ma bibliothèque, il était temps de l’en sortir.
Nous sommes ici sur une dystopie, genre que Barjavel maîtrise totalement. Ce roman m’a fait penser à une revisite de l’arche de Noé, avec une bonne dose d’humour. A cela on ajoute quelques questionnements et pistes de réflexions. Ce mélange très justement dosé permet d’avoir un récit intéressant sans être lourd ou pompeux. La plume fluide et simple entraîne dans une lecture rapide, sans prise de tête.
Ce n'est pas un livre ou, à mon sens, on peut s’attacher aux personnages. J’ai plutôt eut la sensation d’être extérieur au texte, que l’auteur ne cherchais pas à me faire vivre le récit mais véritablement à me faire réfléchir sur l’être humain, son comportement et ces agissements.
De nombreux thèmes sont abordés ici comme l’inceste, le nucléaire, l’environnement, l’avortement, le meurtre, entre autre. Le tout est savamment orchestré de façon à ne pas noyer le lecteur, ou le perdre.
Finalement des sujets souvent abordés mais qui sont ici transposés dans un monde futur. Une lecture sympathique sans être extraordinaire. Ce n’est pas un roman dont je me souviendrais forcément mais je suis contente de l’avoir découvert.
J'ai beaucoup aimé l'idée et l'histoire. L'écriture est top. Malheureusement ça a mal vieilli et c'est très empreint de sexisme....
"Il faut bien donner un nom aux tranches du temps qui passe... On ne peut tout de même pas s'exclamer: « Quelle tranche, mon Dieu, quelle tranche !...»"
"Un optimisme greffé sur le terrible égoïsme des mères, et qu'absolument rien ne justifiait, lui inspi- rait la certitude que, d'ailleurs, quoi qu'il arrivât, il n'arriverait rien à ses enfants."
"« Caillou pierre de petite dimension...» Il releva la tête, inquiet, demanda à sa mère: Qu'est-ce que c'est, une pierre ? Mme Jonas haussa les épaules. Qu'est-ce que tu veux que ce soit ? C'est un gros caillou."
"C'est dans ce labyrinthe que Jim cherchait le coq. Mme Jonas cherchait Jim et M. Jonas cherchait tout le monde."
J'ai trouvé ce livre intrigant et je l'ai fini rapidement. Les personnages sont attachants et j'ai aimé l'imaginativité et l'humour de l'auteur. Les descriptions m'ont plu, notamment celles qui réussissent à être à la fois techniques et abordables. Mais j'aurais sans doute encore plus aimé ce livre s'il n'était pas aussi dégoulinant de sexisme... Entre les lieux-communs sur les "différences homme-femme", la personnalité de la mère et de sa fille, et la vision que M. Gé a des femmes, on est bien servis.
Comme toujours avec Barjavel, j'ai adoré la lecture ! L'écriture est fluide, simple et invite à s'interroger sur de nombreux aspects. L'histoire raconte la vie d'une famille survivante dans un univers apocalyptique, à l'abri en attendant que les effets de la bombe se dissipent à la surface. L'arche de Noé et Adam et Eve sont réécrit avec des problématiques plus modernes. Ce livre est une première couche qui peut nous inviter à aller plus loin. [PS : le texte étant un peu vieux quand même, il y a un sexisme assez présent.]
3.5-4 stars. Premier Barjavel, et étonnamment surprise, en bien. L'écriture est simple, concise, sans être enfantine ou "trop" simple.. il y a comme un petit goût de naïveté pure à travers les pages, qui rend la lecture légère. L'histoire aussi, simple sans être inintéressante; j'ai passé un très bon moment à lire cette aventure. C'est beau et très.. humain.
Lecture fluide et dynamique où l’attention est rapidement captivée Les 70 dernières pages s’enfilent d’une traite tellement on est tenu en haleine dans l’attente du denouement Roman qui laisse matière a reflexion sur la place de l’homme sur terre et dans le monde, les normes sociales et leur origine, les repères geographiques de notre monde…
Mon premier Barjavel, un très beau roman de science-fiction, naïve, presque enfantine. J'y ai retrouvé un certain esprit de Boris Vian. Bien qu'écrit en 1981, l'histoire paraît très étrangement actuelle, sûrement le signe d'un bon roman de SF...
Very well written, erotic description brought it to life. You'll feel the reading, it's a constant flow of multiple sensations ; from sexual excitement to dizzying world, you'll be trap until you've read the entire book. However, some scientific shortcuts sometimes bring you back to reality.
Ma mère me l'a conseillé et je ne m'attendais pas à ça... Les femmes sont dépeintes de manière caricaturale et péjorative. De plus, l'histoire manque de sens. Ça pars vers l'absurde avec cette histoire de poulet géant. Et la fin n'a même pas de morale ... ( j'attendais au moins ça)
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Comme son nom l'indique, ce livre est une réécriture du mythe d'Adam et Eve et de leurs enfants. Attendez-vous donc à de l'inceste. Ça a assez mal vieilli à mon sens, mais je n'ai pas de mal à imaginer pourquoi cela a eu du succès à l'époque. Ce n'était simplement pas pour moi.
Un classique de Barjavel selon moi mais avec une originalité pour un roman de ce type: une pointe d’humour/d’exagération évidemment toujours maîtrisée. Peut être moins “profond” que d’autres romans du même auteur. Pour les fans du type, un immanquable malgré tout.
Lue en 2-3 jours. J'aime la manière de Barjavel d'écrire. Pleins de thèmes sont abordés et ça inspire à penser. Pleins de parallèles au temps actuel. Pas trop compris le message de la fin.. mais j'ai bien aimé. 🌹
un court récit de barjavel, idéal pour les adeptes du genre de la science fiction, (ou simplement de l’écriture de barjavel) qui se lit très rapidement. même si ce roman fut écrit en 1981 il n’en reste pas moins d’actualité. reprenant un thème principale de la guerre froide, il parle de la menace de la fin du monde par une bombe sur-puissante et explore le thème de la vie après. comme toujours c’est barjavel chaque aspects de l’histoire est correctement approfondi, et aucun détails n’est laissé au hasard. a lire absolument !!
Encore un livre de Barjavel qui me touche. Si mon préféré reste la Nuit des Temps, Une rose au paradis et un pur poème. Barjavel reprend un de ses thèmes favoris, la fin d’un monde et la naissance d’un monde meilleur. La science et le progrès sont-ils néfastes, ne conduisent-il pas à notre perte ? L’homme saurait-il tout recommencer sans faire les mêmes erreurs ? Il traite habilement de cette question avec beaucoup d’humour et d’inventivité, certaines fins de chapitres sont assez marrantes, et contrastent avec la situation plutôt tragique et insolite des personnages. À lire, comme tous les Barjavel.
une histoire très particulière qui traite de l’impact de l’homme sur la nature, l’un des thèmes fétiches de l’auteur. J’ai beaucoup apprécié ce récit assez unique et loufoque. Barjavel n’a pas son pareil pour captiver le lecteur et l’intriguer à tel point que je dévore toujours ses livres en quelques jours voir quelques heures.
The author brings us into a really freaky world, different, and somehow realistic too. Didn't like some elements of the plot and the relationship btw the siblings, but overall, it's a good and quick reading.
Après avoir moyennement aimé Ravages mais adoré La Nuit des Temps, je me suis lancée avec enthousiasme dans ce nouveau roman de science-fiction de René Barjavel... [CHRONIQUE] :-> http://pugoscope.fr/337-une-rose-au-p...