Oeuvre d’un homme politique passionné par le sort fait aux Canadiens français, Les Patriotes de 1837–1838 témoigne des soulèvements infructueux qui déchirèrent le pays durant ces deux terribles années de révolte contre le joug de la couronne britannique, alors symbole d’oppression sur tous les hémisphères du globe. Malgré le romantisme et les inexactitudes historiques que ce travail a contribué à colporter au fil du temps, ce livre est indispensable à qui veut comprendre le destin de ces hommes portés par l’idéal de liberté et de justice.
Les Patriotes de 1837–1838 a connu plusieurs éditions. La présente est soigneusement établie à partir de l’originale, publiée en 1884 à Montréal, chez Eusèbe Senécal & fils.
« J’avais quinze ans. Chez mes parents, à Châteauguay, il y avait quatre ou cinq livres, pas plus. Dans le tas, Les Patriotes de David. Je découvrais un trésor.» —Pierre Falardeau
Élève de l’historien Maximilien Bibaud, journaliste, avocat et député, Laurent-Oliver David (1840-1926) est l’auteur d’un nombre considérable d’ouvrages historiques. En 1896, sa brochure, Le Clergé, sa mission, son oeuvre, est mise à l’index par l’Église. David fut président de la Société Saint-Jean-Baptiste ainsi que l’un des fondateurs du Monument national. Enfin, le gouvernement de Sir Wilfrid Laurier lui attribua un siège de sénateur en 1903.