Plus secrète que La Mecque, plus difficile d'accès que Lhassa, il existe au cœur de la jungle birmane une petite cité inconnue des hommes et qui règne pourtant sur eux par ses fabuleuses richesses depuis des siècles : c'est Mogok, citadelle du rubis, la pierre précieuse la plus rare, la plus chère, la plus ensorcelante. Mogok, perdue dans un dédale de collines sauvages par-delà Mandalay. Mogok autour de laquelle rôdent les tigres. La légende assure qu'aux temps immémoriaux un aigle géant, survolant le monde, trouva dans les environs de Mogok une pierre énorme, qu'il prit d'abord pour un quartier de chair vive tant elle avait la couleur du sang le plus généreux, le plus pur. C'était une sorte de soleil empourpré. L'aigle emporta le premier rubis de l'univers sur la cime la plus aiguë de la vallée. Ainsi naquit Mogok...
Joseph Kessel was a French journalist and novelist. He was born in Villa Clara, Entre Ríos, Argentina, because of the constant journeys of his father, a Lithuanian doctor of Jewish origin. Kessel lived the first years of his childhood in Orenburg, Russia, before the family moved to France. He studied in Nice and Paris, and took part in the First World War as an aviator.
Kessel wrote several novels and books that were later represented in the cinema, notably Belle de Jour (by Luis Buñuel in 1967). He was also a member of the Académie française from 1962 to 1979. In 1943 he and his nephew Maurice Druon translated Anna Marly's song Chant des Partisans into French from its original Russian. The song became one of the anthems of the Free French Forces.
Joseph Kessel died in Avernes, Val-d'Oise. He is buried in the Cimetière de Montparnasse in Paris.
Un beau récit initiatique sur la Birmanie des années 50 toute juste indépendante. On découvre une vallée isolée et dangereuse dans le nord du pays. L'intrigue est un peu mince et sans fin libératrice, mais le récit est enchanteur...
Joseph ma chérie??? Mais qu'est-ce que t'as fait?? Mais pourquoi nous envoyer dans le fin fond de la Birmanie si c'est pour nous faire chier comme des rats morts?? Je suis carrément déçu, il ne se passe absolument rien. Il n'y a qu'un seul semblant d'intrigue intéressante (deux meurtres et le vol d'une collection de rubis), intrigue qui n'avance pas DU TOUT entre le premier et dernier chapitre, et puis qui subitement est résolue en trois pages à la fin lol. Bref c'est bien la dernière fois que je note un titre de roman vu sur Booksta (@la.nuit.sera.mots tu vas rendre des comptes moi jte le dit)
Ces deux étoiles viennent plus saluer un style admirable que récompenser une intrigue un peu décevante malgré un titre et des premiers chapitres alléchants. Les meilleurs passages sont sans conteste ceux dans lesquels le narrateur nous fait partager les merveilleuses légendes qui entourent l'extraction des pierres précieuses dans les mines de Birmanie.
Une intrigue assez faible, on reste largement sur sa fin, mais compensée par un style d'écriture incroyable. L'auteur déroule ses phrases avec simplicité pour exprimer des idées ou sentiments abstraits que tout le monde connait et qui résonnent en nous, mais qu'il est difficile de retranscrire avec des mots justes dans un style litteraire:
"Une assez mauvaise piste les reliait. Mais elle cheminait à travers un paysage — collines, défilés, monts et jungle flamboyante — d’une liberté si spacieuse et profonde, d’une si douce et farouche magnificence que la lenteur imposée au voyage par l’état du chemin était en elle-même un bienfait."
Ainsi le style de Joseph Kessel est riche par son vocabulaire, qu'il utilise avec force pour nous transporter à des milliers de kilometres:
"Dans ce chaos, ce tumulte et ce fourmillement, au milieu d'une sorte de lave bouillonnante de guenilles et de faces magnifiques, j'allai de gemmes en joyaux, de trésor en trésor."
Ou encore:
"Et puis cette rue, ces rues, ce dédale de rue, bondées de corps et de figures coulant, ruisselant le long des éventaires innombrables dressés à même le sol où l'on vendait nourriture, fleurs, parfums et fétiches. Et dans le même marché nocturne, à chaque pas, mêlées aux gâteaux, aux brochettes, aux cuirs et aux étoffes, trônaient, sur de petits autels, les divinités aux cents membres, aux faces terribles, à qui, genoux dans la boue, prosternés, immobiles, des adolescents et des vieilles femmes dont les traits et les rides étaient sculptés par le burin de la faim, de la résignation et de l'extase, offraient les visages les plus émouvants de la terre."
Pas le Meilleur des Kessel. Mais voyager en Birmanie, remonter le fleuve Irrawaddy et se promener dans Mandalay en lisant les pages du maître qui s’y déroulent une fois de retour à l’hôtel, c’était priceless. Un jour, à Bagan, une petite fille qui m’a entendu parler français, est venue vers moi et m’a proposé la version papier de La Vallée des Rubis. Je ne dois pas être le seul à me faire accompagner dans mes voyages par les plus grands auteurs qui ont posé leurs yeux sur les mêmes paysages , ou parfois qui se sont contentés de les imaginer. Je crois que la moitié du plaisir était d’être sur place en lisant ces pages. Je vais me chercher un autre Kessel qui se passe en Asie...
Ça faisait longtemps que je voulais lire ce roman en raison de quelques phrases dans Chronique Birmane de Guy Delisle (que je vais relire bientôt). Kessel l'aventurier nous amène dans la Birmanie du nord. Une version asiatique du Far West.... Et un des seuls endroits au monde où on trouve des rubis. Encore aujourd'hui la Birmanie fournit 90% des rubis dans le monde. Ça ressemble plus a un long reportage qu'à un roman... mais c'est dépaysant et super intéressant. Pour les fans de carats, de la couleur rouge (ou jaune) et des vieux bonzes aux paroles sages.
J ai énormément aimé ce livre. Je ne me souvenais plus de cet auteur. Un livre un peu vieillot, et tout simplement un récit d un voyage à Mogok en Birmanie pour aller chercher de rubis. Mais c et un plaisir à lire. La bonne longueur. Je l ai lu alors qu en Birmanie et j ai eu envie de connaître Mogok. Ce ne fut pas le cas. Excellente écriture, de belles petites histoires locales parsèment le livre. Les personnages sont fascinants. Super livre. Un plaisir de lire un classique.
I enjoyed the way this book took me to new places--India, Myanmar--with their colors and smells and different ways of living. It was like a mini-tour to interesting new lands. I also thought that the author did it in a respectful way, rather than "look at the funny natives," which is all too common.
The writing was lovely and the plot, though rather thin, kept my attention throughout.
Kessel, conteur hors pair des paysages de cette Terre, inconnus de tous. Impossible de s'en lasser, jamais. Quel conte, quelle prouesse d'écriture et de description d'un temps, d'une époque, d'un peuple qui n'est plus. Œuvre de mémoire d'une beauté inégalable, comme ces rubis sang de pigeon, qui hantent nos pensées à cette lecture onirique.
Je l’ai lu après avoir été enthousiasmé par La piste fauve mais j’ai été un peu moins emporté par le récit, sans doute car moins intéressé par les pierres précieuses que par l’Afrique noire. Le style est bien là.
Une histoire de rubis et de saphir au fin fond de la Birmanie. Kessel part à l'aventure avec un ami expert en pierre précieuse. Un bon Kessel sans plus. À lire quand même.
Wouah! Pas pour l'intrigue, qui se dégonfle comme un soufflé, c'en est presque drôle, mais pour tout le reste, le dépaysement. Jamais mis les pieds dans ce coin du monde (le nord de la Birmanie et la vallée de Mogok et ses rubis) et pourtant on y EST. Tout est admirablement dépeint, les gens, les légendes, l'état d'esprit, les paysages, l'ambiance, le cheminement du narrateur est parfaitement rendu, d'abord ébahi, ébloui par la beauté des gens et des lieux, et puis quand on commençait à croire à ce quasi-paradis, sa face plus sombre, opium et violence. Fin sur une pirouette. J'ai lu ca comme on lirait un conte pour enfant, les yeux grand ouverts, suspendue ailleurs, l'office du tourisme de Birmanie devrait rembourser ce livre.
2.5 Trama poco interesante en mi opinión Me esperaba una novela tipo thriller donde fuéramos a descubrir al ladrón del botín, y no un cuento que se limita a relatar las costumbres en torno al negocio de las piedras preciosas en Birmania Los personajes, vagamente caracterizados, resultan poco atractivos y es complicado empatizar con ellos Los únicos capítulos que valen la pena son aquellos en los que se incluye una fábula sobre la mitología y los orígenes de las costumbres del país
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Intrépide ! Les aventures d'un journaliste et de ses amis au cœur du pays des rubis : mœurs, et tours de mains dans l'univers des rubis, de l'Asie, et des brigands. Histoires de fabuleux trésors garantis !
Roman divertissant et dépaysant où l'intrigue tient lieu de prétexte a une description plutôt chamarrée de la vallée des Rubis en Haute Birmanie. Si les descriptions et les personnages sont intéressants, Kessel ne donne pas ici le plein potentiel de son talent.