Claude Gueux, dont le seul nom évoque Les Misérables et annonce avec trente ans d'avance l'immense Jean Valjean, était un pauvre diable, sans doute une crapule. En 1831, condamné pour vol à huit ans de prison, harcelé par son gardien-chef, il assassine celui-ci à coups de hache. On l'a poussé au crime, il le jure. Ses codétenus le soutiennent. Ses juges l'envoient néanmoins à l'échafaud. De ce sordide fait divers et de ce procès, Hugo va faire le plus violent et le plus passionné des réquisitoires. Contre la peine de mort d'abord, que cet ouvrier, ce damné de la terre ne méritait pas. Contre une société inhumaine ensuite.
After Napoleon III seized power in 1851, French writer Victor Marie Hugo went into exile and in 1870 returned to France; his novels include The Hunchback of Notre Dame (1831) and Les Misérables (1862).
This poet, playwright, novelist, dramatist, essayist, visual artist, statesman, and perhaps the most influential, important exponent of the Romantic movement in France, campaigned for human rights. People in France regard him as one of greatest poets of that country and know him better abroad.
❤️. Je ne sais même pas quoi dire tellement ce texte est brillant. J’ai absolument tout aimé. Je suis bluffée. Ce qui est fou c’est que beaucoup de choses qui sont dites ici dans un texte écrit au XIX siècle sont encore des combats actuels…
Kortverhaal geschreven vanuit diepe verontwaardiging omwille van het sociaal en justitieel onrecht t.o.v. het volk in Frankrijk in Victor Hugo’s tijd. Dat is de zwakte hiervan - het slachtoffer is bijna een heilige - maar ook de kracht: de stijl is strak en waardig, meedogenloos als een vuistslag.
Un récit court et prenant, avec un bel engagement en faveur du peuple! C’est pour sa plume incisive et son engagement que j’apprécie particulièrement Victor Hugo.
livre qui se lit rapidement (1 jour) et que j’ai apprécié lire. victor hugo dénonce ici le système carcéral et judiciaire.
malgré les délits et crimes de son personnage, victor hugo persiste à décrire claude gueux comme étant la victime de du système judiciaire de l’époque, qui lui coutera la vie.
j’ai beaucoup aimé le procès de claude gueux et sa prise de parole.
« pourquoi cet homme a-t-il volé ? pourquoi cet homme a-t-il tué ? voilà deux questions auxquelles ils ne répondent pas. »
le fait qu’à la fin victor hugo propose des ameliorations au système de son époque, notamment grâce aux lois imposées par Dieu... who’s gonna tell him ??
J’ai rapidement été transportée dans l’histoire de Claude, un personnage très attachant. Ici, Victor Hugo pose éventuellement la question du rôle de la société face à l’individu. La question de la justice humaine en France. Est-elle vraiment présente ? Se pose aussi la question de l’éducation. Sa vie aurait-elle été la même s’il avait été éduqué ? S’il savait lire et écrire ? S’il avait appris la religion ? ✨D’ailleurs une de mes citations préférées de cette œuvre est bien celle-ci : « Savez-vous que la France est un des pays de l’Europe où il y a le moins de natifs qui sachent lire ?[…] La France ne sait pas lire ? C’est une honte. Cette œuvre date du XIXe siècle, mais toutes ces questions sont toujours aussi présentes aujourd’hui. J’ai encore beaucoup de choses à dire, mais je ne pense pas avoir assez de place pour cela.
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Un plaidoyer contre la peine de mort, très bref mais dont on ressent les enjeux de l'époque, surtout quand on sait qu'elle n'a finalement été abolie que 150 ans plus tard
La peine de mort est une question qui tenait particulièrement à coeur pour Victor Hugo. Il a en effet non seulement défendu son point de vu devant l'assemblée mais aussi écrit de nombreux essais argumentatif ainsi que le roman le dernier jour d'un condamné ou encore ici avec la nouvelle Claude Gueux.
Comme dans le journal d'un condamné, Victor Hugo adopte ici le point de vu du prisonnier. A la différence ici, qu'il va s'interroger sur les circonstances qui ont mené Claude Gueux à être condamné à mort. Une fois de plus, l'auteur interpelle son lecteur, veut le rallier à sa cause. Ce que l'on note particulier en début et fin de récit où le narrateur intervient directement pour nous donner son avis. En outre la narration n'est pas neutre bien que le narrateur ne soit pas un personnage du récit, il est de parti pris.
Enfin, comme Dans le dernier jour d'un condamné, Hugo fait ici le procès de la société de son époque qu'il juge en partie responsable de la situation. Vers la fin il s'adresse aussi directement aux dirigeants.
Si l'histoire est relativement simple et sans surprise, elle n'en reste pas moins facile à lire et efficace. En fait le choix ici de la nouvelle qui impose un certain rythme au récit permet à l'auteur de se concentrer sur l'essentiel et de servir au mieux son objectif.
Las principales obsesiones sociales y literarias que desarrollará después Víctor Hugo en los miserables aparecen ya en Claude Gueux. La condena enardecida y vehemente del sistema penal, esa trituradora de pobres de cualquier época, conmueve y es rabiosamente actual. La violencia sistémica, estructural, institucional, contra los desposeídos frente a la violencia justa, digna y desobediente de Claude de Gueux es un canto a la revolución, a la resistencia, a la rebeldía. "He robado, he matado, pero ¿por qué he robado, por qué he matado? Cultivad la cabeza de los hombres y no tendréis que cortarla", cierra así el magnífico texto. El contraste entre una máquina diabólica, ciega, burocrática y siniestra, el sistema penal, con las emociones, la inteligencia, la capacidad de amar y la ternura de los seres humanos es bestial.