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Manquement à la Résistance
Marcel Féron, commerçant aisé et mari heureux, vit une existence sans problèmes jusqu'au jour – c'est le 10 mai 1940 – où l'invasion allemande le précipite, avec sa femme et sa fillette de quatre ans, dans un train qui doit les emporter hors de la zone des combats. Au moment du départ, sa femme, qui est enceinte de sept mois, et la petite Sophie sont installées dans un compartiment de première classe, tandis que lui est parqué, avec les adultes valides, dans un des nombreux wagons à bestiaux rattachés au convoi, lequel, peu après le départ, est scindé en deux. Marcel se retrouve séparé des siens. Adapté pour le cinéma en 1973, par Pierre Granier-Deferre, avec Jean-Louis Trintignant (Julien Maroyeur), Romy Schneider (Anna Küpfer), Régine (Julie), Maurice Biraud (Maurice), Anne Wiazemsky (Anna Maroyeur). Simenon chez Omnibus : les enquêtes du célèbre commissaire Maigret, et les très "noirs' Romans durs
225 pages, Kindle Edition
First published January 1, 1961




'Je n'étais pas révolté contre ce mode de vie. Je l'avais choisi. J'avais réalisé patiemment un idéal qui, jusqu'à la veille, je le répète en toute sincérité, m'avait donné satisfaction.' (pp.73-74)
'Je n'étais pas parti de Fumay pour avoir à penser et à prendre des responsabilités' (p.113)
'C'était une affaire entre le sort et moi' (p.54)
'- Je comprends, maintenant, a-t-elle murmuré.
- Tu comprends quoi ?
- Toi.
- Qu'est-ce que tu as découvert ?
- Que tu as passé des années enfermé.' (p.105)
'Cette fois, ce n'était plus un microbe, un virus, une malformation congénitale de je ne sais quelle partie de l'œil - les médecins ne se sont jamais mis d'accord au sujet de mes yeux. C'était une guerre qui lançait des hommes les uns contre les autres par dizaines de millions.' (p.16)
'J'ai eu mal aussi. Stupidement. J'ai compris tout de suite que ce n'était pas vrai.
- Tu en es sûr ?
- Oui.
- Viens.'
(p.114)

I am not ashamed to say that I was happy, with a happiness which bore the same relation to everyday happiness as the sound produced by passing a violin bow across the wrong side of the bridge bears to the normal sound of a violin. It was sharp and exquisite, and deliciously painful.Earlier on, while they were still on the train, Marcel notes that "smells existed as they had in my childhood, the quivering of the air, the imperceptible noises of life." At one point, Anna tells him that she has just seen what he must have been like when he was five years old.