J'avais très envie d'aimer ce livre mais cela n'a pas été le cas; la lecture en a été fastidieuse, j'ai dû finir au moins 6 livres dans le même temps où j'avais bien du mal à avancer avec celui-ci.
Ella Maillart était une aventurière suisse qui en 1939, voyagea de Suisse en Afghanistan, à bord d'une Ford, avec Annemarie Schwarzenbach (nommée Christina dans le récit). Je suis impressionnée et admirative que deux femmes se soient lancées dans pareil périple, je m'attendais à ce que le récit de leurs aventures me fasse rêver grâce aux descriptions de leur vie sur la route, des paysages, des locaux, des problèmes rencontrés. Mais malheureusement, le récit est entrecoupé de lourds détails historiques (tel roi est né en telle née en tel endroit, il a eu un fils en telle année, il y a eu une guerre en telle année, puis en telle année un autre roi l'a détrôné, puis ce roi a fait bâtir cette citadelle en telle année...), trop d'informations sur l'histoire des rois et des monuments était simplement ennuyeux.
Aussi, et ce n'est que mon avis, j'ai trouvé les conversations entre Ella et Christina parfois surannées, et même si je comprends bien qu'on était dans les années 40, je n'arrivais pas du tout à m'identifier et à vraiment accrocher au récit.
Enfin, je dois dire que l'écriture est parfois très belle:
Lorsque des traces d'or étincellent sur un bleu dense, on rêve à un ciel nocturne. Un grand panneau en mosaïque de faïence me fit penser au temps où l'on est amoureux, lorsqu'on croit n'avoir jamais compris la splendeur d'un ciel de minuit: les étoiles, dont il n'en est pas deux qui soient identiques, brillent avec une telle intensité qu'on dirait qu'elles viennent à nous.