Prize winning Japanese writer. Akira Yoshimura was the president of the Japanese writers union and a PEN member. He published over 20 novels, of which in particular On Parole and Shipwrecks are internationally known and have been translated into several languages. In 1984 he received the Yomiuri Prize for his novel Hagoku (破獄,engl. prison break) based on the true story of Yoshie Shiratori.
Dans cette vallée imprégnée d'humidité, monde ancien et monde moderne se télescopent par barrage interposé, l'un chassant l'autre vers des frontières abstraites et éthérées. Au milieu, le narrateur, que cette immersion dans une nature oppressante, omniprésente et calme pousse à regarder et à revivre une histoire personnelle éclaboussée par la violence. Violence du monde moderne, violence intérieure, qui ne peut plus se résoudre que dans l'incendie.
Au cœur de cette vallée, humide et luxuriante, dont la symbolique féminine ne peut manquer de frapper, il y a d'abord le contraste entre une communauté ancestrale, d'anciens parias, qui au fur et à mesure des générations, se retrouve gardienne des traditions, des rituels, apte à vivre en harmonie avec la nature, profondément et farouchement inadaptée à la vie moderne. C'est un jardin d'Éden que vient bouleverser l'arrivée de l'équipe, et avec elle, le barrage, la vie moderne. Avec eux, l'efficacité, une certaine hostilité, le mépris, la transgression, jusqu'au viol et la destruction. S'il appartient à cette équipe, le narrateur, lui, fuit le monde. Son histoire personnelle et la lumière sont des tourments. Il porte une haine en lui-même, une jouissance de la violence qu'il incarne, et qui trouve enfin un repos dans cette vallée qu'on lui demande de submerger.
Tout autour, pour tous, l'humidité, omniprésente, le cycle de l'eau et des saisons, le jeu des couleurs, et la luxuriance de la végétation, des sons, l'eau sous tous ses états, jaillissement de vie avec lequel les villageois ont appris à vivre en harmonie. Pour les ouvriers, il s'agit plutôt d'oppression, ou de moyen à contenir puis à maîtriser. Symbole de la frontière entre ces deux mondes, le torrent dont on entend le murmure, ou la source d'eau chaude, que les ouvriers transgressent. C'est par la présence de cette humidité que le narrateur est remis en présence de son histoire personnelle, du meurtre commis. Et s'il s'identifie peu à peu à ces villageois, à leur peine, c'est aussi avec une grande sensibilité qu'il incorpore cet environnement dans lequel il est amené à vivre, qui l'imprègne et le lave.
Si la société répond à la destruction de la montagne et de la vallée en offrant une compensation financière, les villageois répondent à la destruction des mousses par le lent travail de fourmis, le laborieux et profondément respectueux déplacement des os du cimetière. Et lorsque ces deux mondes se rencontrent enfin dans le viol d'une jeune femme, la réponse est la même, sans appel : la mort. Mort par vengeance du coupable, au visage lavé dans l'eau, mort par pendaison de la jeune femme, qui expie pour un crime dont elle est innocente. Et ce geste, puis le cadavre, et les os, font écho dans l'âme du narrateur, à son crime, à la haine qu'il n'a jamais réussi à purger. Pourtant, grâce au « sacrifice » rituel de la jeune femme, par la pitié et la compassion qu'il éprouve pour ces villageois, le narrateur vit une rédemption qui lui ouvre la voie vers le pardon, de sa femme fautive, et de lui-même meurtrier s'abandonnant à la violence.
Alors, critique du monde moderne, qui prend et détruit, ne connaissant plus que l'argent comme moyen de lier les hommes. Surtout, rédemption d'un homme pris par sa violence, qu'un sacrifice ouvre à la pitié, puis au pardon, et qui découvre que la paix ne peut se trouver sans vivre le déchirement d'un abandon d'une part de soi.
Una piccola perla che non mi aspettavo mi potesse piacere così tanto: Yoshimura Akira è un autore che non conoscevo prima e che adesso vorrei più che mai approfondire.
"Il corteo dell'acqua" è una raccolta di tre racconti, il primo dei quali da' il titolo al libro. Questo primo è raccontato dal punto di vista di un operaio di una società elettrica che viene mandato assieme alla sua squadra nelle sperdute montagne per fare rilevamenti geologici ed eventualmente costruire una diga. La valle prescelta è abitata da un villaggio che ha vissuto recluso da secoli, ma talmente coeso da considerarsi un'unica mente e corpo. Il passato turbolento e una malsana ossessione fanno avvicinare il protagonista, prima con disprezzo, poi con curiosità, a questa misteriosa comunità.
I tre racconti, uniti dal fil rouge dell'ossessione, hanno contorni deliziosamente inquietanti: il macabro è presente ma il linguaggio si mantiene sempre poetico e lo scrittore esibisce un ottimo livello di competenza su vari argomenti, dalla geografia all'ingegneria alla medicina, rendendo credibile ogni racconto.
Quando lessi la sinossi mesi fa, mi aspettavo di trovare il realismo magico, invece mi sono trovata di fronte ad un prodotto scolpito nella realtà, cesellato con una deliziosa vena inquietante che mi ha tenuta a fiato sospeso.
L’ambiance du livre était cool mais j’en attendais plus :/
C’est peut etre juste mon manque de savoir quant aux traditions, coutumes et a la culture japonaise qui font que j’étais assez distant du bouquin si ce n’est justement sur le point de l’ambiance étrange et presque terrifiante qui planait sur les personnages tout le livre.
A spare and intriguing novel set in a remote valley where a dam is due to be built. As always in such stories, dramatic interest lies in the reaction of the population threatened with eviction and uprooting. In this case, the locals had lead such an isolated existence prior to the accidental discovery of their valley that nobody quite knows how to approach them. While fierce opposition to the project is feared, the locals defy all expectations by being oddly cooperative, but on their own terms. They neither play for time nor quibble about compensation, but prepare for evacuation in ways that make no sense to the dam workers who observe them with a mixture of contempt and uneasy admiration. The story is told from the point of view of one of these workers, an educated man who has fled civilization after spending a short time in prison for killing his wife, whom he caught cheating on him. Since the story of villages erased from the map by the building of a dam is inherently spine-tingling, it is no surprise that this tale is highly atmospheric, even macabre at times.
J'ai dévoré ce livre d'une seule traite, sans pouvoir en décrocher un seul moment. L'histoire de cet homme fâché avec les Hommes qui participe à un chantier au milieu de nulle part pour fuir ses démons personnels est magique. Et puis ce barrage qui doit plus tard ensevelir un village sous les eaux apporte un côté terriblement humain. Très belle histoire.
La narrateur nous raconte son intégration dans un groupe d'ouvriers chargés de construire un barrage en haute montagne, près d'un hameau dont la population est coupée du monde depuis fort longtemps. Au fil de son récit, il dévoile son passé trouble : prison, famille, abandon, meurtre ? Qui est donc cet "homme étrange" qui semble fuir son passé à travers la vallée et la montagne nippone, sans chercher la rédemption ni la sérénité ?
Je n'ai pas réussi à entrer dans l'histoire ; je suis restée à distance de l'action et du personnage principal, qui s'exprime pourtant à la première personne. J'ai eu l'impression désagréable de rester en surface de ce convoi de l'eau sans jamais parvenir à y plonger sincèrement.... Seulement 172 pages que j'ai lues en plusieurs jours : cela n'augure rien d'exceptionnel... Au final, mon implication a été plus que vacillante puisque j'ai frôlé l'abandon plusieurs fois. Malgré quelques regains d'intérêt pour la population du hameau et pour le passé inavouable du narrateur, j'ai eu du mal à en venir à bout.
De mon point de vue, il s'agit plus d'un roman à l'ambiance très noire que d'une fable sombre... La noirceur du personnage principal m'a intriguée, surprise, dégoûtée... avant de me lasser... Ses souvenirs coupables refont progressivement surface, sans qu'il cherche à regretter ni renier ses mauvaises actions. Je ne sais si c'est moi ou l'ouvrage qui est manqué de dynamisme, d'empathie ou d'attrait, mais la rencontre ne s'est pas produite...
J'ai trouvé la narration très inégale (à l'image de la longueur des 5 chapitres), et la plume d'Akira Yoshimura ne m'a pas séduite. Le style m'a paru aussi plat que le traitement des sujets (pourtant intéressants : autarcie, expropriation, famille, tradition...). Je ne sais pas c'est dû à la traduction ou si elle reflète l'écriture originale, mais j'ai trouvé le style trop factuel, trop détaché et trop fade pour en être émue. Les quelques descriptions m'ont ennuyée, les lenteurs se sont transformées en longueurs ; et les souvenirs terribles racontés n'ont fait que m'éloigner de cette lecture.
Fuir un passé qui fait mal. Fuir ce passé qui fait remonter les mauvais jours et les mauvaises actions. Notre malheureux personnage qui pour laver son honneur, assassina celle par qui la honte était arrivée. Il purgea sa peine et à sa sortie décida de s’éloigner des lumières des villes. Il s'engagea comme ouvrier au sein d'une équipe de construction d'un barrage en pleine montagne, Là, il y eut la rencontre de deux mondes. La nature a fait rencontrer le monde des villes au monde des forêts. Et c'est là que cette histoire prend forme, avec les expropriations, les contrats de rachat des terres pour des bouchées de pain et le détournement de ces mêmes montants pour des avantages qui n'en sont pas, par des hommes qui se disent vouloir votre bien. N'empêche que ce livre à l’aide d’une douce poésie naturelle parle aussi des paysages splendides, qui s'étirent à l'infini et qui contrastent avec les actes du monde des hommes d'aujourd'hui.
L'histoire se passe dans une vallée montagneuse encaissée et isolée. Le narrateur a un passé trouble qui nous est dévoilé au fil des pages. Un hameau mystérieux jouxte le camp des ouvriers venus mettre en place un canal pour le lac de retenue d'un barrage. Mais dans ce village voué à l'exil, on voit les gens continuer à vivre, aux coutumes étranges pour des gens de la ville, certaines cocasses, d'autres terribles. Le style est comme souvent avec les romans japonais tout en douceur et en petites touches. Les descriptions sont magnifiques et on est plongé dans la brume de cette vallée, comme coupé du monde et du temps, là où le narrateur cherche une sorte de rédemption pour sa vie passée. Le mystère reste entier sur qui sont les gens du hameau et pourquoi vivent-ils là, ainsi ? Un roman très contemplatif qui donne à voir une belle allégorie de l'opposition entre la civilisation moderne et la nature au cœur de traditions ancestrales.
Livre conseillé par un libraire quand je lui ai dit vouloir trouver un auteur comme Haruki Murakami. Avec de la beauté et de l'émotion. Déjà le livre est très court, 170 pages et quelques, avec des pages minuscules. Les seules ressemblances pour moi: - les 2 auteurs sont japonais - l'écriture des descriptions, un peu
Mais peu ou pas d'émotions... Histoire intéressante malgré tout, mais pas à la hauteur de mes espérances.
Un petit roman japonais qui interroge sur le rapport aux autres. Un ancien détenu devenu ouvrier voit sa vie bouleversée lorsqu'il part installer un barrage près d'un hameau asiatique. Le comportement étrange des habitants résonne avec sa propre histoire. C'est bien écrit et agréable à lire mais j'attendais autre chose du dénouement.
Un petit livre de presque 200 pages lues en une après-midi. J'aime beaucoup le commentaire laissé par LeBossu, il correspond tout à fait à ce que j'ai ressenti à la lecture de ce livre. Plus je lis la littérature japonaise et plus je l'aime. La finesse des sentiments, la nature omniprésente, des petits bijoux de lecture.
Rarement été aussi déçu d’un livre japonais. On ne comprend pas, ni le sens, ni l’histoire. Comment résumer ce livre ? 170 pages … d’incompréhension. Et pourtant j’étais de bonne humeur. Zéro.
(Read in French) 3.5 rounded down. On the one hand I thought the atmosphere was spellbinding and the poetry of the prose marvelous, on the other I felt something was missing, something… more? Maybe the story was too short for me too appreciate it fully.
Texte très poétique, évocation puissante des différentes forces à l'oeuvre : la nature, la technique, les passions, les rites et la folie. Ce livre laisse une impression durable de fragilité et d'impermanence des choses malgré le désir de l'homme de chercher à tout transformer. Je vais lire d'autres textes de cet auteur que je ne connaissais pas.
Un roman vraiment intéressant sur un homme qui essaie de fuir la société et qui va voir enfin le jour grâce à des villageois au comportement incompréhensible au premier abord. Article : https://comaujapon.wordpress.com/2018...