Après avoir lu ce livre, mon éditeur, ma sœur et ma femme me demandent pourquoi l'aubergiste Gilberte a la tête enfermée dans un sac plastique, au moment où son corps pendu est découvert dans le cellier. Je réponds que je n'en sais rien. Peut-être s'agit-il d'un ultime geste de coquetterie assez compréhensible de la part d'une femme qu'on devine accorte mais pudique et qui aurait jugé inconvenant de montrer une langue pendante au premier découvreur de cadavre venu ? Mais peut-être pas. C'est un mystère. Il faut parfois laisser traîner des mystères à la sortie des livres. Aux derniers chants de l'Odyssée, qui célèbre le retour à Ithaque, l'auteur n'évite-t-il pas, et avec quelle délicatesse, de s'étendre sur la surprise d'Ulysse décelant une odeur d'aftershave au fond du lit conjugal enfin retrouvé ? Le lecteur aura compris que ce livre, Des femmes qui tombent, est en réalité un humble mais profond hommage rendu à Homère et à sa cécité.
J'ignorais que Desproges eut écrit un roman ... mais je suis certain qu'il aurait goûté cet usage de l'imparfait du subjonctif ! Une série inexpliquées de meurtres mytérieux plonge un petit village du Limousin dans la terreur. Bien entendu, la trame policière de ce court roman n'est qu'un prétexte à des jeux de mots hilarants et des petites phrases assassines.
J'adore Desproges: son style corrosif magnifiquement maîtrisé et son amour des mots. J'ai eu la chance de voir ses spectacles et je suis complètement fan. Sous forme de roman, il me semble que ce type de texte au vocabulaire très soutenu contienne cependant une certaine lourdeur (même si j'apprécie le style plus recherché). Et même si la première partie m'est apparue plus longue, je trouve que la deuxième était beaucoup plus fluide. Bref, il faut certainement aimer ce style d'humour grinçant pour apprécier Desproges à sa juste valeur — et c'est bien heureusement mon cas.
Bof. The latest choice of my French book group, and I am glad it was short. The plot, such as it is, is totally ridiculous, and what the book is really about is Desproges showing off his wide vocabulary and witty turns of phrase, which must have stood him in good stead in his day job as a comedian. Yes, he is clever in his wordplay, but it all adds up to nothing much. Even though there are smiles along the way. After a terrifying supernatural apparition in a forest at midnight, "Ce qu'il venait de voir dans cette clairière lui semblait aussi invraisemblable qu'un carré d'emmenthal mangeable dans un restaurant d'autoroute".
La forme, pleine de traits d'esprit, est très bonne et rappellera les spectacles des Desproges. Mais elle n'est pas au service du fond, qui semble être une arrière-pensée, le minimum pour nous porter de blague en calembour. C'est une lecture plaisante, mais oubliable.
Cocasse et écrit façon Desproges sur une histoire rocambolesque où les femmes issues d'un village provincial tombent comme des mouches et qu'on pourrait presque lire si on s'ennuie et qu'on est confiné lors d'une épidémie de coronavirus apparue suite à l'intention mauvaise des Chinois de manger du pangolin, ou de la chauve-souris, on ne sait pas encore. Vocabulaire burlesque qui fait sensation à tel point que j'ai plus lu le dictionnaire que le livre en lui-même. Très fun malgré une fin hésitante. Ce livre est à Valentin.
Du second degré, il faut en avoir pour pouvoir lire ce roman et l’apprécier. Cet ouvrage est truffé d’humour noir et tout le monde en prend pour son grade. La question qui m’est revenue le plus souvent durant ma lecture était : « mais non ... il n’a pas osé? » tout en esquissant un sourire... mais si, il a osé. Si vous aimez l’humour noir, les histoires loufoques, alors ce livre est pour vous. Cependant, la fin du roman semble bâclée. A mes yeux, cette histoire met les femmes à l’honneur d’une façon particulière, à vous de voir...