En France, plus que jamais, le passé s’invite dans le débat d’idées, mais sur le mode polémique. Qu’il s’agisse de définir l’identité nationale ou de s’interroger sur les fondements de la laïcité, que la controverse porte sur l’héritage de l’Occupation ou sur les séquelles de la décolonisation, qu’il soit question de la réforme des programmes d’histoire à l’école ou de la création d’un nouveau musée de l’histoire de France, tout est matière à dispute. Mais la discussion est biaisée au départ, car les préjugés idéologiques, les tabous du moment et les intérêts partisans interfèrent dans le débat. L’histoire devient dès lors un champ de bataille où s’affrontent les passions contemporaines, le passé n’étant que le masque du présent. Réinterprétée afin de satisfaire aux canons politiques, sociaux et moraux d’aujourd’hui, l’histoire est ainsi déformée. Une manipulation qui se traduit par des procédés contraires à la juste méthode historique : anachronisme, manichéisme, amputation de la réalité. En douze chapitres, en voici autant de grands exemples. Quelle a été la part des Arabes dans la transmission du savoir antique au Moyen Age ? L’Eglise a-t-elle fait obstacle à la science ? A qui a profité la colonisation ? La Première et la Deuxième Guerre mondiale ont-elles été menées au nom des droits de l’homme ? Quel rôle l’immigration a-telle joué dans la construction de la France ? Quelle est la place de l’islam dans notre histoire nationale ? Pour aborder ces sujets brûlants, ce livre n’hésite pas à sortir des chemins balisés par le politiquement correct.
Deși i-am fost fan autorului ăstuia, savurându-l alături de Jean-François Revel, Raymond Aron, Pascal Bruckner și alți bine-gânditori francezi contemporani, volumul aci-prezent mi se pare superficial și ușor răuvoitor. Parcă, odată cu anii, istoricul incorect politic a devenit mai rigid și mai conservator. Dar nu conservatorismul lui mă supără, ci subțirimea argumentelor. Și relativizarea unor rele istorice absolute.
Dau un exemplu ce nu este din carte: nu putem spune despre Hitler că a fost un “personaj controversat”. Cu astfel de indivizi clinici, adjectivele sau etichetările nu pot fi decât superlative. Hitler a fost un călău cinic. Așa și Stalin. Or pe mine nu mă interesează decât explicativ (uneori, nici atât) de ce a ajuns Hitler ceea ce a ajuns. Găsesc că orice încercare de a-i explica/justifica discursul, ordinele, impulsurile distructive, îi face doar lui favoare. Nu și nouă!
Sevillia se screme suspect de intens să “pună în context” fapte net reprobabile. Până la finalul volumului, rămâi cu neplăcuta impresie că încearcă să le găsească scuze.
J'ai lu beaucouip d'articles ou de livres d'Histoire couvrant différents points de vue, et pourtant, la plupart de ses analyses (réalisées simplement en replaçant les choses dans leur contexte culturel et social de l'époque, et en fuyant le manichéisme) m'étaient jusqur-là inconnues. Chacun de ses points est solidement argumenté, et extrêmement convainquant. Je suis tombé des nues sur beaucoup de domaines.
J'ai commencé ce livre sans connaître le bord politique de son auteur mais il est très vite devenu évident. Si j'aime le fait de revenir sur l'historiographie et de remettre de la nuance dans les événements, j'apprécie nettement mois ce à quoi ça lui sert. Les discours à base de "d'autres ont fait pire donc ça va" ou "bon c'était y a longtemps donc est-ce qu'on peut nous lâcher la grappe" me laissent... J'aurais également tendance à reprocher au livre de ne pas assez récapituler les faits avant de vouloir les debunker (perso je connais très mal l'histoire de la Commune par exemple) et le manque de sources en dehors des citations faites d'autres historiens (les "on oublie que + fait" ne sont appuyés d'aucune preuve) Malgré ça je ne regrette pas de l'avoir lu, c'est toujours intéressant de se confronter à d'autres visions du monde même si je suis fondamentalement en désaccord avec celle-ci
El libro es un simple panfleto de la derecha, similar a las "guías políticamente incorrectas" publicadas en Brasil (http://www.amazon.com/Guia-Politicame..., http://www.amazon.com/Politicamente-I...). La mayoría de las historias están totalmente tergiversadas, con argumentos sin ninguna base bibliográfica. El autor sólo toma de la bibliografía frases sueltas de gente que opina como él. No condena la masacre de los indígenas americanos por parte de los españoles y portugueses, las cruzadas contra musulmanes y cátaros, la expulsión de judíos y musulmanes de España, la represión sangrienta de la Comuna de París por parte de Thiers, etc, etc. Al contrario, las justifica.
En resumen: un panfleto político que intenta camuflarse como un libro de historia, aunque la pobreza intelectual del autor no lo permite.
Plus journaliste ( du Fígaro Magazine) qu'historien, Jean Sevillia a écrit un livre qui n'apporte pas grand chose au grand débat sur les idées reçues. En dépit d'une introduction alléchante, des chapitres se succèdent un peu sans queue ni tête, sans que la logique des choix ne soit compréhensible ( à part la phobie de l'islam) et sans que les thèses historiques originales promises n'apparaissent. On notera quand même qu échappe à ce naufrage le chapitre sur le Vatican et l Allemagne nazie, le seul à la fois documenté, courageux et politiquement incorrect. Le seul conforme aux ambitions du titre de cet inutile ouvrage