Avant d'être plongé dans le long poème d'Oscar Wilde, un tas de petits poèmes viennent se blottirent dans nos yeux. Les critiques de l'époque de la première édition de Poèmes jugent le recueil trop peu original. Oscar Wilde, n'égalant pas, selon ces critiques, des poètes tel Milton, Swinburne ou encore Wordsworth, nous délivre ici intimement son soucis d'une forme parfaite, selon des dires, inspiré du poète français Théophile Gautier. Les thèmes sont variés : on parle de christianisme, de paganisme, de grandes capitales, on rend des hommages à de grands artistes. Cependant, tous ont en commun une chose, qui ne peut paraître étonnante chez Wilde, la Beauté.
Arrive ensuite La Ballade de la geôle de Reading. Ce long poème en sept parties écrit par Oscar Wilde lors de son exil en France, après avoir été libéré de la prison de Reading (mai, 1897) où il avait été enfermé 23 heures par jour dans un cachot crasseux et non-éclairé, où il lui était impossible de s'adonner à la lecture ou à l'écriture.