Elle s’appelle Layla. C’est la rentrée, elle est nouvelle et elle est seule. Seule ? Pas tout à fait, car Alex l’a remarquée. Mais comment l’aborder ? Sur le trajet du collège ? En cours ? À la récré ? Au théâtre ? Qu’importe ! La rencontre est inévitable. Entre elles naît une solide amitié. Et même plus que ça…
Alors, je suppose que ma note peut surprendre mais on m'a vendu ce livre comme un livre "mignon" et "touchant" et la première partie de ce livre est en effet touchante. Cependant, au fil de ma lecture, je me suis surprise à espérer une fin heureuse et j'y ai cru jusqu'aux.... toutes dernières pages. Je suis évidemment très déçue par la fin du livre, pour moi la fin est bâclée et surtout, à quoi ça sert de répéter dans toutes les histoires non-hétéros que si tu tombes amoureuse de ta meilleure amie; 1) elle ne t'aimera pas en retour 2) elle te rejetteras brusquement. Je suppose que cette fin m'a clairement énervée à cause de mon vécu ou bien celui de mes amies. Pourquoi ne pas avoir développé la fin un peu plus? Le rejet de la meilleure amie est-il toujours nécessaire? On ne peut pas espérer un peu de compréhension quand on est pas hétéro et qu'on est amoureux d'un proche qui ne nous aimera pas en retour? Honnêtement c'est fatiguant! De plus, la fin brusque n'invite pas du tout au dialogue, à la compréhension, enfin à rien du tout quoi. Une déception, surtout quand on pense au public visé et à la difficulté du coming-out. Les jeunes LGBT, et ici les jeunes filles bies et lesbiennes méritent des histoires qui se terminent mieux que celle-ci.
This entire review has been hidden because of spoilers.
C'est mignon, c'est léger, c'est coloré, c'est rythmé... Je ne peux que féliciter l'autrice et l'illustratrice pour avoir abordé un sujet tel que l'homosexualité au collège. L'histoire lie deux jeunes collégiennes rapidement amies mais dont l'une développe un sentiment nouveau pour l'autre... Jusque là tout allait bien. Puis, c'est le drame. Cette fin m'a catastrophée, je suis terriblement déçue ! Je me demande qu'un jeune lecteur de 12-14 ans peut penser en refermant cette bande-dessinée... Clairement, le message véhiculé par les dernières pages est négatif, ou en tout cas ce fut mon ressenti. On quitte cette demoiselle au cœur brisé, seule, et ça s'arrête là ? Non merci, pour le gay bashing... Une fin heureuse aurait été beaucoup plus juste. Par exemple, elles auraient pu au moins rester amies, mais on ne sait même pas ce qu'il arrive entre elles ensuite... La forme était sympa, mais pour le contenu, je ne conseille pas du tout, mais vraiment pas du tout. La petite moi de 13 ans aurait été bouleversée par cette lecture, et clairement pas dans le bon sens du terme... . Je referme ce bouquin en me disant... "Tomber amoureuse de ta meilleure amie brise votre amitié." "Laisser tomber mes amis par amour pour une autre personne est une faute irréparable." "Je finirais seule." "Je ne peux pas compter sur mes amis ou ma famille." "Si j'avoue mes sentiments cela va mal se passer, vaut mieux que je me taise." Bref... Il faut que je lise autre chose avant d'aller dormir sinon je vais me coucher énervée.
This entire review has been hidden because of spoilers.
Je me suis rappelée avoir lu cette bd à 13 ans récemment, alors que je me demandais quelles avaient été mes premières représentations lgbt. Tout ce dont je me souvenais était le fameux baiser rapidement dénigré, mais pas l'amitié brisée qui s'en suit selon les autres avis. Dans quelle mesure cela m'a-t-il impactée à l'époque, moi que tout le monde prenait pour un jeune homme mais qui se définissait comme 100% hétéro? J'ai retrouvé dans un carnet de dessins de l'époque une histoire de coming out qui se termine par un suicide... Pas étonnant que je ne m'identifiais pas comme queer si c'était la seule option possible dans ma tête.
Un petit roman graphique très sympathique même s'il ne s'y passe pas grand chose. J'ai tout de même adoré écouter Alex nous raconter sa relation avec Layla. Le sujet est bien amené (même si pas creusé bien loin), les illustrations sont jolies et j'ai beaucoup aimé la façon dont c'est raconté. Et les sentiments d'Alex sont assez bien retranscrits. Perso la fin ne m'a pas dérangée même si elle est un peu "brutale". Bref, chouette lecture !
J'ai personellement adoré. Alors bien sûr la fin est déchirante... mais le sujet est abordé avec simplicité et délicatesse avec un graphisme doux et mignon. Parfait pour parler de la recherche de soi et de l'homosexualité aux ados.
"Ainsi, les deux auteures abordent par leur style des univers parfois durs, parfois brutaux, parfois très émouvants qui montrent à quel point on peut être cruel à cet âge là, mais aussi à quel point c’est dur de grandir. Ce sont des leçons maîtrisées avec justesse par leur douceur que ce soit dans le style d’écriture introspectif de Charlotte Bousquet, ou dans les couleurs pastel de Stéphanie Rubini, ces dessins ronds, très jeunesse. Mais elles savent aussi s’adapter et montrent parfois leurs forces, leurs appels au lecteur de façon plus crue : elles n’hésitent pas à finir mal une histoire, à montrer la nudité, à écrire des mots coupants. C’est aussi ça qui fait du pari de ces deux femmes un pari réussi."
Rouge Tagada est un petit livre illustré mignon et émouvant à la fois, enfin dans le sens touchant tout du long et qui serre le cœur sur la fin. Ce livre est autant à faire lire aux jeunes adolescentes attirées par d'autres filles car il présente les choses de façon naturelle, qu'aux autres car la fin pousse à réfléchir au comportement de Layla, quels que soient ses sentiments.