Dans un monde différent du nôtre, l'aura que possède chaque personne représente une source de pouvoir qui définit la place que l'on obtient dans la société. À l'âge de douze ans, Abalyne est révélée comme une effacée. Une personne possédant une aura si faible qui ne lui permet nullement de l'utiliser, faisant d'elle une paria à la communauté. Arrivée à l'âge adulte et étant entraîné contre son gré par le déchaînement des événements, elle apprendra qu'elle possède une aura d'une rare puissance. Ses parents ayant fait le nécessaire pour la masquer afin de la protéger d'une grande menace qui pèse sur elle ainsi que sur tout un peuple.
« — Moi, oui ! Je sais qui tu es ! lui souffla Sivane à l’oreille alors qu’il s’agenouillait auprès d’elle. Tu es la jeune femme qui n’a pas hésité à risquer sa vie pour me sauver alors que pour toi, je n’étais qu’un inconnu. Tu es celle qui a prit soin des enfants perdus en prenant chaque jour des risques énormes pour pouvoir subvenir à leurs besoins. Tu es encore celle qui a su réconforter mon frère alors qu’il était en train de mourir. Et enfin, Tu es la vaillante jeune femme qui a rejoint la résistance en n’écoutant que son courage. En pensant d’abord aux autres, tu t’es lancée dans des missions lors desquelles tu aurais pû être tuée maintes fois. Et tu as fait tout cela alors que tu n’avais ni pouvoir, ni aura. Tu t’appelles Abalyne et tu es mon amie. Qu’importe d’où tu viens et qui sont tes parents, je t’aime pour ce que tu es ! déclara-t-il avec conviction. »
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Tout commence dans une forêt, la nuit, avec un couple et un enfant qui fuit des Méchants. Oui, c’est un livre qui ne va pas vous déconcerter par son originalité. Finalement, à cause que la gamine fait un câlin à son papa, leur voiture à chevaux se renverse et Papa se met à se vider de son sang on ne sait pas trop pourquoi. Déjà, premier étonnement puisque les chevaux disparaissent mystérieusement. Ils ont dû scier leurs harnais avec leurs dents et s’enfuir après l’accident. « Argh. Ma chérie. Argh. Je me meurs. Vite, prends notre fille adorée, symbole de notre amour, l’être qui nous est le plus précieux au monde et enfuis-toi ! Mets-la à l’abri ! Sauve-la ! -A vrai dire, je pensais plutôt l’abandonner pour rester à tes côtés et mourir avec toi. -Quelle bonne idée ! Argh. Attends, je vais l’expédier dans le pays d’à-côté. Bon, elle sera totalement livrée à elle-même et personne ne pourra la former à son rôle d’Héroïne-Elue-Princesse-de-la-Beauté-et-de-l’Univers mais on s’en fout ! Argh. »
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Papa, victime alors du syndrome Gandalf, fait arriver un aigle géant qui emporte la gamine au loin. Mais Papa décède, heureusement juste après que l’aigle ait fait passer la frontière à la gamine. Et donc ? L’aigle lâche la mioche. Sinon, on apprendra plus tard que les aigles sont un excellent et courant moyen de transport. Pourquoi se sont-ils fait chier avec des chevaux alors ?
Mais bon ben, elle survit en s’écrasant sur du maïs (il était important que ce soit du maïs apparemment) et est recueillie par un couple de fermier.
Abalyne est belle, blonde aux yeux bleus, belle, gracieuse, jolie, belle, intelligente, gentille et plutôt mignonne. Puisque sa mère, avant de mourir, a bloqué l’aura surpuissante et les pouvoirs d’Abalyne, notre héroïne, la petite fille décidé que l’aura ça n’existe pas et qu’elle a imaginé tout ce qui s’est passé jusqu’à ses huit ans. Pourquoi pas, hein ? Sauf qu’au paragraphe suivant… « Vêtus de blanc, les enfants faisaient face au Grand Magistrat. Chacun à leur tour, ils devaient être soumis au test pour connaître l’intensité de leur aura. » Dans ce pays aussi ils connaissent l’aura et utilisent la magie qui en découle ? Donc Abalyne a réussi à se persuader toute seule que quelque chose de communément admis n’existait pas ? Elle a bien dû voir d’autres personnes se servirent de l’aura ? Non ? Hein ? Suis-je folle ? Qui êtes-vous ? Arrêtez de lire de suite ce que j’écris ! Bref, Abalyne rate le test à cause de son aura bloquée, c’est la honte. Notez qu’on apprend plus tard qu’Abalyne a aussi réussi à oublier ses parents et toute son enfance avec eux.
Ensuite, des vilains chevaliers en noir arrivent au village pour demander des sous avant de tout saccager. Les villageois veulent se révolter et se rendre à la forteresse pour rencontrer le dirigeant. Abalyne décide que c’est le bon moment pour les suivre et découvrir le monde malgré son aura inexistante.
« — Je ne sers à rien ici de toute façon et je veux découvrir les autres contrées, se justifia Abalyne. […] Roban comprit que c’était sérieux à la posture qu’avait prise Abalyne, les mains sur les hanches et le menton levé. »
Elle décide donc de les suivre… En partant toute seule.
Voilà ce qui se passe dans les quatre premiers chapitres, jusqu’à ce que Raiponce Abalyne parte à la ville. Et là, franchement, j’ai été étonnée. Je ne m’attendais pas du tout à ce qu’elle passe de gentille princesse à voleuse, puis espionne pour les Gentils, ce qui va la mener plutôt loin puisque, sans le vouloir, elle va se lier pour l’éternité au Méchant Roi pendant un rituel (oui, elle est quand même pas très douée) et devenir reine sans le savoir (pas douée du tout). Ne crions pas victoire trop tôt car le soufflé retombe rapidement.
Ne vous attendez pas à une intrigue complexe. Les Méchants sont riches et méchants, les Gentils sont pauvres et très courageux. L’héroïne est belle et admirable et si pleine de bonté que personne n’arrive à la détester plus d’un quart d’heure.
Ce qui m’a fait franchement plaisir, c’est de ne pas retrouver autant de fautes d’orthographe indigestes et autres coquilles à chaque phrase ! Je fais allusion à ma première rencontre avec un livre de SG Horizons. Un effort a été fait de ce côté-là et c’est bien. Pas parfait, mais bien. Bon, le style se voulant littéraire et recherché, il est donc indigeste et lourd. Ponctuée de belles fautes de syntaxes et de quelques phrases sans queue ni tête, la narration est complètement déséquilibrée et vous devrez vous farcir des descriptions pendant les scènes d’action. Je ne parle même pas des explications qu’on vous resservira plusieurs fois dans le même chapitre. Ou de celles qu’un personnage oubliera mystérieusement dans le chapitre suivant pour continuer à cogiter sans relâche sur le sujet. Et si jamais vous ne savez pas qu’Abalyne est magnifiquement belle, on va vous le rappeler toutes les trente secondes. De plus, à chaque chapitre, vous aurez le droit à la description de toutes les tenues des personnages. Petits exemples qui ne sont distants en général que d’une page, parfois moins :
« Elle épousseta sa robe. Elle était de couleur crème, avec un ourlet qui lui arrivait au genou et le corset qui se laçait sur l’avant et l’arrière. C’était sa mère qui lui avait confectionnée. »
« — C’est juste que… je pensais que tu ne voudrais plus être mon ami, bredouilla Abalyne en retirant le tablier noir qu’elle portait sur sa robe de tous les jours. Elle lui arrivait aux genoux et était légèrement bouffante avec un col arrondi et des manches trois quarts. »
« Il revenait visiblement de la ville puisqu’il portait ses vêtements neufs. À savoir une chemise blanche dont il avait retroussé les manches sur ses bras tannés par le soleil. La chemise avait été glissée dans un pantalon marron, maintenu par une grosse ceinture de cuir. Il avait brossé ses longs cheveux, ce qui était chose rare. »
« Roban avait bien grandi, devenant un homme athlétique, aux épaules larges, ses longs cheveux bruns attachés avec un lacet de cuir sur sa nuque. Il portait comme tout cultivateur, une tunique et un pantalon fait de laine grossière de couleur crème mais assez poussiéreux étant donné qu’il n’avait eu le temps de se changer après sa journée de travail. À l’inverse de lui, Abalyne était tout simplement ravissante dans cette robe d’un bleu pâle qui allait à merveille avec la couleur de ses prunelles. Quelques rubans étaient accrochés à sa chevelure qui lui descendait jusqu’au bas des reins et qu’elle laissait libre en permanence. »
« Elle avait revêtu une longue robe qu’elle avait sortie des décombres de leur maison, d’un jaune pâle, ce qui mettait en valeur sa carnation et ses cheveux grisonnants. La vieille dame avait offert à son enfant un épais manteau noir qu’elle avait confectionné durant son absence. Elle avait doublé le chaud vêtement d’une épaisse fourrure pour que sa fille ne souffre pas des rigueurs de l’hiver. C’était un cadeau plus que bienvenu, car celui d’Abalyne avait traversé bien des péripéties et se retrouvait dans un piteux état. »
Pour conclure, voici un petit florilège.
« Son existence changea radicalement pour la petite Lenoria. »
« Elle abandonna jusqu’à l’existence même de la connaissance de son lieu de naissance, de qui elle était. »
« Abalyne possédait des sentiments d’amour pour lui. »
« — Ferme les yeux et tente de visualiser ton aura mon enfant, lui demanda l’homme qui portait une longue robe bordeaux rehaussée par un large bandeau blanc posé sur ses épaules et descendant sur le devant de sa robe. » Yep, ça s’appelle une étole. Google it.
« — La nouvelle augmentation ? s’étonna le chef du village. Nous n’en avons pas été informés. A combien celle-ci s’élève-t-elle ? — Il vous faut rajouter dorénavant un quart de la somme de l’ancienne redevance ! » Flûte, je dois donner une somme mais je n’ai aucune idée de quel chiffre mettre ! Vite ! Trouvons une astuce !
« Durant son temps libre, elle relisait sans relâche les livres qu’elle avait reçus pour chacun de ses anniversaires. » J’ai compté. Ca fait neuf à ce moment de l’histoire.
« — Je ne parle pas de la célébration de l’Union, Abalyne. Je nous construirai une chaumière où nous vivrons tous les deux heureux, toi à t’occuper de notre foyer et moi travaillant dans les champs. »
« Lorsqu’elle arriva devant la chambre des ses parents, elle ouvrit doucement la porte et les regarda endormis dans les bras l’un de l’autre. Elle le faisait souvent quand elle était enfant quand elle ressentait un soudain besoin de s’assurer qu’ils étaient toujours là. »