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La loi du roi Boris (POCHES NATHAN t. 119)
Une seule lettre vous manque, et tout est dépeuplé.Sa Majesté Boris III, roi du Poldovo, s'embête. Quoi de mieux pour s'occuper qu'une bonne guerre? Et voilà que les hostilités sont engagées... contre une malheureuse lettre de l'alphabet ! Une joyeuse plaisanterie? Hélas, l'application pointilleuse de la loi du roi Boris mène vite le Poldovo au chaos. Mais la résistance s'organise...
144 pages, Kindle Edition
First published August 1, 2006
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Community Reviews
Displaying 1 - 2 of 2 reviews
August 30, 2026
je trouve l'idée de base hilarante. le mec il s'ennuie suffisamment pour avoir l'idée d'interdire la lettre e, quand même. ça montre très bien le ridicule de se conformer à une loi simplement parce que c'est une loi et que par conséquent il faut s'y conformer. mais le livre devient vite assez sombre, il y a pas mal de doigts coupés, et rapidement l'humour ne fait plus trop rire, surtout quand on se rend compte avec le recul que le roi suit exactement le processus de mise en place d'une dictature.
ce que j'ai aimé, c'est que le roi ne cherchait même pas réellement à faire une dictature ? le pauvre, il voulait juste jouer avec son fils ? la manipulation de monsieur moutrin est hyper intéressante, parce qu'on commence par croire qu'il obéit au roi parce qu'il est obligé, mais en fait c'est lui qui mène la danse. mais c'est quand même boris qui se prend tout dans la gueule parce que, forcément, c'est le roi. puis bon il est vrai que c'est pas un très bon roi
sauf que la résistance est pas ouf non plus ma foi... cela dit, j'ai quand même apprécié le personnage de kléber parce qu'il est bien plus complexe qu'il n'y paraît. en tant que premier ministre, il fait globalement tout le job du roi à sa place, et donc il le critique dans son dos (forcément). surtout, il est persuadé qu'il peut faire mieux que lui, notamment parce qu'il vient d'une famille d'aristos. la loi anti-e, c'est un peu la goutte d'eau qui fait déborder le vase au lieu de l'élément perturbateur, à mon sens. parce que kléber veut prendre la place de boris depuis longtemps. donc son rôle de résistant, il me semble qu'il le revêt un chouïa par opportunisme, quand même. ok à la fin il abandonne l'idée, mais je pense que c'est surtout parce que c'est plus facile d'accéder au trône s'il est proche du roi, et donc qu'il a pas réellement abandonné, au final.
bon, du coup, lecture amusante, très bien. mais on parle de la misogynie ?
je vais pas aller jusqu'à dire que l'auteur lui-même est misogyne mais j'ai détesté la manière dont les personnages masculins traitaient les femmes, dans ce livre.
commençons par la reine. elle mange, et elle parle bizarrement, fin. elle est littéralement juste là pour qu'on se moque d'elle, ce que j'ai détesté, déjà parce que, bon, la grossophobie ça va deux secondes, mais aussi parce que sa révolution silencieuse m'a paru la plus frontale de toutes.
dans ce sens, je trouve sincèrement que toutes les "vraies" figures de résistance sont des femmes.
tout du long, on nous rabâche que l'idée des frères de l'e et la langue d'e viennent de kléber alors que c'est littéralement sa fille thérèse qui lui souffle l'idée. d'accord, les frères de l'e complotent le meurtre du roi et donc la fin de la dictature et du règne de la terreur, mais ils comptent la remplacer par un empereur auto-proclamé. et on se rappellera que la terreur de 1793 a commencé plus ou moins avec l'exécution de Louis XVI. donc qui dit que kléber n'en aurait pas lancé une autre ?
je disais donc, les femmes sont les seules "vraies" résistantes, parce qu'elles osent mettre en voix leur opinion, de manière plus ou moins directe et/ou publique. je pense notamment à la vieille dame dans la queue de la boulangerie, ou à thérèse, ou même à la reine qui refuse simplement de parler en poldovar. a contrario, le serveur préfère se cacher quand les commis arrivent. je suis d'accord que, parfois, il est moins question de courage que de témérité et d'inconscience, mais je trouve ça parlant que seules les femmes se mettent en danger.
au-delà de ça, toutes les femmes sont rabaissées. constamment. rien que le fait que le mot "femme" soit remplacé par "patron à jupons", par exemple. et on peut parler une seconde de la raison pour laquelle moutrin méprise la lettre e ? parce qu'elle est "maniérée", "féminine", "perfide", parce qu'elle est présente dans "ève", parce qu'elle est la lettre du diable. je sais que le mec est censé être vu comme zélé, mais ce passage m'a vraiment fait écarquiller les yeux d'incrédulité. parlons aussi, côté résistance et donc "gentils", de la conversation des frères de l'e concernant les "embêtements que génèrent les femmes". ça me rappelle un peu la manière dont le roi et moutrin parlaient de la lettre e, étonnamment...
du coup, j'espère que c'est un aspect voulu de la part de l'auteur : de faire une partie anti-e amusante, et une partie anti-femmes plus brute avec les nombreux sous-entendus misogynes. mais j'en sais rien, je n'ai pas trouvé de vrai dossier d'analyse à ce sujet. et surtout, c'est censé être un livre pour enfants, certainement pour les initier à la satire et au concept de résistance. je suis pas 100% sûr·e qu'un enfant puisse comprendre des éléments aussi implicites. je pense plutôt qu'ils vont intérioriser l'idée que la femme, c'est chiant, ça sert à rien, et ça parle trop fort. bref
j'ai beaucoup de choses à dire pour un livre de 140 pages écrites en grosses lettres, mais cet aspect m'a mis·e hors de moi. alors que j'ai vraiment aimé l'histoire, autrement!!! c'est ça le pire, au fond. je pense que l'auteur a fait une très bonne critique de l'opportunisme et de la complicité des figures d'autorités/forces de l'ordre. puis je suis toujours fan des jeux avec la langue en général. ça me désole.
je mets quand même 3 étoiles (ou disons, 2.75 ?) parce que ça reste une bonne satire de la dictature, et c'est vraiment drôle de voir les personnages galérer à parler sans la lettre e (ou uniquement avec la lettre e). mais bon, ça me reste quand même au travers de la gorge tout ça. (heureusement, il y avait thérèse, qui est certainement le seul personnage que j'ai vraiment, entièrement aimé)
ce que j'ai aimé, c'est que le roi ne cherchait même pas réellement à faire une dictature ? le pauvre, il voulait juste jouer avec son fils ? la manipulation de monsieur moutrin est hyper intéressante, parce qu'on commence par croire qu'il obéit au roi parce qu'il est obligé, mais en fait c'est lui qui mène la danse. mais c'est quand même boris qui se prend tout dans la gueule parce que, forcément, c'est le roi. puis bon il est vrai que c'est pas un très bon roi
sauf que la résistance est pas ouf non plus ma foi... cela dit, j'ai quand même apprécié le personnage de kléber parce qu'il est bien plus complexe qu'il n'y paraît. en tant que premier ministre, il fait globalement tout le job du roi à sa place, et donc il le critique dans son dos (forcément). surtout, il est persuadé qu'il peut faire mieux que lui, notamment parce qu'il vient d'une famille d'aristos. la loi anti-e, c'est un peu la goutte d'eau qui fait déborder le vase au lieu de l'élément perturbateur, à mon sens. parce que kléber veut prendre la place de boris depuis longtemps. donc son rôle de résistant, il me semble qu'il le revêt un chouïa par opportunisme, quand même. ok à la fin il abandonne l'idée, mais je pense que c'est surtout parce que c'est plus facile d'accéder au trône s'il est proche du roi, et donc qu'il a pas réellement abandonné, au final.
bon, du coup, lecture amusante, très bien. mais on parle de la misogynie ?
je vais pas aller jusqu'à dire que l'auteur lui-même est misogyne mais j'ai détesté la manière dont les personnages masculins traitaient les femmes, dans ce livre.
commençons par la reine. elle mange, et elle parle bizarrement, fin. elle est littéralement juste là pour qu'on se moque d'elle, ce que j'ai détesté, déjà parce que, bon, la grossophobie ça va deux secondes, mais aussi parce que sa révolution silencieuse m'a paru la plus frontale de toutes.
dans ce sens, je trouve sincèrement que toutes les "vraies" figures de résistance sont des femmes.
tout du long, on nous rabâche que l'idée des frères de l'e et la langue d'e viennent de kléber alors que c'est littéralement sa fille thérèse qui lui souffle l'idée. d'accord, les frères de l'e complotent le meurtre du roi et donc la fin de la dictature et du règne de la terreur, mais ils comptent la remplacer par un empereur auto-proclamé. et on se rappellera que la terreur de 1793 a commencé plus ou moins avec l'exécution de Louis XVI. donc qui dit que kléber n'en aurait pas lancé une autre ?
je disais donc, les femmes sont les seules "vraies" résistantes, parce qu'elles osent mettre en voix leur opinion, de manière plus ou moins directe et/ou publique. je pense notamment à la vieille dame dans la queue de la boulangerie, ou à thérèse, ou même à la reine qui refuse simplement de parler en poldovar. a contrario, le serveur préfère se cacher quand les commis arrivent. je suis d'accord que, parfois, il est moins question de courage que de témérité et d'inconscience, mais je trouve ça parlant que seules les femmes se mettent en danger.
au-delà de ça, toutes les femmes sont rabaissées. constamment. rien que le fait que le mot "femme" soit remplacé par "patron à jupons", par exemple. et on peut parler une seconde de la raison pour laquelle moutrin méprise la lettre e ? parce qu'elle est "maniérée", "féminine", "perfide", parce qu'elle est présente dans "ève", parce qu'elle est la lettre du diable. je sais que le mec est censé être vu comme zélé, mais ce passage m'a vraiment fait écarquiller les yeux d'incrédulité. parlons aussi, côté résistance et donc "gentils", de la conversation des frères de l'e concernant les "embêtements que génèrent les femmes". ça me rappelle un peu la manière dont le roi et moutrin parlaient de la lettre e, étonnamment...
du coup, j'espère que c'est un aspect voulu de la part de l'auteur : de faire une partie anti-e amusante, et une partie anti-femmes plus brute avec les nombreux sous-entendus misogynes. mais j'en sais rien, je n'ai pas trouvé de vrai dossier d'analyse à ce sujet. et surtout, c'est censé être un livre pour enfants, certainement pour les initier à la satire et au concept de résistance. je suis pas 100% sûr·e qu'un enfant puisse comprendre des éléments aussi implicites. je pense plutôt qu'ils vont intérioriser l'idée que la femme, c'est chiant, ça sert à rien, et ça parle trop fort. bref
j'ai beaucoup de choses à dire pour un livre de 140 pages écrites en grosses lettres, mais cet aspect m'a mis·e hors de moi. alors que j'ai vraiment aimé l'histoire, autrement!!! c'est ça le pire, au fond. je pense que l'auteur a fait une très bonne critique de l'opportunisme et de la complicité des figures d'autorités/forces de l'ordre. puis je suis toujours fan des jeux avec la langue en général. ça me désole.
je mets quand même 3 étoiles (ou disons, 2.75 ?) parce que ça reste une bonne satire de la dictature, et c'est vraiment drôle de voir les personnages galérer à parler sans la lettre e (ou uniquement avec la lettre e). mais bon, ça me reste quand même au travers de la gorge tout ça. (heureusement, il y avait thérèse, qui est certainement le seul personnage que j'ai vraiment, entièrement aimé)
September 3, 2017
[lecture du collège]
J'ai détesté ce livre.
J'ai détesté ce livre.
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