C’est Laurie qui a tiré la première, sans lever les yeux de son café : « Alex, c’est quoi les chansons de merde que tu nous écris depuis des semaines? » Avec sa jolie gueule de chanteur rebelle, Alex accumule les conquêtes féminines beaucoup plus facilement que les triomphes radiophoniques. Amoureux pour la toute première fois, il emménage avec Sandrine, une chanteuse qui pourrait bien l’aider à connaître le succès qu’il espère depuis si longtemps. Si seulement il pouvait perdre l’habitude de démolir ses guitares sur scène en hurlant et plutôt écrire des chansons d’amour. Mais le couple et la musique pop, ça fait beaucoup de compromis. Et puis un but est-il vraiment atteint si on doit, pour y parvenir, abandonner sa vraie nature en chemin?
Stéphane Dompierre est auteur et éditeur. Depuis 2004, il cumule les succès littéraires, tant auprès de la critique que du public, avec plus de 100 000 exemplaires vendus de ses romans et de ses recueils de chroniques. Portant un regard incisif sur la société contemporaine, il aime explorer nos travers et nos contradictions, mais toujours avec humour et bienveillance.
Son premier roman, Un petit pas pour l’homme, lui a valu le Grand Prix de la relève littéraire Archambault en 2005, en plus de s’attirer la faveur des critiques et un succès public instantané. Boursier du Conseil des arts et des lettres du Québec, Stéphane Dompierre a d’abord fait des études en musique avant de se tourner vers l’écriture. Son premier roman est édité en France et en Corée du Sud et son deuxième est en développement pour une adaptation cinématographique. Il fut le porte-parole de la Journée mondiale du livre et du droit d'auteur en 2008 (avec Chrystine Brouillet) et le sera à nouveau en 2009.
Je ne m'attendais pas à un livre comme celui-ci de la part de Stéphane Dompierre, mais je pense que c'est seulement parce que le seul que j'ai lu du même auteur est Novice, qui avait des thèmes complètement différents. Or j'ai trouvé Mal élevé absolument hilarant! Le personnage principal, Alex, est tellement un antihéros que ça en est drôle, il n’a aucun savoir-vivre, aucune autonomie, aucune maturité.
Par contre, j'avais des fois de la misère à comprendre la ligne du temps de l'histoire. L'auteur faisait des retours en arrière fréquemment, mais des fois, ce n'était pas très clair que l'action se passait quelques années auparavant.
J'ai aussi trouvé que son style d'écriture, surtout vers la fin, était très poétique et que la manière dont les phrases étaient construites aidait vraiment à comprendre l'émotion du personnage. À la fin, Alex est dévasté et, même si l'auteur ne le dit pas explicitement, on le comprend par les phrases très courtes et vides d'émotions. J’ai trouvé que c'était un jeu très habile de la part de l’auteur.
Une amie m'a prêtée ce livre en me disant que Stéphane Dompierre était son auteur préféré. J'ai entamé le livre et j'ai tout de suite aimé la plume de l'écrivain. Par contre, je dois admettre que j'ai un peu décroché de l'intrigue vers les 3/4 du livre... Somme toute, cette lecture ne m'a pas laissée avec une impression wow, mais je serais ouverte à me plonger dans d'autres créations littéraires de Stéphane Dompierre. À suivre...
une lecture qui laisse assez indifférent, on retrouve de nombreux stéréotypes qui mériteraient d'être revisités avec plus de nuance. après, c'est un livre écrit en 2007... il faut pas trop en demander (je croyais que c'était un roman plus récent)
Un peu plus dark, un peu plus trash mais toujours aussi satirique et irrévérencieux que ses autres romans, j’ai adoré lire Mal élevé. L’ironie est partout, à la fois dans les pensées d’Alex et surtout, dans ses répliques. J’ai adoré la façon subtile, presque détournée, qu’on a utilisé pour tenter de changer, page après page, la nature d’Alex. Sans que celui-ci s’en rende trop compte au début. La relation entre Alex et les autres membres du band est également des plus intéressantes: comment peut-on continuer d’évoluer dans un groupe si tout le monde ne va pas à la même place? Et existe-t-il une seule façon acceptable de vivre sa vie? Malgré l’humour noir mordant, c’est une belle ouverture à la réflexion.
J'aime pas dire du mal des livres québécois, mais quelle histoire et personnages ennuyants et insignifiants. Je n'avais pas aimé le grand succès de Dompierre (Un petit pas...) alors je me demande bien pourquoi j'ai lu celui-ci... Du coup, je retourne Stigmates et bbq à la biblio.