Pas pu finir cette lecture si décevante (soupir)
Me sentant d'humeur chagrine, je vais donc être assez sarcastique.
C'est parti pour le jeu de massacre !
Les protagonistes m'ont vite exaspérée, sans parler de l'intrigue indigente.
Olivia (Liv), la fille géniale, si authentique et si déterminée, douée d'un esprit de répartie fulgurant... reste pourtant avec son abruti de mari pendant 12 ans sans y être forcée... Alors qu'elle est autonome professionnellement et financièrement, a fortiori. Elle semble ignorer qu'on ne vit plus comme au 19e siècle, il est possible de divorcer !
La manipule-t-il seulement, le sexe entre eux est-il une drogue dont elle ne peut se passer, lui fait-il un chantage immonde impliquant un horrible secret familial ? Même pas, et en prime il ne l'a pas touchée depuis 2 ans - non qu'elle s'en plaigne - et de toutes façons, il n'a jamais pu lui faire atteindre l'orgasme...
Alors vous le voyez venir de loin, cette fille formidable va rencontrer THE MAGIC DICK, enfin, le gars attaché à cet appendice génial qui va bouleverser son existence.
Ça ne va pas être un mec banal, on s'en doute, mais nul autre que le tueur engagé par son mari pour la buter.
Ce type, Cyprus (Cy), un archétype de monstre froid, sociopathe qui se complaît dans son existence d'assassin professionnel, épie Liv deux heures et décide brusquement qu'elle est une fille géniale et que son mari doit dès lors être un gros pourri pour lequel il ne souhaite pas travailler. Quelle intuition confinant presque à l'extra-lucidité !
Bon, j'exagère, il n"a pas juste admiré sa plastique superbe pendant la séance de yoga matinal en legging et brassière - Fabletics sans aucun doute. Naaaannn, c'est un vrai pro, il a donc écumé internet et décidé que c'était une nana géniale et sincère parce qu'elle donnait de son temps pour des oeuvres caritatives avec intégrité et altruisme (et non pour arranger la carrière politique de son mari, oh que non !)
Car Cy est un tueur à principes et aidé de son intuition hors du commun, il décrète qu'il préfère offrir à Liv (et à lui même) une petite mort, plutôt qu'une mort définitive... Car on se doute bien qu'elle prendre un pied monumental avec ce partenaire atypique. Vous devinez le message subtil en filigrane : cet anti héros est finalement plus humain que le mari qui semble être le prince charmant incarné ! Grosse, la ficelle.
Bref, pour moi tout sonne creux : l'évolution psychologique des protagonistes, leur humour soi-disant décalé, et que dire du grand méchant mari politicien caricatural et bête comme ses pieds... ?
Je démissionne sans avoir même pu avaler la moitié de ce roman, et aurai du mal à refaire une incursion dans l'univers de cette autrice, après ce fiasco.