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La fée aux miettes / Smarra / Trilby

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Membre de la société des Jacobins à douze ans, directeur de journal en Dalmatie sous l'Empire, Charles Nodier ne fut pas seulement le bibliothécaire de l'Arsenal, l'hôte charmant, assisté d'une fille non moins charmante, autour duquel se réunit le premier Cénacle. Ouvert à tout ce qui est populaire et primitif, ami du lutin, de la sorcière et de la fée, il a étendu le champ de l'imaginaire romantique, exploré le monde des rêves, dit l'importance du cauchemar et des " phénomènes du sommeil " qui seuls rendent supportable la vie sociale et la vie tout court : qu'ils soient écossais ou illyriens, les contes de Nodier sont un hommage à la douceur consolante de la déraison.

416 pages, Paperback

First published January 1, 1982

4 people are currently reading
75 people want to read

About the author

Charles Nodier

866 books36 followers
Jean Charles Emmanuel Nodier was a French author who introduced a younger generation of Romanticists to the conte fantastique, gothic literature, vampire tales, and the importance of dreams as part of literary creation, and whose career as a librarian is often underestimated by literary historians.

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Displaying 1 - 4 of 4 reviews
Profile Image for evaporée .
148 reviews16 followers
January 10, 2026
au début j’étais très agréablement surprise (c’était joli en plus) mais après qu’est-ce que je me suis fait chier mon dieu
Profile Image for Theo Leblanc.
1 review
February 1, 2026
Si l'œuvre de Cazotte, Le diable amoureux, ou encore les personnages d'Hoffmann restent un modèle majeur pour Nodier, il n’en reste pas moins que son œuvre tend à se singulariser par une approche nouvelle et originale du fantastique ainsi que du merveilleux. En effet, à mi-chemin entre le réel et le rêve, l’univers diégétique déployé par l’écrivain français semble davantage obéir aux exigences d’un monde “superstant”, espace intermédiaire entre raison et croyance, “osmose entre songe et réel” (p 106 - Notice sur la Fée aux Miettes) où la perméabilité d’un merveilleux modeste avec une réalité désenchantée fonde l’hésitation fantastique. Aussi, l’oeuvre de Charles Nodier consiste moins en la création d’un monde merveilleux former sur un caractère ostentatoire, une acceptation tacite d’un univers irréel voir extraordinaire, sinon comme une recherche constante d’émerveillement, de retour à la vie (motif de la palingénésie), à l’enfance, face à une “époque sans croyances” (p 118 - Préface de la Fée aux Miettes par Nodier) où l’absence de fantastique et de folie dévitalise la vie intérieure de l’homme. Toute l’entreprise de Nodier, et notamment la création d’un genre que l’on pourrait appeler “le fantastique sérieux”, vient de ce “besoin si naturel à tous les hommes de se “rebercer” comme dit Schiller dans les rêves de leur printemps” (p 46) explicité dans la Préface de Trilby. S’interrogeant dans la Préface de la Fée aux Miettes, sur l’effet de l’histoire fantastique, il affirme que “la meilleure de son effet était dans l’âme” (p 116) conférant ainsi à ce genre une dimension psychologique où désir et imagination, sous la forme “d’un badinage délicieux” (p 120), viennent enchanter un réel désaffecté et prosaïque.

Le caractère apaisé et modeste de l’intrigue, déployant un fantastique ni trop flamboyant ni trop transgressif repose alors sur le fait que l’irruption d’un phénomène en apparence surnaturel dans un cadre réaliste vise moins en une déconstruction voir une désacralisation de celui-ci sinon en une réhabilitation d’une réalité fantasmé et plus soutenable. “Accordant sa pleine importance au fantasme, il notait que celui-ci “vient corriger la réalité qui ne donne pas satisfaction” (p 21 - Préface de Jean-Luc Steinmetz).
Aussi ce fantastique et ce merveilleux modeste, utilisé à la fois dans Trilby et La Fée aux Miettes, illustre ce “mépris du vrai” (p 28), l’écrivain français cherche à mettre en évidence un fantastique vraisemblable, qu’il cherche presque à rationaliser et à justifier. Adoptant une tonalité sérieuse et presque solennelle, il n'entreprend pas de faire adhérer son lecteur à un monde exotique dépourvu de sens mais bien de lui prouver que le réel, “fable classique devenue si indifférente à tout le monde que personne ne prend plus la peine de la contredire” (p. 124 chap 1 - La Fée aux Miettes) n’est pas plus légitime que la conception du monde d’un “fou ingénieux” (p 129), qui “lentement dégoûté de tout le positif de la vie réelle (...) se console de ses illusions perdues dans les illusions de la vie imaginaire” (p 118). De fait, le caractère apaisé et modeste de l’intrigue et de la dimension fantastique et merveilleuse tient en ce que Nodier cherche non pas décrédibiliser le réel mais au contraire à rendre plausible sa fiction. Elle n'est certes pas vraie mais tout conte fantastique relaté par une personne qui croit sincèrement ce qu’il dit ne vaut pas moins que le réel lui-même.

Aussi ce geste symbolique au début de la Fée aux Miettes, consistant à lancer le volume de Tite-Live (historien de la vieille Rome) pour lui suppléer aux “brillants mensonges” et aux “délicieuses rêveries” (p 124), annonce le dialogue quasi-socratique entre Daniel Cameron et le je à propos des lunatiques. La catégorie des lunatiques, loin de se caractériser par un caractère transgressif et ostentatoire semble seulement obéir à “un ordre de sensations et de raisonnements qui est tout à fait inaccessible à notre éducation et à nos habitudes” (p 126). Opérant une analogie entre les Esquimaux et les lunatiques , Daniel Cameron finit par approuver l’idée selon laquelle les lunatiques pensent et raisonnent au même titre que des communautés dont les traditions et cultures nous sont étrangères.
De même la prosopographie du personnage de la Fée aux Miettes semble dès plus banale alors même que l’on aurait pu s’attendre à la description emphatique d’un personnage hors du commun. A contrario, elle se caractérise par sa “merveilleuse simplicité” (p 147), vêtue des vêtements les plus commodes “un espèce de juste blanc serré au corps”, “une jupe courte et légère de la même couleur” et se caractérisant surtout par son statut de mendiante en opposition avec la dimension féerique attendue. Attribuant une dimension presque merveilleuse à ce qui nous paraît tout à fait normal, il fait passer sa fiction pour quelque chose de tout à fait censé. Cependant à la différence de Trilby ou le merveilleux est tacitement accepté par tous les personnages, en n’en faisant presque quelque chose à combattre par les institutions religieuses, l’hésitation fantastique est beaucoup plus prenante dans la Fée aux miettes, lorsque durant son séjour à Greenock l’ensemble des habitants se moquent de Michel et de sa croyance en une fée qu’il va épouser, “Après un moment de silence, mes nombreux camarades répondirent par un éclat de rire tellement unanime qu’il était impossible d’y distinguer la moindre modulation ou la moindre dissonance” (chap XIII - p 188)
Mais encore une fois, dans Trilby, le feu follet est un phénomène/existence accepté par tous et qui ne se caractérise pas par des pouvoirs magiques indécents. Il se contente d’effleurer sa robe, de remplir le lac de poissons, de jouer des tours à Dougal, il “tresse les fleurs les plus parfumées de la crèche pour lui en faire des guirlandes” (p 90). Nodier va même jusqu'à nous montrer que c’est l'absence de fantastique/merveilleux qui conduit à la déraison et à la folie. “Elle s’imaginait, dans l’erreur involontaire des songes, qu’elle criait au follet” (p 66) et même Dougal devient “inquiet et rêveur”.
Profile Image for Marta.
2 reviews10 followers
January 31, 2011
This book is splendid. You really immerse in magic atmosphere and start to believe your dreams can exist in reality.

The main character is a young lad who is full of ardor and incentive verve. Generally, the most indispensable advantage of the story is that it inspires you. Michel can perform almost any deed to achieve his superior goals, so why can't we also be like him? May dreams come true.

You can observe here nobility and devotion, integrity and fortitude, the greatest qualities in the greatest people. And all of these significant things are wrapped in a truly beautiful form and tempting words. The author brilliantly plays with phrases and locutions, so this wonderful french style makes you be surprised nearly on every page.
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