Alla luce dei moderni Matriarchal Studies, di cui Goettner-Abendroth è la fondatrice, il volume intende riscrivere la storia della civiltà umana da una prospettiva non-patriarcale. La ricerca, reinterpretando le scoperte archeologiche, offre una nuova visione sulla nascita delle società patriarcali e gerarchiche dell’Asia occidentale e dell’Europa succedute alle preesistenti comunità matriarcali ed egualitarie. Il libro offre al contempo un’analisi critica della narrazione storica, evidenziandone le lacune, le distorsioni e i pregiudizi di cui si sono nutriti per secoli i vari campi del sapere. Ne esce così un racconto delle civiltà del passato in cui le donne, non ancora marginalizzate, erano al centro dei sistemi sociali. Goettner-Abendroth affronta diverse questioni a partire dal Paleolitico fino ad arrivare all’Età del ferro, come la nascita della matrilinea, la scelta della cooperazione a fondamento della società e il successivo imporsi delle procedure patriarcali di dominazione. È stato quello il momento in cui ha preso avvio la macchina bellica delle società statali e la conseguente ideologia del sistema guerra come innata necessità dell’essere umano. Ampio spazio è dedicato allo studio di come i gruppi umani si siano diversamente integrati negli ambienti naturali, affrontando nei millenni i cambiamenti climatici con soluzioni diversificate a seconda dei contesti geografici. Un’analisi vasta, attraverso cui l’autrice offre una chiave di lettura illuminante, soprattutto per il presente.
Les Editions des femmes m'ont fait un service de presse 'blogueuse', j'ai donc pu lire cet ouvrage un mois avant sa mise en librairie. Après avoir défini ce qu'elle entend par 'matriarcat' : "Au commencement [archè], les mères", en aucun cas la figure inversée du patriarcat oppresseur, après avoir spécifié sa méthode de travail et d'investigation, Heide Goettner-Abendroth (HGA), philosophe, anthropologue allemande, s'attelle pendant 575 pages à une contre-histoire des cultures humaines au prisme de l'histoire des mères et des femmes depuis Lucy (qui mangeait de l'herbe !). L'histoire racontée par les vaincues pour une fois, et pas par les vainqueurs. HGA n'emploie d'ailleurs jamais le mot civilisations, révélateur de l'emphase et de la grandiosité masculines, mais toujours le mot 'cultures'. Et elle conteste le mot péjoratif 'préhistoire', l'histoire forcément antagoniste, selon les historiens masculins bien entendu, ne commencerait qu'avec l'avènement du patriarcat ! Grandes mères et déesses révérées du Paléolithique au Mésolithique, jusqu'au Néolithique moyen, on observe que les femmes / mères inventent tout. La culture donc, l'art pariétal, l'agriculture, et même les prémices de l'élevage (domestication / commensalisme), la poterie crue et cuite, la céramique, jusqu'aux rites funéraires, pour des sociétés stables, relativement pacifiques, claniques, matrilinéaires et matrilocales. Les hommes dont tout le monde ignore le rôle dans la procréation creusent des tranchées, élèvent des murs, font go-between entre tribus, puis rentrent dans la maison de leur mère. Les femmes mères reproduisant la vie, tout le monde pense que les morts regerment dans leur utérus comme le petit épeautre qu'elles cultivent et dont elles mettent les graines en terre. D'où l'invention de l'enterrement dans des grottes utérus ou sous des cairns en forme de ventre de femme enceinte. Puis à la faveur d'un changement climatique rendant l'agriculture plus difficile, elles verront 'déferler les hordes mâles indo-européennes', Huns, Mongols, venant des steppes d'Asie Occidentale. Ils ont domestiqué le cheval, et possèdent des armes terrifiantes en bronze et plus tard en fer. Ils imposent par la terreur et le meurtre la destitution des femmes et des déesses, imposant leur culture de la violence et de la possession, et comme eux ne peuvent produire de descendants mâles, ils violeront et mettront en esclavage les mères pour les contraindre à leur produire des héritiers mâles. Pour cela, ils imposeront leurs propres mythes : dévalorisation des déesses primordiales trivialisées en amantes, filles, épouses, hétaïres prostituées, amoureuses subjuguées, inventant les classes sociales, mettant en esclavages les hommes vaincus, s'ils ne les tuent pas. La culture de la prédation, de la destruction des ressources, de la surpopulation, les mères perdant le contrôle de leur fécondité, de la croissance sans fin, mythe qu'ils continuent à nous imposer aujourd'hui. Sauf que la Terre a des limites, que le déséquilibre n'est pas son dessein, mais au contraire l'harmonie et la diversité, la Grande Déesse symbolique des Mères pourrait donc bien leur infliger quelques revers. L'ouvrage est basé sur une abondante documentation (notes de références à la fin de chaque chapitres et en fin d'ouvrage), fouilles, linguistique, illustré de cartes, de dessins pariétaux, poteries, fresques et sculptures, de mégalithes qui sont à la fois des tombeaux, de lieux de cérémonies festives au culte solaire et lunaire. Un ouvrage remarquable qui rend leur noblesse à cette lignée de femmes et mères valeureuses qui nous ont précédées. Et qui ont été occultées par les vainqueurs, même leur résistance millénaire : les Amazones effacées ou si ce n'est pas possible, toujours présentées comme belliqueuses, dangereuses, alors qu'elles étaient des refusantes de la guerre, faisant sécession, voulant vivre en paix entre elles.
I am in awe of this book. Heide Göttner-Abendroth wrote a ground-breaking study of the matriarchal societies of the past. She starts her book by redefining Matriarchy as "in this definition, the necessary conditions required in order to speak of a matriarchal society are matrilineality and, in the economic realm, women’s power over distribution (of resources). At the same time, gender equality prevails, expressed in the principle of consensus in decision-making, from which no one is excluded." (p.07).
Going over the archaeological evidence and anthropological comparisons, she shows the abundant material in a new light. The result is a beautiful and comprehensive analysis that spans 50,000 years of human experience. One would think that such a scholarly endeavour might elicit an equally academic reaction. What happens is the opposite. Her work inspires a passion that carries away with the reader. I had problems putting it down.
And I had even more problems keeping a scientific distance as the evidence of the rising patriarchy brought about an unimaginable loss and destruction that lasts to this day. The subjugation of women, the destruction of nature, and thus, the Earth, the non-stopping wars and genocide that have been sweeping older settlements ever since the Indo-European groups turned the peaceful matriarchal societies from Europe, Asia, and then the planet, to rubble.
The history we learn in school is, in fact, the history of patriarchy and its self-proclaimed superiority. What no one divulges, however, is that the very basis of civilization--agriculture and herding, language, writing, the earliest calendars, architecture, and so much more--were first developed in matriarchal societies and stolen by the coarse patriarchal groups that destroyed them. And like so many men throughout history, they took credit for themselves, hiding where they got that from.
Beautiful and fascinating. There are no other words for this masterpiece.
Un libro straordinario e necessario, le cui conseguenze spero di vedere nella storiografia e archeologia dominanti. Non si tratta di una lettura facile: il tema è doloroso, e la violenza della nostra Storia recente e contemporanea potrebbe facilmente portarci a idealizzare il passato Neolitico così magistralmente tratteggiato dall'autrice. Di certo è fondamentale riappropriarci della consapevolezza che il patriarcato non è qualcosa di naturale, e nemmeno innato, bensì che la sua struttura oppressiva è stata costruita e imposta con l'uso della forza - e che esistono alternative. Unica pecca del saggio è che si interrompe in un modo un po' brusco con la descrizione della società dei germani: avrei molto apprezzato un capitolo conclusivo, magari dedicato ai prossimi filoni di ricerca di questi nuovi Studi Matriarcali.