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Sensibilités: Roman

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Il était une fois une femme qui avait décidé de faire le BIEN. Et c'est toujours bien de faire le BIEN, n'est-ce pas ? Cette femme travaillait dans une prestigieuse maison d'édition cotée en bourse, Feel Good était son nom. Chez Feel Good, on tenait par-dessus tout à ce que les actionnaires et les lecteurs soient heureux et calmes. Oui, on y mettait un point d'honneur. Mais, après tout, être heureux et calmes n'est-ce pas ce que nous voulons tous ? Cette femme, celle qui voulait faire le BIEN, se disait que les livres devaient être la première étape du chemin qui mènerait au bonheur. Déterminée, méthodique, rigoureuse, elle avait décidé que sa mission serait de nettoyer chaque mot de chaque texte pour que plus jamais personne ne soit heurté dans sa sensibilité. Corriger, à la source, chaque manuscrit dans un esprit Feel Good afin que tout le monde se sente bien, confortable. Se sentir bien, c'est important, n'est-ce pas ? Désormais, la seule et unique question qui la guiderait serait : est-ce que ce texte, cette phrase, ce mot peut être source d'inconfort ? Car l'inconfort n'était pas bon pour les lecteurs, pas bon pour les actionnaires, pas bon pour la vie sociale, il n'était pas Feel Good. Et être Feel Good c’est ce que nous voulons tous, n’est-ce pas? Mais on n’efface pas les maux de la société comme on efface les mots des manuscrits. Dehors, le monde est en colère, chaque jour apporte son nouveau lot de violence, de haine, de racisme… Être Feel Good ? Quitte à se laisser aveugler par le soleil du Bien et retirer des rayons les livres qui dérangent ? Quel en sera le prix  ?
Dialogues hilarants. Situations justes et si souvent vraies, où l’ironie se mêle à la tendresse moqueuse. Une fable sur notre temps.

167 pages, Kindle Edition

Published September 27, 2023

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Tania de Montaigne

14 books5 followers

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16 (20%)
1 star
3 (3%)
Displaying 1 - 14 of 14 reviews
Profile Image for Juliette.
3 reviews
November 26, 2025
Je n’arrive pas à savoir si l’auteure veut dénoncer l’anti-wokisme ou est anti-wokiste. Je capte la teneur satirique mais la critique va trop loin et met à l’égalité des réalités qui ne devraient pas l’être, ce qui modifie son message.
Dans tous les cas ce roman aurait pu être résumé en quelques pages seulement; une nouvelle aurait été plus adaptée car là c’est redondant, simpliste, irritant au possible.
J’ai lu les 3/4 d’une traite puis il m’a fallu deux mois et demi pour m’obliger à lire la fin qui n’a rien apporté de neuf
Profile Image for Lola.
127 reviews10 followers
March 22, 2024
Je comprend en théorie ce qu'a voulu remettre en question l'auteure dans les milieux progressiste mais en pratique c'est fait sans aucune finesse et ça en fait juste du pain béni pour les réac
Profile Image for Waca.
10 reviews
April 25, 2024
Je suis vraiment déçue. Les propos de l'autrice étaient si intéressants à la Grande Librairie. Le livre par contre... tombe complètement à côté. Le sujet semblait être le "politically correct", mais l'autrice fait une salade complète du politically correct avec le wokisme fantasmé.

C'est vraiment dommage. Le politically correct est un vrai courant, né aux US, qui a donné le quota noir au ciné (le perso noir toujours comic relief et toujours sacrifié pour le héros, il a fallu du temps pour qu'on aie enfin des vrais persos noirs), le pinkwashing, le greenwashing, les livres aseptisés pour puritains, etc. Le politically correct fait semblant d'écouter les minorités et opprimés et en fait sa pub, tout en servant les conservateurs et les oppresseurs. C'est un sujet très intéressant, et c'est ce dont a été victime l'autrice avec son essai "Noire", qui a été réintitulé "Bus". Mais ce n'est pas ce dont traite ce livre. Car ce livre prend ce sujet, le politically correct, et le mélange allègrement avec une dérive woke fantasmée. Si cela avait été un sujet de science-fiction, pourquoi pas, mais le livre se pose en tant que "fable sur notre temps", et là on a un problème. Parce que l'autrice donne un poids aux minorités, aux militants, aux réseaux sociaux, qui n'existe tout simplement pas.
Dès le début du livre, je l'ai senti venir. Cela commence mal : il y a un paragraphe qui semble illustrer le pinkwashing par ex, mais en s'y penchant de plus près, c'est déjà une erreur de compréhension.

"Partout sur les écrans, des femmes, des hommes, des enfants, des trans, des bis, des gays, des hétéros, des asexuels, de toutes les couleurs, tous les continents, tous les pays, tous les handicaps, toutes les religions, lisaient, au ralenti, des livres Feel Good."

Et là je tique déjà. Parce que ce livre se place dans notre monde à nous. Et dans notre monde à nous, pardon mais, vous voyez souvent des handicapés et des musulmans représentés en France, vous? Je ne sais pas exactement où est sensé se passer le bouquin. La maison d'édition s'appelle Feel Good, donc j'avais pensé aux USA, mais j'ai vécu et aux US, et en France, et j'avais bien plus l'impression de lire quelque chose qui se passait en France qu'aux US.

Et alors les trans? Quelle honte de les inclure comme s'ils ne subissaient pas, ces dernières années, d'abord aux UK et US puis chez nous, des attaques de plus en plus violentes, avec une diffusion surmédiatisée d'un discours transphobe et mensonger. Où sont ces fameux trans que l'on représente? Les rares fois qu'un personnage trans a le malheur d'apparaître deux secondes sur un écran, les médias mettent en avant la réaction bruyante et négative d'une poignée minoritaire de réactionnaires. Jamais le contraire.

Et les asexuels... là je grince des dents. Qui, en dehors de la communauté LGBT+, sait seulement qu'ils existent? Mais montrez-moi où les asexuels sont autant représentés, j'aimerais bien voir ça!

Ce qui ressort de ce paragraphe n'est pas une critique du washing, mais une raillerie sur la nécessité de représentation, alors que c'est une nécessité bien réelle. Et c'est d'autant plus visible, qu'une des caractéristiques du washing, c'est de prétendre, c'est-à-dire de faire sa pub sur diverses catégories de population sans répondre en réalité à leurs besoins. Ici, ça n'aurait donc marché que si la maison d'édition en question n'avait en réalité que très peu, voire pas du tout, de livres écrits par/à destination de personnes issues de ces minorités. Or, on voit très bien par la suite que ce n'est pas le cas. La maison d'édition publie des textes de personnes racisées, de personnes LGBT+. Si cette pub sur écran était apparue plus tard dans le livre, au moment où les contenus s'aseptisent et le nombre d'auteurs se réduit comme une peau de chagrin, là, la critique aurait été pertinente.

Et en parlant d'auteurs. Je vais faire une parenthèse sur le mot "autrice", puisque manifestement l'autrice de ce livre pense que c'est une lubie de la masse stupide des réseaux sociaux. La raison pour laquelle les féministes préconisent (et non pas imposent hein, personne va venir vous lyncher pour ça) d'utiliser plutôt "autrice" que "auteure", c'est que "autrice" est un mot qui existait déjà. Bien avant que l'on féminise "auteur" en y rajoutant un "e". "Autrice" est un mot qui existait et qui a été rayé sciemment par l'Académie Française au XVIIe siècle, parce que ces hommes avaient décidé que ce n'était pas un métier pour femmes. Tout simplement. "Auteure" ne se distingue pas de "auteur" à l'oral, ce qui perpétue l'invisibilisation des femmes. Voilà pourquoi "autrice" est préférable, mais cela reste votre choix. J'aurais pu penser que ce passage dans le livre, sur les mots "autrice/auteure/écrivaine/femme de lettres" était une critique du politically correct si l'autrice avait bien exposé dans son livre, les rouages de ce système. Si elle avait montré qu'il s'agissait bien d'une déformation des gens du politically correct, qui se saisissent de sujets "woke" sans les comprendre, les vident de leur substance, et ressortent des mesures inutiles. C'est ce qui est finement montré lorsqu'elle parle des majuscules, notamment.

Mais la raison pour laquelle je ne laisse plus le doute sur les intentions de l'autrice lorsqu'elle raille le mot "autrice", c'est parce qu'elle montre constamment par la suite qu'elle mélange absolument tout.

Elle met sur le même pied d'égalité le politically correct et ses mesures stupides de majuscules inventées par des gens non éduqués à ces questions, avec les amérindiens qui demandent qu'on ne les appelle plus "indiens". Les appellations First Nations, natives, amérindiens, sont montrées comme des délires alors que ce sont les concernés eux-mêmes qui ont posé cette revendication !

De même, lorsqu'elle met en exemple un livre LGBT+ écrit par une lesbienne, elle met sur le même pied les réactions des conservateurs, et les réactions des lesbiennes, et leur donne le même poids auprès de la comm de la maison d'édition. Alors qu'on a d'une part, des gens qui s'organisent pour nuire, qui font du lobbyisme et qui manipulent des grandes quantités d'argent, et de l'autre, des gens rassemblés sous la commu LGBT+ qui n'a aucun pouvoir à part celui de s'exprimer sur les réseaux sociaux. Une pétition par des lesbiennes mécontentes, vraiment? Et qui rassemble plus de voix que ne le fait la pétition des conservateurs? N'importe quoi! Non que les disputes n'existent pas au sein de la commu LGBT+, loin de là, et cela cause tout un tas d'autres problèmes dont le harcèlement et l'outing, mais ce n'est pas sous cette forme. Ce passage du livre aurait marché si la comm de Feel Good avait vu les réactions mitigées et les disputes des lesbiennes sur les réseaux sociaux, et aurait suréagi sans qu'on ne leur demande rien. Parce que c'est comme ça que fonctionne le politically correct! Mais imaginer une instance où lesbiennes et conservateurs ont le même poids, par les mêmes biais, tout ce que cela fait, c'est donner dans le mythe du lobby LGBT+.

De la même façon, l'autrice donne l'idée des avertissements à son personnage principal, comme si les tags destinés à avertir du contenu étaient une forme de censure et une mesure complètement idiote née du politically correct. Alors non, je sais que "l'élite" de la littérature française aime à taper là-dessus, j'ai vu maintes fois des vieux grands pontes se lamenter dessus comme si c'était la déchéance et le début de la censure, mais là encore c'est un manque de compréhension complet sur l'intérêt des tags, qui est justement d'encourager à lire! Parce que oui, on peut s'abstenir de lire si on a un doute sur le contenu du livre. Ou on peut tenter quand même l'aventure et se retrouver tout à coup avec une scène de violence extrême. Les sensibilités des gens ne sont pas les mêmes et prévenir n'est pas les surprotéger, mais leur permettre au contraire de faire des choix éclairés. Mais au vu du titre du bouquin, je comprends finalement que l'empathie chez elle est une valeur inconnue, et que prendre soin du bien-être des autres se résume à être des sensibleries. J'imagine que si elle avait écrit son livre aujourd'hui, elle y aurait inclus une pique contre les sensitivity readers, puisque c'est la nouvelle marotte de nos "élites" de la littérature. D'ailleurs je suis étonnée de n'avoir pas vu une seule mention contre l'écriture inclusive, tiens.

Je ne pense pas exagérer en disant qu'elle critiquerait les sensitivity readers si cette notion avait été plus connue au moment où elle a écrit son bouquin, parce qu'elle se moque particulièrement de la "parole des concernés". Là on voit bien que le politically correct, elle s'en fiche, et qu'elle parle bien du "wokisme" (qui n'existe pas hein. C'est une notion de réacs qui pensent que les wokes vont trop loin). Parce que le politically correct ne s'inquiète pas des concernés. Au contraire, il parle à leur place et décide à leur place de ce qui est convenable ou non. Lorsque l'autrice inclue l'idée que son Feel Good s'inquiète de l'authenticité et de si leurs auteurs sont concernés ou non, elle est encore une fois à côté de la plaque. Elle met sur le devant de la scène des disputes de militantisme, alors que la question de la parole des concernés est une vraie question. Elle fait comme si cette question n'avait plus lieu d'être, comme si aujourd'hui encore on n'avait pas sur nos plateaux de télé des brochettes de vieux mecs blancs pour nous parler des utérus des femmes!

Régulièrement d'ailleurs, revient l'affirmation que s'interroger sur le contenu des bouquins, sur notre façon de parler, est en fait inutile et n'aide pas les gens minorisés. Comme si la fiction n'avait aucune influence sur la façon de penser des gens. J'imagine que tous les sociologues et linguistes qui se sont penchés sur la question par exemple du sexisme dans le langage courant ou dans la formulation des intitulés des articles parlant de femmes célèbres ou de féminicides, sont en fait des guignols qui racontent n'importe quoi. J'avais l'impression de voir une discussion sur twitter, où dès qu'une féministe parle de langage, on vient lui répondre de s'inquiéter plutôt des femmes mutilées dans tel ou tel pays, comme si on ne pouvait pas combattre le sexisme sur plusieurs fronts.

Plus on avance dans le livre, plus l'univers dépeint ne tient pas. L'idée des tests ADN semble n'avoir atterri là plus pour cocher le bingo de la dystopie que par une véritable réflection. La sphère d'influence de la maison d'édition Feel Good devient complètement illogique. On finit par se demander comment une seule maison d'édition peut envahir à ce point la société, alors que les maisons d'édition sont loin d'être les plus influentes en termes de pubs agressives (la mode? le ciné? les plateformes de streaming? les jeux vidéos?). Dans un pareil sujet, on aurait pu s'attendre à voir une critique du monopole, du rachat de toutes les petites maisons d'éditions par un seul gros nom, et de l'agenda qui va avec ce gros nom. Vous savez, comme chez nous où c'est devenu un vrai problème et où le gros nom en question est loin d'être woke! Mais non, c'est à peine si le patron de Feel Good est mentionné, et on ne sait pas ce qu'il devient après que Feel Good fait faillite. Alors qu'on sait très bien ce qui se passe dans ces cas-là : le gros nom licencie tout le monde, se casse avec l'argent, et va recommencer plus loin. On ne comprend d'ailleurs pas très bien pourquoi même Feel Good fait faillite, puisqu'on ne nous mentionne aucun gros concurrent ni de réaction de la part des lecteurs. Comme si finalement leur lavage de cerveau qui fonctionnait si bien, aurait subitement arrêté de fonctionner, et l'ensemble des lecteurs se serait soudainement réveillé et cessé d'un bloc de consommer leurs produits aseptisés. Où sont les concurrents? Où sont les lecteurs mécontents? On mentionne des gens qui taguent des dessins de cerveaux, comme si il y avait une espèce de résistance, mais c'est creux, c'est vide, on n'y croit pas. Une autre case dans le bingo de la dystopie.

Tout ce blabla juste pour nous assener des leçons de "ah là là, le wokisme va tuer la fiction...", comme si on n'avait pas là, juste sous notre nez, le plus gros danger pour la fiction et ses auteurs actuellement... l'intelligence artificielle, non, on n'en parle pas?

Quelqu'un avec un peu de sens critique et de connaissances sur le sujet peut certainement trouver des passages pertinents à ce livre. Mais je suis sûre que la plupart des gens ne retiendront de cette bouillie qu'un essai anti-wokisme. Les réacs vont lire ce livre, et au lieu d'y voir une fable, vont le brandir en hurlant qu'ils avaient raison, que les wokes sont partout, que le lobby LGBT+ existe, etc, etc.

Une grosse déception, vraiment.
Profile Image for Eva.
58 reviews1 follower
May 9, 2025
« Sensibilités » suit une femme obsédée par le bien, le fait d’être une femme bien, d’être, je cite, « feel good ». Pour cela, elle se concentre uniquement sur son travail de salariée d’une maison d’édition, jusqu’à l’obsession, jusqu’à être complètement coupée du monde extérieur. Son travail devient sa raison d’être, elle doit faire de la littérature un milieu sans risque, « feel good ».
C’est Black Mirror ou quoi.
Un récit qui a comme volonté de dénoncer, peut être le politiquement correct, les extrêmes, la société capitaliste, je ne sais pas trop.
Les derniers chapitres m’ont laissé sur ma faim.
Profile Image for Mathieu D'Amours.
1 review1 follower
December 29, 2024
J’aurais voulu aimer… la proposition m’intéressait et il me semble qu’il y avait ici beaucoup de potentiel pour une réflexion poussée sur ce thème des sensibilités en littérature.

Mais nous avons surtout droit à une fable si grotesque qu’elle sabote dès les premières pages toute possibilité d’une réflexion digne de ce nom. Tout est caricatural, surligné mille fois, sans subtilité ni intelligence dans le traitement du thème. Le style est quelconque, mal assuré, les dialogues et les personnages vides.

Profile Image for Lena.
108 reviews5 followers
March 1, 2025
Je suis partagée. J’ai bien aimé le style, j’ai trouvé certains passages assez drôles et la construction est plutôt originale et efficace pour allier roman et dénonciation. Mais. Je ne suis pas sûre d’avoir compris l’objet de la dénonciation et je trouve qu’on risque parfois de tomber dans le « on ne peut plus rien dire ». Le livre se lit rapidement mais les ficelles tirées se répètent au fil du récit ce qui rend à devenir un peu ennuyant à terme.
Profile Image for Manonn.
41 reviews2 followers
February 24, 2024
Un roman qui est totalement entré dans le chapitre que j’ai étudié en cours, il était très intéressant !
Je pourrai juste reprocher le fait qu’il était parfois tiré en longueur et manquait des petits trucs auxquels je m’attendais. Une auteure que j’apprécie énormément mais après avoir lu une autre œuvre, j’ai été légèrement déçue..
Profile Image for Zoé.
62 reviews
August 22, 2025
j’ai du le lire pour mon mémoire, c’est une dystopie dans laquelle l’autrice imagine que les livres ne seront produits en évitant de heurter les lecteur.trice.s , l’auteure cherche ainsi à dénoncer les lecteur.trice.s sensibles qui existe actuellement dans le monde de l’édition. C’est un roman d’opinion et je n’ai pas vraiment le même avis que l’autrice.
Profile Image for Mariou.
27 reviews
February 9, 2025
J'aurais aimé aimer ce livre, il parlait de deux sujets que j'aime : es meurtres et l'édition. Mais j'ai trouvé ce livre, pourtant court, rébarbatif. Je n'arrive pas à savoir si c'est un roman satirique ou non. S'il est satirique, bien joué, si non... flop
Profile Image for LuckyVV.
403 reviews10 followers
February 28, 2024
Chouette coup de coeur de cette rentrée littéraire, complètement loufoque et pourtant très proche de la réalité, servi par une belle écriture qui va droit au but.
Profile Image for Tssa.
7 reviews
July 22, 2024
J'ai adoré. Tania de Montaigne est une autrice que j'ai découvert avec "Noire" et ce livre est d'un style différent mais plaisant à lire. Parfait.
10 reviews
December 21, 2025
Innovant. Intéressant.
Cette fiction d’une idéologie de perfection et d’attention permanente sur ce qui est dit ou fait en dit long de notre société.
52 reviews3 followers
March 30, 2025
J’ai trouvé ce live brillant ! Pourtant, je n’étais pas sûre de bien comprendre la démarche de l’autrice. Est-ce que son roman satirique visait à se moquer des nouvelles pratiques éditoriales visant à plus de diversité et d’inclusion ? Il m’a fallu le lire pour y voir plus clair.
Il s’agit bien d’une satire sociale. Mais au-delà des pratiques éditoriales et des débats qu’elles peuvent susciter, l’autrice dénonce l’engagement de façade, utilisé comme un outil de marketing ou comme faire-valoir, ainsi que notre difficulté à nous confronter aux réalités qui nous dérangent. Par exemple, le fait d’affirmer lutter contre le racisme mais refuser d’aborder frontalement des problématiques raciales. Parmi les mots qui dérangent se trouve le terme « noir. » Je ne compte plus le nombre de fois où les Blancs ont tout fait pour ne pas avoir à dire que j’étais noire, parce que c’est tabou pour certains. J’ai toujours trouvé ça complètement absurde. C’est cette même absurdité qu’on retrouve dans ce roman. Des situations ridicules s’enchaînent au nom du politiquement correct et du Bien. Oui c’est trop gros pour y croire et pourtant ça résonne tellement avec ce que je vis. J’aime quand les auteurs écrivent sur leur temps et j’ai aimé voir à quel point cette fable était ancrée dans le réel. Malgré ses bonnes intentions, la protagoniste ne cherche pas à bien faire mais plutôt à bien vendre.
Alors que les mots disparaissent progressivement (la protagoniste, complètement aseptisée, n’est d’ailleurs pas nommée), le récit prend un tournant dystopique et nous fait réfléchir sur la littérature. C’est un livre qui aborde plein de sujets sans les nommer directement : inégalités, paradoxes de la cancel culture, critique du capitalisme. Quelques mesures ne suffisent pas pour être engagé. La diversité et l’inclusion doivent être accompagnées d’un changement de mentalités et d’une remise en question d’un système dont on est peu à sortir gagnants.
Bref, c’est une lecture géniale et très originale ! La littérature ne peut pas toujours être feel good comme l’explique l’autrice. Il faut aussi qu’elle dérange et fasse bouger les choses !
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