Azza Filali est née en 1952. Elle est professeur de Gastro-entérologie à l'hôpital La Rabta à Tunis. Elle a par ailleurs obtenu un master en philosophie à l'université Paris-I en 2009.
Son premier livre Le Voyageur immobile (Alif – Les éditions de la Méditerranée, 1991) était un essai sur la pratique médicale. Ont suivi un second essai Le Jardin écarlate en 1996, puis Monsieur L (roman, Cérès, 1999), Les Vallées de lumière (roman, Cérès, 2001), Propos changeants sur l'amour (nouvelles, Cérès, 2003), Chronique d’un décalage (roman, Mim éditions, 2005). En 2007, elle est invitée en résidence d’écrivains, ainsi que les auteurs Théo Ananissoh, Hélène Gaudy, Frank Secka et Claude Rizzo, par l’Institut français de coopération de Tunis, autour du thème « Regards sur l’adolescence tunisienne ». Vie de miettes, un conte, paraît dans le recueil Vingt ans pour plus tard (elyzad, 2009). Aux éditions elyzad sont publiées également L’heure du cru (2009), Prix spécial du jury Comar 2010, « Quatre-vingt-dix jours » in Enfances tunisiennes (2010).
Une prémisse intéressante autour de la place des femmes dans la ruralité djerbienne, mais un développement hasardeux qui s'est perdu dans une romance floue. Le thème de base qui m'a attiré est très largement sous développé malheureusement.
C'est un voyage au cœur des contradictions féminines. Azza Filali, à travers le personnage d'Emna, une avocate tunisienne confrontée à la réalité des femmes d'un village traditionnel, nous invite à une réflexion profonde sur les notions de liberté, de tradition et d'identité.
L'écriture est fluide. Le style est à la fois élégant et accessible. L'auteure parvient à créer des images vives et des descriptions sensuelles qui transportent le lecteur au cœur de l'intrigue. On se retrouve face à une exploration nuancée de la condition féminine : en confrontant les valeurs urbaines d'Emna aux traditions des femmes de Tezdaïne, l'auteure nous offre une vision complexe et nuancée de la condition féminine. Elle montre que les femmes ne sont pas des victimes passives, mais des êtres qui luttent pour leur émancipation, chacune à sa manière.
Le roman soulève également des questions essentielles sur l'identité, la tradition et la modernité. Où se situe la frontière entre l'authenticité et le conformisme ? Comment concilier ses aspirations personnelles avec les attentes de la société ?
Azza Filali dresse un portrait critique, mais nuancé, de la société tunisienne. Elle dénonce les inégalités, les préjugés et les traditions qui entravent l'émancipation des femmes, tout en reconnaissant la complexité des enjeux.
L'auteure nous dépeint des personnages tous profondément humains, avec leurs forces et leurs faiblesses. Bien que l'histoire se déroule en Tunisie, les thèmes abordés sont universels.
Did not finish; severely underdeveloped narrator (though the same goes for the other characters) making it hard to care about anything. As for the plot, it tries very hard to go somewhere but ends up going nowhere. 💔
Encore une fois, certaines remarques liées à l’Islam ne m’ont pas trop plu. Mais, dans l’ensemble, j’ai bien aimé cette illustration d’une sororité intime entre ces femmes tunisiennes. J’ai déploré malgré tout un réel aboutissement de cette union féminine à la fin du roman.
Dès les premières lectures, j'ai été séduite. Cette avocate moderne, originaire de Tunis, vient à Djerba pour une mission professionnelle. Mais elle se rend rapidement compte que c'est un travail fastidieux. Les personnes qu'elle rencontre ne sont pas totalement indifférentes à Emna. Sans le vouloir, elle mène une quête personnelle. "Malentendues", c'est pour montrer la force des femmes dans leur différence. On observe une solidarité féminine dans les traditions. La voie vers les droits des femmes n'est pas perçue comme essentielle pour certaines, mais la question finit par se poser.