Chanté, célébré, idéalisé, l'amour amoureux est un refuge affectif, source de complicité, de plaisir sexuel partagé, de confiance en soi et en l'autre. Mais les chansons, comme la vie, disent aussi qu'il n'est bien souvent qu'une parenthèse enchantée et que le refuge se transforme trop vite en cage. Majé Tillous en a eu marre, un jour, de tomber cÅ“ur et corps dans le même piège. Plutôt que de croire à toute force que l'amour, mono ou poly, peut chaque fois être réinventé, mieux vaut lui tourner le dos, faire sans et lui préférer la tendresse radicale. Ce texte est le récit d'une dissidence affective.
Pas convaincue, et d'autant moins que la majorité des points présentés comme objectivement avérés sont basés sur le vécu de l'autrice, ce qui - sauf update récent dont je n'ai pas été mise au courant - ne constitue PAS de la sociologie.
La meuf a quand même osé boucler son essai/témoignage en disant « ici aussi "Silence = Mort" » en parlant du silence qui entoure des relations hétérosexuelles ??? L'indécence, pitié.
Pas convaincue par le postulat de départ ni par la conclusion. Ça ne m'aurait pas dérangé si c'était, comme l'indique la quatrième de couv, un témoignage personnel. Cependant, je suis très étonnée que l'autrice tire à ce point des généralités d'un point de départ personnel visiblement très douloureux en interrogeant assez peu les dynamiques systémiques à l'œuvre.
2.5/5 Rien de très nouveau dans ce livre pour les personnes qui ont déjà beaucoup lu sur le sujet (Chollet, Tuaillon etc). Quelques anecdotes intéressantes mais un postulat de base qui ne m’a pas convaincu: il faudrait arrêter d’aimer car les ruptures sont trop douloureuses.
Je pense que c’est un ouvrage extrêmement introductif sur les réflexions autour de l’amour, des relations amoureuses et sexuelles. Et que vraiment je ne suis pas le publique visé. J’ai eu l’impression qu’elle enfonçait des portes grandes ouvertes, que sa vision de l’amour se passe complètement de faits socio-culturel, de contexte et surtout de réflexions profondes sur la question de comment relationnier. C’est vraiment la réflexion basique de l’amour et le couple ce n’est pas naturel, on y a accordé énormément d’importance mais c’est pas censé définir ton existence. Et je suis d’accord mais vraiment ça n’apporte rien de plus… Et le problème c’est pas tant que c’est introductif, c’est plus que c’est un peu proposé comme une réflexion sur le couple et l’amour alors que à mon sens pas du tout. C’est plutôt un récit et un témoignage très personnel de comment l’autrice considère l’amour et ses relations après avoir décortiquée celles de son passé. Bref pour être franche j’ai lu la moitié sérieusement (d’ailleurs a des moments les tournures de phrases sont complexes pour absolument aucune raisons. C’est illisible limite) et j’ai feuilleté rapidement la seconde moitié. C’était nul ! 👎 (Et j’ai l’impression en lisant les autres reviews que je suis pas la seule à avoir pensé ça…)
Le postulat de départ m’a attirée, il est intéressant et j’en attendais beaucoup. Mais on dirait que Majé n’a pas réussi à choisir : raconter son histoire, ou creuser la déconstruction de l’amour dans un essai. Résultat, on reste sur sa faim dans les deux cas. Il y a trop de retenue pour un livre très personnel, ça se lit comme une auto-analyse un peu distanciée, qui essaie surtout de justifier sa méthode de survie. Et le penchant essai mériterait une réflexion plus poussée, sourcée et organisée pour nourrir la mienne. Ici tout est mêlé : sa lignée « illégitime », les attachements pathologiques, le patriarcat, l’hétéronormativité, la jalousie… et il reste trop de noeuds pour en tirer un essai sur l’amour. Les ingrédients étaient là pour son véritable récit autobiographique, si Majé avait vraiment osé tout donner d’elle. J’aurais plaisir à le lire!
Introduction très en surface et chaotique d'une réflexion sur arrêter d'expérimenter l'amour romantique Mais c'est tellement le bazar dans la logique de l'autric... Je trouve qu'elle fait énormément d'amalgames d'idées et de concepts amour-dependance-liens affectifs. Et elle ne parle au final de rien en profondeur
je comprends le constat initial mais c'est finalement à la fond assez pauvre et assez péremptoire et arrogant ensuite + l'oscillation entre le format essai et témoignage personnel fonctionne pas très bien sur un format si court
Pensée radicale, lecture indispensable : un livre honnête, accessible, rempli de bienveillance et nourri d'une bibliographie riche qui n'alourdit pas le propos. Cette réflexion sur l'amour est inspirante, et vient perturber sainement les fondements de l'idéologie amoureuse. Le mot "détruire" n'a jamais été aussi bienfaisant, ni employé à si bon escient !