J’imagine qu’il y a des chasseurs plus sérieux que moi qui boivent pas de bière qui écrivent pas des poèmes sur leur cellulaire qui regardent la météo avant d’aller dans le bois pour éviter de se ramasser sous la pluie à cinq degrés dans un vent qui tourne ceux qui se maquillent la face en motifs de camouflage ceux qui callent le buck et qui s’aspergent de pisse de femelle en chaleur moi je chasse comme je pêche pas très bien en écrivant des poèmes en me réchauffant l’intérieur comme je peux en imaginant des créatures inventées sur fond de feuilles brunes et de feu
Au croisement du recueil de poésie et du magazine de chasse et pêche, Cariacou nous entraîne dans les récits de chasse et les souvenirs de petit homme, de l’odeur du début de l’automne à la solitude d’un novembre mouillé, en passant par les histoires de braconnage et l’allée 58 du Canadian Tire. À lire dans le bois, silencieusement, pour ne pas déranger les chevreuils.
Mais à quel point j'ai aimé lire ce petit livre! Entre poésie, prose et segments tirés de sources informatives, c'est difficile de savoir ce qu'est vraiment cette oeuvre avant d'en avoir lu une bonne partie. Personnellement, je le qualiferait d'oeuvre poétique libre, mais c'est avant-tout une fenêtre ouverte dans la tête de l'auteur, et c'est ce que j'ai aimé par-dessus tout.
L'union de la chasse et de la poésie est loin d'être la première qui nous viendrait à l'esprit en terme de mariage de genre et de sujet. C'est un angle singulier, cela va sans dire, mais il est le fruit de l'identité de l'auteur.
Tsé, quand au travers a lecture tu as l'impression de pouvoir voir la main qui a écrit les mots, que les paroles semble si prêt du coeur de l'auteur, qui tu as l'impression de connaître une partie de son indentité. Ben, ça c'est Cariacou.
Le monde d'Olivier Lussier, c'est un chasseur qui va dans le bois pour chasser, mais qui écrit au final des poèmes sur son cellulaire avec les mains gelées. C'est le garçon qui rate un tir et qui prend conscience du poids qu'est l'acte de tuer. C'est l'homme qui à en mémoire tous les hommes qui lui ont appris à chasser, à tracquer, et qui réfléchit sur cet héritage pour l'adapter à ses propres valeurs. Dans l'univers d'Olivier Lussier, il y a aussi ce poète qui réfléchit à la mort et à la vie, coucher sous une épinette en plein mois d'octobre. Il y a un écrivain qui tente d'appliquer des conseils de chasse à notre quotidien. Il y un humain qui ne semble pas croire avoir sa place entre les chasseurs ou les poètes, mais qui au fond nous montre qu'on peut très bien être les deux.
ce livre-là je l'ai vu pis j'ai eu l'impression qu'il avait été écrit pour moi parce que mon père c'est un chasseur qui a appris à ses enfants à chasser pis moi j'écris des poèmes dans mon cell. je voulais le lire vite parce que j'avais hâte d'avoir lu chaque mot, chaque phrase, mais je voulais pas le finir je voulais pas que ma lecture se termine parce que j'avais l'impression de revivre des histoires racontées par mes oncles et des moments avec mon père et je voulais profiter de cette nostalgie le plus longtemps possible. le père d'olivier c'est mon père qui m'apprend à tirer du gun, c'est mon père qui m'apprend à marcher en forêt sans faire de bruit, c'est mon père qui regarde au loin en conduisant, au bout du champ juste avant la forêt en espérant apercevoir un buck. et ce qui est merveilleux de ce livre-là c'est qu'on n'a pas besoin de connaissances sur la chasse et encore moins d'un père chasseur pour apprécier l'écriture d'olivier lussier.
Quelle fantastique lecture: un périple, une brèche dans un autre univers, celui de la chasse, celui de la nature frette et pas poétique, celui des bières, des pères, des braconniers, des animaux qu'on chasse ET qu'on aime infiniment.
C'est une *fort heureuse* rencontre entre poèmes, récits, documentaire... Ça se lit bien; ça se relira assurément aussi bien.
« y'existe juste trois types de chasseurs ceux qui connaissent la sensation le brûlement des organes être envahi du désir de disparaître après avoir manqué un chevreuil ceux qui ont jamais chassé assez pour connaître ce qui s'empare de l'être pour avoir déjà voulu tout abandonner après avoir manqué un chevreuil pis les braconniers »
"Ravage, c'est un lieu de refuge dans lequel le cerf de Virginie se retire quand l'hiver pogne. Ravage, c'est le nom de l'auberge d'une pourvoirie quelque part à Charlevoix. Ravage, c'est aussi ce qu'il reste de moi quand les choses qui volent s'écrasent quand les oiseaux migrateurs décrissent quand ni les chevreuils ni les amours viennent aux pommes."
"j'écris pas ce texte c'est le silence c'est les glands de chêne c'est l'eau qui coule c'est l'humidité du sol l'odeur de la terre l'enfant qui court dans le bois celui qui tient l'arme d'acier mais qui a pas encore touts ses dents d'adultes j'écris pas ce texte c'est l'enfant qui se cache"
Jolie lecture pendant laquelle j’ai souri à quelques reprises. L’auteur a le tour de nous faire vivre ses émotions. Quand il raconte son histoire de braconnage (pas lui mais il en est témoin), on sent le profond malaise. Quand il parle du buck fever, on sent la fébrilité. Ce que j’ai préféré, ce sont ses souvenirs d’enfance… et sa recette de chevreuil bourguignon!
Bref, si tu aimes la chasse (ou que ton conjoint est chasseur) et que t’aimes la nature, ce recueil est pour toi. Encore plus si tu aimes la poésie.
Très beau recueil de textes tournant autour de la pratique de la chasse. Il y a des passages magnifiques qui vont parler même à ceux qui ne sont pas des adeptes de la pratique. Lussier nous mène jusqu'à sa petite cache froide et la forêt nous envoûte. Il y a quelque chose de méditatif, sans pour autant verser dans le pseudo mysticisme sylvestre. 3.5
C’est un magnifique livre sur un sujet qui ne m’a jamais intéressé. La chasse. La poésie est brute et accessible. Mais pas simpliste. Le passage sur « Aller aux rumeurs » m’a touché. Le respect de l’auteur pour les bêtes est apaisant.
Ce livre m’a rappelé des beaux souvenirs de voyages de pêche. Gros coup de coeur.
J’ai eu beaucoup de plaisir à lire ce petit livre, difficile à classer (entre fragments, poésie et informations sur la chasse). Qui aurait cru que j’aurais autant aimé cette lecture qui se s’intéresse à la chasse? Ma collègue m’en avait parlé en bien, et je me suis lancée dans cette lecture aujourd’hui! Je n’ai pas été déçue! Quel plume et quelle poésie! Un coup de cœur, assurément.
Ça m’a fait du bien comme lecture. Mon côté fille de région était comblé, je pouvais imaginer ma famille dans ces situations. J’ai appris, j’ai souris souvent , j’étais nostalgique, j’avais le goût de me réfugier dans le bois pour y écrire des poèmes moi aussi. J’aimerais le relire à l’automne pour en être encore plus imprégnée !
Je connais rien à la chasse, ça ne m’intéresse pas du tout. J’ai choisi de lire ce livre pour le sortir de ma zone de confort et my god je m’attendais pas à ça. L’introspection, la poésie, les histoires de famille, j’ai bien aimé!
Je l'ai beaucoup aimé, surtout les descriptions de la nature. Le personnage principal est très drôle, mais aussi très triste, et peut-être trop sensible pour la chasse !
Une oeuvre mixte, qui chemine, avec une prose maîtrisée et originale, en territoires de chasse où le narrateur en quête de bêtes, de nature, de sens, nous dévoile toute sa vulnérabilité et sensibilité.
2.5⭐️ Je pense je suis pas vraiment le public cible finalement. J’ai quand même apprécié quelques passages et c’était assez dans le thème de le finir en camping un matin d’automne!
Mention spéciale à cette phrase « fucking oiseau paulo coelho fuck you tu m’gosses décrisses. »
Simplement un coup de cœur, une lecture d'automne parfaite pour ceux et celles qui ont connu dans leurs tripes le bois et la chasse, de près ou de loin.
« Je m’imagine être la bête transpercée de la flèche et ça ne me fait peur que parfois
le reste du temps ça me terrorise »
Manuel de chasse à l’usage des poètes. Clairement je ne suis pas le public cible, mais ça ne m’a pas empêché d’apprécier ma lecture. Ça m’a fait penser à mon père, à ses saisons de chasse, à tout ce qu’il nous en partageait. C’est touchant de voir un chasseur écrire de la poésie sur sa réalité. Ça rajoute une touche de douceur et de beauté à un acte qui n’est pas beau et doux d’emblée.
J'ai vraiment aimé cette lecture. J'ai trouvé le début un peu long, mais j'ai lu les cent dernières pages d'une traite. Seul bémol, personnellement, ça me gosse un peu quand l'auteur fait des références qui semblent un peu sorties de nulle part. Ici, je trouvais que les références à QRBP, Molchat Doma et les Colocs, entre autres, me sortaient de l'univers un peu mystique du livre, brisaient le rythme et me ramenaient à la réalité.
Wow! Une de mes meilleures lectures jusqu’à maintenant. Je ne croyais jamais lire un livre sur la chasse et aimer ça. J’ai trouvé ce livre par hasard et j’ai l’impression qu’il m’attendait. C’est incroyablement bien écrit et j’ai beaucoup appris sur la chasse et tout ce qui l’entoure dans une sensibilité inouïe.
C’est rafraîchissant de lire un livre sur une thématique inhabituelle: la chasse. C’est un mélange de poésie, fun fact sur la chasse et livre humoristique. Je ne suis pas du tout une fanatique de chasse et pourtant je l’ai dévoré!
Personnellement je ne l’ai pas terminé. C’était bien écrit, mais je n’étais pas dans le bon mood je crois. Je ne suis pas une fan de poèmes et ceux-ci ne m’ont pas rejoins. Je me suis rendu jusqu’à la page 75.
Il s’agit d’un recueil de type poétique racontant la période de chasse selon l’auteur. Je n’ai pas l’habitude d’apprécier la poésie en tant que tel, mais j’ai bien aimé la formule de cet auteur. De plus, c’était la période idéale pour entamer ce genre de lecture.