Mille sensations parcourent ce bref recueil de poésie. Bien que le tout manque particulièrement d’uniformité, on y décèle un amour sans borne pour le territoire, pour la langue, pour la filiation. L’autrice, qui est Métis, fait honneur aux siens, autant ceux du présent que ceux du passé, en mettant en avant-plan les richesses du patrimoine de sa communauté. Même si, à quelques moments, le propos paraît un brin trop personnel pour être compris du lectorat, les mots qui le porte sont fignolés d’une belle façon.