Appartenir s’ouvre sur une lettre adressée aux enfants du poète : Léo, Juliette, cette nuit, j’ai traversé l’Atlantique. Ainsi commence le journal poétique d’une vie sur la route, de voyage en voyage jusqu’aux territoires abandonnés de l’enfance. D’Uppsala en Suède au quartier de Rosemont Petite-Patrie, en passant par Berlin, New-York et Quetzaltenango, le recueil est traversé d’un désir ambigu : s’ancrer dans un lieu ou le fuir? Partir ou rester? Appartenir à un pays ou se tenir à part, dans l’ailleurs accumulé des nombreux déplacements. À la fois récit d’immigration et déambulation littéraire dans les espaces de la mémoire, la poésie d’Hector Ruiz devient une quête d’appartenance au présent, afin d’offrir un leg aux enfants qui incarnent, dans l’indicatif du lieu, les plus fortes racines.
Un superbe texte intime et pourtant universel sur le sentiment d'appartenir (ou non) à son environnement, à la société qui nous entoure. Nous suivons Hector Ruiz sur la route dans autant de voyages et migrations initiatiques que de réflexion sur le besoin d'accepter la découverte de soi pour grandir.