"Le printemps, le printemps arrive ! Je suis assis sous ma fenêtre et mon regard, par-delà la rivière, va se perdre dans les champs. Ô nature ! Nature ! Je t'aime si fort, et pourtant je suis sorti de tes entrailles incapable même de vivre. Tiens, un moineau mâle qui sautille, les ailes écartées ; il crie, et chacune des notes de sa voix, chacune des petites plumes ébouriffées de son corps minuscule respire la santé et la vigueur... Que faut-il en déduire ? Rien. Il est sain, il a le droit de crier et d'ébouriffer ses plumes ; et moi je suis malade, et je dois mourir, c'est tout." Un récit crépusculaire et contemplatif, sous forme de journal intime, par la grande plume russe de Premier amour.
Journal intime rédigé par un homme en attente de sa mort. Ce dernier expose sa prise de conscience d'être un homme de trop, un homme incapable d'influencer sa vie ou celle des autres, au travers d'un épisode amoureux plein de déception.
« Les hommes il y en a de mauvais, de bons, d'intelligents, de bêtes, d'agréables, de déplaisants; […] Tandis que moi... de moi, il n'y a pas moyen de dire autre chose : homme de trop, c'est tout. »