J’ai vu passer ce roman un jour par hasard et c’est là que j’ai découvert son existence. Je n’ai même pas pris le temps de lire le résumé, j’ai eu de suite envie de le lire. Phantom Manor c’est vraiment mon attraction préférée à Disneyland. Clairement je l’aime tellement que je pourrais passer ma journée dans cette attraction. Quand je vais à Disneyland c’est l’attraction que je fais le plus tellement je l’aime. Alors un roman qui parle de l’histoire de l’attraction? Mais bien entendu que je voulais le lire. Et ce fut un gros coup de coeur pour moi. Je me suis régalée comme jamais, c’était une merveilleuse lecture que je ne peux que vous conseiller.
L’auteur, Arthur Etchev décide de donner une nouvelle dimension à la légende de Mélanie Ravenswood en publiant Phantom Manor : La légende de la mariée, un roman qui réinterprète l’histoire de Mélanie en mêlant passé et présent, enquête et horreur gothique. Ce livre plonge le lecteur dans un récit mystérieux et nostalgique, fidèle à l’ambiance de l’attraction tout en lui apportant une touche personnelle. Dès les premières pages, Arthur Etchev place le lecteur au cœur d’une atmosphère sombre et évocatrice. Son approche est très visuelle, avec des descriptions détaillées qui rappellent celles d’un scénario de film ou d’un conte gothique. L’une des grandes forces du style d’Arthur Etchev est son utilisation des sens pour immerger le lecteur. Il joue beaucoup sur, les textures : la poussière, les étoffes anciennes, la sensation du bois usé sous les doigts. Les bruits inquiétants : craquements, murmures, bruissements. Mais aussi les jeux de lumière et d’ombre, notamment autour des chandelles et des éclairages surnaturels.
L’univers de Phantom Manor est l’une des légendes les plus captivantes de Disneyland Paris. Attraction emblématique du parc, elle propose une version plus sombre et immersive de la célèbre Haunted Mansion américaine. Parmi les éléments les plus marquants du manoir hanté figure le personnage tragique de Mélanie Ravenswood, une mariée abandonnée et condamnée à errer éternellement dans l’ombre. Pendant ma lecture, j’ai vraiment eu l’impression d’être dans l’attraction. Il y a un tas de référence à l’attraction et quand on est fan ça fait tellement plaisir de retrouver toutes ces petites choses. L’un des aspects les plus fascinants du roman c’est donc clairement la richesse de son univers. L’univers du livre repose sur trois piliers principaux : les esprits et la mariée, Thunder Mesa et son histoire sombre et Phantom Manor, un manoir figé dans la malédiction. Parlons d’abord de la ville de Thunder Mesa. Fondée grâce aux riches gisements d’or découverts dans les montagnes Big Thunder, la ville devient prospère sous l’impulsion de Henry Ravenswood, propriétaire de la mine et patriarche de la famille. Il est un homme puissant, respecté mais aussi craint, car il contrôle d’une main de fer toute la cité. Les mineurs murmurent que Big Thunder est un lieu sacré pour les esprits anciens et que les fouilles d’Henry Ravenswood ont provoqué leur colère. Beaucoup croient que la ville est maudite et que sa richesse est bâtie sur une terre en sursis. Il y a ensuite Phantom Manor ou plutôt Boot Hill Manor. Le manoir des Ravenswood est clairement au coeur du roman. Cette demeure, autrefois symbole du pouvoir et de la richesse familiale, devient un véritable tombeau hanté après les événements tragiques du mariage de Mélanie. Phantom Manor est une immense demeure victorienne, inspirée des grandes maisons gothiques que l’on retrouve dans la littérature horrifique. Dans le roman, le manoir n’est pas qu’un décor, c’est un être vivant, un lieu qui réagit aux émotions et aux événements qui s’y déroulent. Ses murs semblent garder en eux la douleur du passé, et l’atmosphère y est toujours lourde, marquée par la mélancolie et la peur. En ce qui concerne les esprits, Mélanie est la figure tragique du roman. Promise à un bel avenir, elle devient prisonnière du manoir après son mariage avorté. Dès le début du roman, Mélanie est décrite comme une présence à la fois belle et terrifiante. Elle erre dans le manoir, hantant les couloirs, appelant son fiancé disparu et attendant un jour qui ne viendra jamais.
L’un des autres points forts du roman c’est incontestablement les personnages. Chacun d’eux est marqué par le poids du passé, une destinée tragique ou un lien étroit avec la légende du manoir. La famille Ravenswood est au cœur de l’histoire, tant dans la légende de Thunder Mesa que dans l’intrigue du roman. Leurs choix, leurs secrets et leurs tragédies hantent encore Phantom Manor. Fille unique d’Henry Ravenswood, Mélanie est une jeune femme pleine d’espoir et d’amour, promise à un mariage avec un homme qu’elle aime sincèrement. Elle rêve d’échapper à Thunder Mesa, de vivre une vie loin de l’influence de son père. Le jour de son mariage, son fiancé disparaît mystérieusement, et elle reste seule, en robe blanche, attendant un bonheur qui ne viendra jamais. Piégée dans le manoir, elle devient un fantôme errant, revivant sans cesse son dernier jour, appelant encore et toujours son fiancé. Mélanie oscille entre espoir et désespoir, entre une jeune femme lumineuse et une âme tourmentée par l’attente. J’ai beaucoup aimé le personnage de Lily. Elle semble avoir un don, elle ressent des émotions qui ne sont pas à elle. Elle a parfois aussi accès à des souvenirs qui ne sont pas les siens. Elle ressent une connexion étrange avec Mélanie, comme si son esprit voulait communiquer avec elle. J’ai beaucoup aimé la voir être aidé de ses amis. Il y a Will, un des habitants de Thunder Mesa, elle se lie d’amitié avec lui. Mais elle a aussi ses amis d’avant son déménagement, Abi et Duncan. Ce que j’ai aimé avec eux, c’est le fait qu’ils n’ont jamais doutés de Lily. Ils l’ont toujours cru et font toujours tout pour l’aider.
Le roman Phantom Manor : La Légende de la Mariée d’Arthur Etchev est bien plus qu’un simple récit fantastique inspiré de l’attraction de Disneyland Paris. Il s’agit d’une œuvre immersive mêlant mystère, horreur gothique et drame romantique, où passé et présent s’entrelacent pour révéler une malédiction intemporelle. L’atmosphère est oppressante et mélancolique, un mélange de beauté fanée et de terreur rampante, où le passé refuse de disparaître. On se retrouve happé par la puissance évocatrice des lieux. Tout au long de ma lecture je n’avais envie que d’une seule chose : me téléporter à Disneyland et faire l’attraction un million de fois, heureusement que j’y vais au mois de mai sinon je crois que j’aurais du programmer une journée et vite haha!