Après avoir enchanté les lecteurs en réglant leur compte à ses souvenirs et à ses illusions perdues, l'ex-parolier de Zebda s'attaque au « vrai » roman pour raconter une émancipation tardive : celle d'une femme algérienne sacrifiée à sa mission de mère dans une France presque aussi rassie que raciste. Et comment, pour la rencontrer enfin, son fils - et toute la fratrie - devront apprendre, d'abord, à s'en séparer.Entre tendresse et cruauté, drôle et parfois - par surprise - bouleversant, "La Vie de ma mère ! " est une déclaration d'amour éperdu déguisée en portrait de femme crépitant.
La vie de ma mère nous amène au sein des relations familiales, oú l'amour et la haine se côtoient souvent. Ce récit analyse finement la complexité des sentiments entre membres d'une même famille, où trône celle qui nous a donné la vie mais aussi beaucoup d'attentes, de culpabilité, de possessivité. Dans un style littéraire raffiné, direct, sans faux-fuyants, Magyd Chérfi réveille une fratrie engourdie et passive pour révéler leur mère et lui rendre son autonomie. C'est fort, drôle, bouleversant, ça résonnera chez les lecteurs qui sont aussi parents, enfants, frères et sœurs. J'ai beaucoup aimé, un peu souffert aussi, en lisant ce formidable roman .
Disons plutôt 3,5. J’aime bien le style Cherfi, mais là, j’avoue que la ressemblance entre Magyd Cherfi et son narrateur Slimani, et entre « la vie de ma mère ! » et « ma part de gaulois/sarrasin » est trop flagrante et donne l’impression de lire le même livre avec les mêmes personnages. Déçue donc…
J'avoue ne pas réussir à poursuivre ma lecture en entier. C'est trop violent, trop intime, d'une brutalité dérangeante. Pourtant j'apprécie le noir, l'introspection et le fouaillage de tripes, mais franchement cette prose ne passe pas, je me sens voyeuse d'un déballage de linge très très sale. Le "style" n'arrange rien.
Une histoire complexe entre un fils et sa mère. Il est facile de s’identifier à cette mère qui au premier abord aigris mais qui cache des douleurs du passé. La plume est très agréable bien que cru ! J’ai adoré le développement mere/fils. L’aspect féministe est bien amené mais la fin est pour moi un peu tiré par les cheveux.
une grande claque, ce livre. c’est beau, drôle, politique, intime, émouvant. la longue confession quasi-oedipienne d’un fils devenu adulte, assoiffé d’amour maternel. une ode féministe, d’une certaine manière.
Beaucoup aimé, parfois ri, écriture très dynamique et agréable. La vie d'une famille kabyle, avec une mère un peu castratrice qui en se soignant se transforme. Drôle et émouvante