Jump to ratings and reviews
Rate this book

Histoire de la fille qui ne voulait tuer personne

Rate this book

Quand refuser de tuer vous met hors-la-loi.

Après la Décennie Terrible 2033-2043, qui a vu la population mondiale se réduire de moitié, chaque État a recomposé ses propres règles. La nouvelle Fédération européenne a fait le choix de la sagesse : sobriété écologique totale, égalité de toutes et tous, bannissement de la violence. Ada Veen, 17 ans, a été éduquée dans ce système qu'elle vénère. Mais la population vote par référendum le rétablissement de la peine de mort, pour l'exemple. À chaque exécution, c'est un citoyen tiré au sort qui sera chargé de cette funeste mission. Lorsque son nom est pioché parmi des millions, Ada décide de ne plus obéir, entraînant avec elle le garçon qu'elle aime.

357 pages, Kindle Edition

Published August 31, 2023

5 people are currently reading
64 people want to read

About the author

Jérôme Leroy

88 books11 followers

Ratings & Reviews

What do you think?
Rate this book

Friends & Following

Create a free account to discover what your friends think of this book!

Community Reviews

5 stars
12 (18%)
4 stars
22 (33%)
3 stars
21 (31%)
2 stars
8 (12%)
1 star
3 (4%)
Displaying 1 - 19 of 19 reviews
Profile Image for Julien L..
267 reviews49 followers
December 5, 2025
Après une série de catastrophes mondiales, l’Europe a bâti une société « soi-disant » parfaite : écologique, égalitaire… et officiellement non violente.
Mais un jour, tout bascule, la peine de mort est rétablie et pour exécuter les condamnés, ce sont des citoyens tirés au sort.

Le nom d’Ada sort, elle a 17ans et est la fille de la figure politique montante du parti.
On lui ordonne de tuer un homme qu’elle ne connaît pas. Elle refuse… que faire ? Obéir ou rester humain…

Un roman dystopique, tendu et moralement bouleversant.
448 reviews
April 12, 2025
Jérôme Leroy commence véritablement à tourner en rond, recyclant les mêmes idées jusqu’à l’épuisement. À cela s’ajoute un ton affreusement moralisateur, et des dialogues d’une naïveté presque enfantine. Les personnages, quant à eux, manquent cruellement de profondeur et de subtilité.
Profile Image for Aude Bouquine Lagandre.
725 reviews223 followers
May 21, 2024
Dans « Histoire de la fille qui ne voulait tuer personne » de Jérôme Leroy, nous sommes en octobre 2069 à Rouen, capitale de l’état français. Ava Veen, 17 ans, est née bien après la Décennie Terrible de 2033-2043 durant laquelle la moitié de la population a été décimée. Élevée selon de nouveaux préceptes, elle ne connaît rien du monde d’avant et s’est toujours pliée à l’éducation donnée par sa mère, la redoutable Clara Veen, conseillère du gouvernement de l’état français, dont les ambitions politiques sont sans limites.

Les différents pays se sont peu à peu effacés pour se rassembler autour d’une appellation commune, la Fédération Européenne. Dans l’ancienne « France », Vigdis Mendoza a rédigé un manifeste afin de mobiliser les habitants autour de l’Alliance du Vivant. La présidente Agnès Coeur est à la tête du pouvoir et tente d’organiser la vie de la cité, entre ceux du dedans et ceux du dehors, car une toute petite partie de la population vit à l’abri « dans une frontière qui ne disait pas son nom, constituée par des murs avec des miradors ou des kilomètres de barbelés longés par des patrouilles. » Une société utopique basée sur un fonctionnement à deux vitesses, où la majorité a été abaissée à 16 ans et où les grandes décisions se prennent par référendum.

En 2068, certaines associations ont milité pour un rétablissement de la peine de mort. À trente-cinq millions de signatures, le gouvernement est obligé de procéder à un référendum : le Référendum d’Initiative Populaire. Contre toute attente, y compris celle de la Présidente qui n’a pas pris parti sur le sujet, le rétablissement est voté à 82,5 %. Jusqu’au-boutiste, elle a quand même précisé que « puisque la sentence est rendue au nom du peuple européen, il est normal que ce soit le peuple européen qui se charge de son application. D’où le tirage au sort, la loterie monstrueuse pour désigner, au hasard, un bourreau. » Ainsi, lorsqu’une personne est condamnée à mort par un jury populaire, c’est ce même jury qui oblige de fait que le bourreau soit tiré au sort parmi la population. C’est précisément ce qui arrive à Ava Deen dans « Histoire de la fille qui ne voulait tuer personne ».

Ava est une Pionnière, une militante du régime en place. « Tout pour la Fédération, la Fédération avant tout ! » Abreuvée depuis sa tendre enfance par les préceptes enseignés par sa mère et la société, convaincue depuis toujours du bien-fondé des idées mises en place par le régime, Ava se retrouve assommée par les résultats de la loterie. Lorsque son nom apparaît, elle fait le douloureux constat de la différence entre la théorie et la pratique. Entre dire que l’on est pour exécuter un homme et l’exécuter soi-même, il y a un monde. Sauf que… personne ne peut se soustraire à la loi des hommes, pas même elle, fille de… Aidée par Jason Leurtillois, son ami de toujours, il n’y a plus qu’une seule solution : fuir. Fuir pour se soustraire à son « Devoir de citoyenne ». Mais fuir où ? Il faut déjà sortir de l’enclave pour aller vers le « Dehors » et ce n’est pas chose aisée. Peut-être que se rendre au Portugal, une république libertaire est la meilleure solution… Dans « Histoire de la fille qui ne voulait tuer personne », Ava va prendre conscience du monde qui l’entoure et du prix de la Liberté.

Jérôme Leroy construit un monde utopique en se basant sur notre société actuelle, ses challenges et ses problématiques pour mieux en montrer les dérives possibles. Si « Histoire de la fille qui ne voulait tuer personne » s’articule autour de l’idée du rétablissement de la peine de mort (comme la prônent certains partis d’extrême en 2024), il place son héroïne dans une situation de potentiel bourreau afin de faire réfléchir son lecteur. « C’est bien beau d’être pour la peine de mort, mais si on vous dit que vous allez tuer vous-même celui que vous avez condamné, c’est autre chose. » Au-delà du roman choral avec alternance des voix, il prend le parti d’y insérer des chapitres en italique qui démontrent la difficulté d’appliquer la loi en vigueur. Se succèdent alors les témoignages de ceux qui se sont retrouvés dans la même situation qu’Ava, qui ont accepté ou pas, le destin qui était le leur. D’autres personnages y font également leur apparition pour étayer son propos comme un procureur, un autre bourreau désigné, un directeur de prison et même Agnès Coeur, Présidente de la fédération européenne. Même pour elle, il est fascinant de constater les leçons qu’elle a tiré de ses différents mandats et à quel point ce qu’elle avait imaginé pour ce nouveau monde est différent de la réalité. L’épuisement des ressources naturelles les a tous obligés à prendre des décisions par ordre de priorité, « Déjà, s’occuper de ceux qui étaient du bon côté du mur, permettre l’égalité, la sobriété, inventer une société sans hiérarchie, modeste, qui ne reproduirait plus jamais les horreurs du passé. » Après de nombreuses années au pouvoir, force est de constater que la société est loin d’être parfaite, et qu’elle « menace même de sombrer dans la dictature. » À sa façon, Agnès Coeur est aussi une « fille qui ne voulait tuer personne », très loin de l’image de « Big Sister » qu’on veut bien lui attribuer (cf: Big Brother, 1984 de Georges Orwell)… Alors, pour s’évader de ses problèmes du quotidien, Agnès lit. Elle, l’ancienne des Bonobos effondrés, groupe écologiste militant, trouve refuge dans la poésie. La poésie a historiquement servi de moyen de résistance contre l’oppression et la tyrannie en offrant une voix aux « marginalisés » qui défiaient les structures du pouvoir. Elle nourrit la résilience personnelle et collective pour faire don d’espoir et de consolation en temps de crise. Oui, Agnès Coeur aime la poésie qui lui permet de mettre en mots des émotions complexes et profondes.

« Les illusions tombent l’une après l’autre, comme les écorces d’un fruit, et le fruit, c’est l’expérience. Sa saveur est amère. » Gérard de Nerval

« Histoire de la fille qui ne voulait tuer personne » est le récit d’une jeune fille qui apprend à dire NON, malgré sa naissance, malgré l’idéologie dans laquelle elle a baigné et qu’elle croyait être raisonnable. Elle fait l’apprentissage, douloureux, du libre arbitre et de la liberté. Penser différemment, mais aussi remettre en cause l’ordre établi. Mais, ne vous y trompez pas, sous couvert d’une fiction dystopique, Jérôme Leroy analyse notre présent, et prend le pouls de notre société actuelle. Énormément de sujets contemporains y sont abordés qui permettent aux lecteurs de tous âges d’y trouver leur compte.

« Histoire de la fille qui ne voulait tuer personne » est un récit brillant, perspicace et ingénieux où notre futur en dit autant que notre présent. Une réussite !

Ce roman a eu le prix du Grand Prix de l’imaginaire 2024, catégorie Roman Jeunesse Francophone.
Profile Image for Lucie Coppin.
288 reviews7 followers
October 15, 2023
Ada vit dans un monde où sauver le vivant est la règle d’or. Cependant, en 2068, au cours d'un réferendum auquel elle adhère, la peine de mort est rétablie, et elle est tirée au sort parmi les citoyens pour exécuter la sentence. On suit alors sa prise de conscience et son exil au Portugal pour y échapper.
Cette histoire se passe en 2069 (science-fiction), c’est une belle dystopie très bien pensée. Les chapitres sont peut être trop longs à mon goût, mais ils mêlent amour, réalisation et nouvelle vie.
Ce roman nous livre une belle réflexion sur la peine de mort ; j’ai trouvé la fin très émouvante. Encore une fois, j’ai adoré que cela nous fasses réfléchir sur plusieurs choses de la vie ! L’histoire d’amour est très pure.
Profile Image for MarionBouquine.
85 reviews4 followers
November 2, 2025
Comment considérer qu’une société est idéale alors qu’une majorité de la population n’est pas inclue dans cette société et survit à l’extérieur des villes, derrière des remparts, sans aucune considération. Que le pouvoir est tenu par la même personne depuis des décennies et que cette si jolie société, par le biais d’un référendum populaire, rétablit la peine de mort ?

Voilà le tableau que dépeint Histoire de la fille qui ne voulait tuer personne et c’est une claque !

J’ai lu il y a peu temps un autre livre dont la thématique est similaire, Le nouvelle équilibre d’Amelie Geal. Il présente aussi la création d’une société utopique après des crises écologiques, climatiques, sociales qui se sont succédées. Mais je ne trouvais pas ce monde plausible.

Ici, le monde dépeint est un monde que je pourrai malheureusement entrevoir dans notre réalité, parce que certains points commencent à en faire partie. Et que c’est simplement une extrapolation de ce que à quoi notre futur, dans le pire des cas, pourrait ressembler, si nous ne faisons rien.

Le plus beau et le plus mauvais de l’homme sont présents dans ce livre, mais tout n’est pas noir ou blanc, bien au contraire, tout est fait de nuances, de subtilités et parfois de contradictions. La nature humaine quoi.

C’était vraiment une lecture très intéressante, un petit bijou de SF qui peut être mis entre les mains de tous. Il fera réfléchir et c’est ce qui en fait une excellente histoire.

Un beau coup de cœur.
14 reviews
January 31, 2025
Un roman dystopique, d'anticipation, où l'humanité se reconstruit après des vagues destructrices de maladies. La société se veut désormais idyllique mais elle a de nombreux défauts cachés.

Nous suivons l'aventure d'une jeune fille, fille d'une personne de l'administration de cette nouvelle société, qui va prendre conscience des failles peu à peu et chercher à lutter contre puis fuir cette vie.
L'histoire est touchante, les personnages attachants, il est aussi question d'une relation amoureuse qui est belle. La fin est triste mais intense.
Profile Image for Tachan.
2,645 reviews28 followers
December 24, 2025
Je ne suis pas une fan de SF post-apo, je ne suis pas une fan de récits YA, mais les partenariats sont l’occasion de tester des choses et je me suis laissée prendre par l’édition dans leur collection imaginaire de l’Histoire de la fille qui ne voulait tuer personne.

Paru à l’origine il y a deux ans chez Syros, sous une couverture qui interpelait tout autant, ce roman dépeint une France et une Europe profondément marqués par les ravages de l’homme sur la nature, son environnement et lui-même également. C’est ainsi que nous suivons la fille d’une des nouvelles dirigeantes qui va devoir se confronter aux nouvelles règles mises en place par leur nouvelle société.

Dans un premier temps, lors de ma plongée dans cette lecture, j’ai adoré l’univers sombre imaginé par Jérôme Leroy, qui s’appuie sur nos peurs et les réactions de replis qu’elles pourraient engendrer, sur notre besoin de contrôle et nos va-et-viens sans cesse entre progrès et régression. Il y a une grande culture des dystopies chez lui et cela s’en ressent. On a à la fois des humains marqués dans leur chair par cet environnement bouleversé, avec des tares physiques, et une société digne des récits de Orwell dans leur maintien de l’ordre et du peuple. C’est assez étouffant et prenant à découvrir. C’est riche en détails. Les mécanismes invoqués sont compréhensibles et on y croit, même quand il pousse le bouchon très loin (cf le rétablissement de la peine de mort et sa façon de procéder désormais). Quand on voit ce qui se passe actuellement aux États-Unis par exemple, les reculs qu’on observe, de manière consentie en apparence, sur nos droits n’est pas si fou.

Ainsi, ce fut prenant, mais de manière assez viscérale, de suivre dans un premier temps Ada, une adolescente de 17 ans, complètement endoctrinée depuis son plus jeune âge pour servir le système et y contribuer. Elle a d’ailleurs très tôt dénoncé son père qui contrevenait aux lois. Avec elle, on découvrir l’embrigadement de la jeunesse, la manipulation des masses par les élites et leur manière cruelle de traiter ceux qui détonnent. Le pays est d’ailleurs découpé en plusieurs zones avec des espèces de cordons sanitaires pour se protéger de ceux qui dérangent. Et le nouvel Eldorado, celui de la liberté, c’est le Portugal !

Un jour, Ada va être choisie pour participer à la mise à mort d’un homme condamné. Elle va alors réaliser qu’elle ne peut pas et que tout ce en quoi elle croyait, elle ne veut plus y croire. S’en suit une véritable aventure, course-poursuite, road-trip, pour échapper à sa mère et aux autorités. Et c’est là que ça dérape pour moi. Alors que tout le début prenait son temps, développait et posait l’univers de manière assez riche, on se retrouve alors avec quelque chose de très banal, de très plat, d’assez linéaire, qui a peu d’intérêt et pas de relief, avec une finalité mais foi logique et pas mal de grosses ficelles en chemin. N’étant pas fan des road-trips forcément ça ne l’a pas fait pour moi en plus, mais à cela s’ajoute des éléments rédhibitoire pour d’autres que moi.

Je le regrette car le début était vraiment bien écrit. On ne tombait pas dans le piège de l’écriture immature du personnage à cause de son âge. On prenait en compte le contexte la rendant plus mature que les jeunes de son âge à l’heure actuelle. L’auteur ne tombait pas non plus, trop, dans le piège de la romance fleur bleue voire neuneu, même si elle ne brille pas non plus pour sa profondeur, mais ça passe. La rébellion de notre future adulte vis-à-vis de sa mère qui souhaite lui imposer ses plans pour son futur est bien trouvée et parlante pour plein de jeunes lecteurs, de même que l’attachement d’Ada envers des figures paternelles, façon complexe d’Electre. Il y a donc de bons éléments et il y avait du potentiel. Je regrette juste le choix de leur non utilisation ou sous utilisation v.v

Lecture en demi-teinte d’une histoire au décor qui avait pourtant su m’accrocher. Dommage que les choix scénaristiques ne lui permettent pas de briller et s’approfondir dans leur noirceur et cynisme d’un régime totalitaire qui ne s’assume pas. C’était une anticipation crédible et réaliste, jusqu’à ce que l’auteur décide de placer une ado rebelle au coeur de l’histoire et d’oublier son décor politique bien plus brillant pourtant. Un déséquilibre fatal pour moi, surtout avec les grosses ficelles sorties ensuite. Dommage, ça démarrait pourtant très bien.

Article complet : https://lesblablasdetachan.wordpress....
Profile Image for Culturevsnews.
1,029 reviews8 followers
October 22, 2025
Dans un futur aussi apaisé qu’inquiétant, Jérôme Leroy signe avec Histoire de la fille qui ne voulait tuer personne un roman d’anticipation à la fois politique et poétique, une fable humaniste où le refus de la violence devient un acte de résistance absolu.

Nous sommes en 2069, à Rouen, devenue capitale d’un État français régénéré après la “Décennie terrible” (2033-2043), une période d’effondrement mondial qui a réduit de moitié la population. Dans cette société post-crise, la Fédération européenne a instauré un ordre parfait : sobriété écologique, égalité totale, fin de la guerre, effacement des pulsions. Mais sous cette façade utopique se cache une fissure morale : la démocratie, en rétablissant par référendum la peine de mort, fait entrer la barbarie par la porte de la légalité.

C’est là qu’entre en scène Ada Veen, 17 ans, fille modèle d’un monde qui se croit enfin pacifié. Lorsqu’elle est tirée au sort pour exécuter un condamné, la mécanique bien huilée s’enraye. Refuser de tuer, dans cet univers paradoxal, revient à désobéir à la loi. En s’opposant à ce système, Ada devient le symbole d’une révolte silencieuse, portée non par la haine, mais par la fidélité à un idéal de paix. Elle fuit avec le garçon qu’elle aime, cherchant une issue hors des cadres, là où la liberté redevient possible.

Leroy manie avec brio les codes du récit dystopique : le roman est à la fois un thriller moral, un manifeste contre la banalisation de la violence et une méditation sur le prix du libre arbitre. L’écriture, d’une clarté ciselée, allie la tension du roman à suspense à une dimension presque lyrique. Chaque page résonne comme une mise en garde : et si le vrai totalitarisme, demain, était celui de la vertu imposée ?

Sous ses airs de fiction politique, Histoire de la fille qui ne voulait tuer personne interroge notre présent : celui où le civisme, la transparence et la sécurité peuvent devenir les nouveaux visages du contrôle. Jérôme Leroy, fidèle à son talent d’orfèvre du réel futuriste, y déploie une voix rare, lucide et émouvante, où la poésie se fait arme de résistance.
Profile Image for La bibli de Cam.
56 reviews12 followers
August 6, 2024
Dans Histoire de la fille qui ne voulait tuer personne, Jérôme Leroy nous transporte dans un futur post-apocalyptique marqué par la Décennie Terrible 2033-2043 qui a vu s’enchaîner des épidémies ainsi que des catastrophes naturelles et nucléaires. Le jeu politique est alors aux mains de la Fédération Européenne et de ses lois écologiques, égalitaires et citoyennes, mais une loi, votée par référendum, vient pourtant contrebalancer toutes les règles d’interdiction de la violence : le rétablissement de la peine de mort. Chaque exécution se fait par les mains d’un citoyen tiré au sort et, pour la prochaine, c’est Ada Veen, jeune femme de 17 ans et fille d’une grande politicienne, qui est choisie. Mais malgré l’éducation citoyenne de sa mère, et son vote en faveur du rétablissement de la peine de mort, Ada refuse d’endosser ce rôle et fuit son destin.

Cette dystopie explore en profondeur les conséquences personnelles et politiques du vote citoyen, entraînant ici une responsabilité directe que les citoyens n’avaient pas nécessairement anticipé. Le tirage au sort confronte ainsi Ada à ses convictions et la pousse à s’interroger sur tous les choix qu’elle a pu faire.

Jérôme Leroy tisse avec habilité une intrigue qui interroge non seulement les implications morales de la peine de mort, mais aussi la responsabilité individuelle dans un contexte où les décisions politiques peuvent changer la vie de chacun du jour au lendemain. Il met en lumière un monde où les citoyens se trouvent directement confrontés à leurs choix et leurs décisions, et ne peuvent pas déléguer leurs responsabilités aux autres, ou se cacher derrière leurs votes sans jamais en voir les conséquences. Rétablir la peine de mort, signifie intrinsinquement que quelqu’un devra la donner.
Profile Image for Nyla.
59 reviews2 followers
October 28, 2023
j’ai envie de pleurer. cette fin est tellement triste, tellement.. le mot qui convient est saudade (petite ref au livre mais ça correspond de fou)

c’était incroyable, même si par moment certains trucs me dérangeaient. et puis, à la fin, tout s’est précipité.
j’ai le cœur brisé, on y croyait tellement ! ils y croyaient tellement..

incroyable, vraiment incroyable ce livre !!

pas de scène inutile, une plume fluide, déchirante et des personnages incroyables auxquels je me suis attachée (sauf Clara Veen ew) ! on est sur une fin relativement happy mais ça me rend trop triste 😭

franchement une super dystopie, un pur kiff !! 🥹🫶🏻 je recommande tellement aux fans de dystopie !!

je pense qu’on peut appeler ça un coup de coeur 🥲🫶🏻

je vais jamais me remettre de cette fin par contre. jamais.
Profile Image for CJenny02.
20 reviews
September 14, 2025
Après les décennies Terribles, durant lesquelles maladies et changements climatiques se sont succédés, une nouvelle société européenne est construite. Une société qui se veut parfaite et écologique mais qui laisse de côté ceux du Dehors. Une société qui vote le retour de la peine de mort. Peine de mort qui devient alors spectacle. Des citoyens sont élus pour exécuter en direct des criminels. Ada,fille d'une gouverneuse prête à tout pour prendre la tête de la société, est sélectionnée pour exécuter un terroriste. Seulement, elle ne veut tuer personne. A travers le parcours et les questionnements d'Ada sur les convictions transmis par cette nouvelle société, ce roman perment une réflexion sur une société où règne une dictature écologique et où abandonner une grande partie de la population est considérée comme normale voire nécessaire.
Profile Image for Carta Book.
183 reviews
December 15, 2024
The world collapsed before rising again from its ashes. Today, European states are federated. A great wall separates clean, ecological cities from the world outside, where poverty and violence are fought out on equal terms. Ada Veen is on the right side. Is she? One day, she is appointed to carry out the execution of a condemned man.

Unable to accept taking the life of a human being, she decides to refuse. But the Alliance du Vivant doesn't like those who don't respect the law. What's more, her own mother is a high-ranking government official... Ava learns that freedom comes at a price.

A very interesting universe with a duality far from the expected Manichaeism, I really liked this universe and the author's vision of the short-term future seemed relevant to me. Well-constructed characters and an incessant poetry that pursues our heroes in an authoritarian and violent world that reflects the excesses of a society. Somewhat disappointed by certain passages that add nothing, particularly on the sexual level...

A fine discovery, a solid story and a bit of poetry! Squarely written!
95 reviews1 follower
November 9, 2025
Pas mal. La prémice est intéressante et ça se lit bien, mais le roman manque de profondeur et de nuance. L'auteur veut faire entrer plein de choses dans ses 300 pages, mais ça donne des personnages assez plats, et la réflexion sur la peine de mort, qui m'avait attirée, reste esquissée seulement. J'ai bien aimé la place de la poésie dans l'histoire, c'est original.
Profile Image for MoniTheLibrarian.
124 reviews4 followers
November 22, 2025
J'ai bien aimé ce roman dystopique, mais je trouve que c'est long avant d'embarquer dans l'histoire. Le tier du livre est utile pour comprendre l'univers dans lequel baigne la personnage principale, donc l'action arrive tard. Une fois bien plongée dedans par contre, je ne pouvais plus le lâcher :) Une belle découverte malgré tout
Displaying 1 - 19 of 19 reviews

Can't find what you're looking for?

Get help and learn more about the design.