Le risque est grand, quand on se met à tirer sur un fil qui dépasse. La vérité pourrait bien finir nue.
Francis m’embrasse. Ça goûte l’azote, ça goûte le soufre, ça goûte les étoiles, ça goûte l’univers. Aucun baiser n’est anodin avec lui.
Aux dires de Francis, si on se fie aux lois élémentaires qui régissent le monde, il n’y a aucune différence entre le passé et le futur, les causes et les effets, la mémoire et l’espoir. Ça explique peut-être pourquoi il m’arrive si souvent d’avoir la sensation que mes intuitions par rapport à l’avenir sont en fait des souvenirs de ce qui est sur le point d’arriver.
Mélissa Verreault est née en 1983. Elle a grandi sur la rive sud de Québec et habité Montréal durant près d’une décennie. Titulaire d’une maîtrise en création littéraire de l’UQAM, elle étudie présentement à la maîtrise en traduction de l’Université Laval, où elle est également chargée de cours en création littéraire. Mariée à un Italien, elle a séjourné plusieurs mois dans le pays de son époux. Ils résident maintenant à Lévis avec leurs triplées. Durant son exil en Europe, elle a nourri un blogue, Chroniques italiennes, devenu depuis Chroniques lévisiennes.
Mélissa Verreault a publié aux Éditions La Peuplade trois romans, soit Voyage Léger (finaliste au Prix France-Québec 2012) L’angoisse du poisson rouge (finaliste au Prix des libraires du Québec 2015) et Les voies de la disparition (2016), ainsi qu’un recueil de nouvelles, Point d’équilibre (Prix du CALQ – Œuvre de l’année pour la région de Chaudière-Appalaches). Elle a également écrit un court roman pour les apprenants du français, Les couleurs primaires (2016), publié aux Éditions Didier en France.
À ces publications s’ajoutent plusieurs textes diffusés dans différentes revues dont Moebius, Zinc, Virages, Biscuits chinois, Z.A.Q., XYZ et un essai dans les Cahiers du centre de recherche Figura. Elle a aussi participé à plusieurs collectifs (Stadorama, L’amour au cœur de la vie, L’ère-seconde : Portraits d’une génération entre deux millénaires, etc.). Elle a par ailleurs collaboré durant plusieurs années au magazine Urbania, pour lequel elle a entre autres été rédactrice en chef adjointe. Poète à ses heures, son texte Exposition a fait partie de la liste préliminaire du Prix de poésie Radio-Canada 2015.
Cette auteure démontre indéniablement une plume captivante et un talent de raconteuse, mais la ligne directrice de ce livre n’est pas claire. Bien que l'histoire d'infidélité soit intrigante, elle est malheureusement sous-développée, tandis que les retours en arrière et certaines péripéties semblent superflus. Une exploration plus approfondie de la relation extra-conjugale aurait rendu la fin encore plus gratifiante, car les personnages du présent ne parviennent pas à susciter un attachement assez fort.
Une belle plume qui a su me captiver jusqu’à la fin de ma lecture. Cependant, l’intrigue reste assez floue, avec des détails parfois superflus. D’autres éléments m’ont laissé avec de nombreuses questions, car certains aspects m’ont échappé…
Il y a quelques semaines, j’ai lu le nouveau roman de Mélissa Verreault.
Un livre qui nous plonge dans la vie de Mélisa, une écrivaine à la vie rangée, qui vit avec son chum Franco et ses filles. On la suit au travers la monotonie de son quotidien, sa routine épuisante qui manque d’étincelle et son besoin de changer d’air. L’occasion parfaite se présente lorsqu’elle tombe nez à nez avec Francis, son ancien crush du secondaire. L’idylle qui en découle viendra mettre du piquant dans sa vie mais viendra aussi fragiliser ses fondations. Comment trouver une issue à une situation qui nous fait du bien mais qui à la fois nous plonge dans la culpabilité ?
J’ai bien aimé suivre les tribulations de Mélisa.
Elle m’a tellement fait rire. Son sarcasme est délectable.
J’ai particulièrement aimé la suivre lors de ses rencontres avec Francis et ses moments avec Franco. Elle se questionne, se remet en question et tente de décortiquer ses besoins. C’était mes chapitres préférés.
Elle nous plonge aussi dans ses souvenirs d’enfance avec un mélange de douceur, de nostalgie mais aussi un brin d’amertume.
C’est un livre qui nous amène à reflechir à l’amour et au carcan dans lequel on se met, volontairement ou non, lorsqu’on est en couple.
La fin m’a laissé sans mot. La bouche grande ouverte devant sa fatalité. Elle nous rappelle la fragilité de la vie et l’importance de profiter du moment présent.
J’te cacherai pas que je reste un peu perplexe face à la tarentule. Peut-être que je n’ai pas compris toutes les subtilités qui se cache derrière elle ? 🤔
Ce récit nous plonge à la fois dans le quotidien de Mélisa (c'est bien comme ça que c'est écrit dans le livre!) et dans son passé, de l'enfant curieuse, intelligente et douée qui comprend beaucoup plus que ce que s'imaginent les adultes, à la mère de famille qui se questionne toujours autant. On y rencontre son mari et leurs triplées, ses parents et grands-parents, ses soeurs jumelles et son petit frère, ainsi que tous ceux qui ont marqué son parcours de jeunesse, et qui finissent parfois par refaire surface dans son présent.
J'ai vraiment adoré la façon dont le passé s'entremêle au présent. Les transitions entre les deux sont parfois abruptes, comme si on émergeait de ses souvenirs comme on émerge d'un cours d'eau, en reprenant notre souffle et notre contact avec la réalité. Des événements présents nous projettent dans ses souvenirs, qui parfois nous projettent à leur tour dans d'autres souvenirs encore plus lointains et traçant son parcours jusqu'à la femme qu'elle est devenue. Son histoire peut sembler être un enchaînement de coïncidences qui adonnent drôlement bien, mais lorsqu'on creuse un peu, on découvre des parallèles inattendus, nous faisant remettre en question le rôle du hasard dans tout ça ainsi que l'existence du destin.
J'ai aussi trouvé super intéressant la manière dont les chapitres sont parfois ponctués de poèmes, coupures de journaux, documents et images en lien avec ce qu'on vient de lire, à la manière d'un scrapbook ou d'un journal intime. D'ailleurs, la narration s'adresse souvent à Lou, la tarentule qui vit clandestinement dans la bibliothèque de Mélisa à l'insu de sa famille, ce qui rappelle aussi un journal intime. La projection dans ses souvenirs d'enfance où l'autrice nous donne accès aux réflexions et à l'imagination de la jeune Mélisa m'a aussi beaucoup plu. Elle entend tout, comprend beaucoup, mais traite l'information avec son cerveau d'enfant, ce qui crée des souvenirs différents de ce qui s'est réellement passé.
En terminant, la plume simple, droit au but, drôle et parsemée d'envolées lyriques imagées fait passer les sujets même les plus difficiles de façon à nous faire réfléchir sans que ça soit trop lourd. C'est un magnifique roman qui traite des questions existentielles, la quête de soi, la recherche identitaire, l'exploration, la dépression, le deuil, l'adultère et les souvenirs refoulés, mais aussi d'amour. J'ai passé un très bon moment de lecture!
La première scène du livre m'a fait grandement sourire alors qu'on est témoin d'une belle relation père-fille. J'ai tout suite apprécié le personnage de Mélissa. Sa naïveté, son sarcasme, son intelligence... je l'ai bien aimé dans sa complexité et ses questionnements.
Toutefois, j'ai trouvé que le livre manquait d'un fil conducteur clair. Les allers et retours dans le passé ne permettaient pas de tirer des conclusions et me mélangeaient plus souvent qu'autrement.
Ceci étant dit, l'autrice a une très belle belle plume. Les tournures de phrases sont ponctuées de plusieurs métaphores. La forme m'a beaucoup plus.
3.75 pour ce récit soigneusement écrit et parsemé d’inserts imagés venant illustrer la véracité de certains faits et chapitres.
J’ai aimé la plume fluide de l’auteure sauf pour les nombreuses énumérations parfois très longues. La trame en ordre chronologique m’aurait plue davantage; à mon avis, les chapitres mélangeant les différentes périodes et expériences de vie perdaient de leur punch. Une belle lecture, néanmoins.
Un roman tout en figure, sarcasme et fragilité. L’autrice joue avec les mots et l’écriture de manière intelligente! L’histoire est venue me chercher un peu plus personnellement, car ça se passe sur la Rive-Sud de Québec où j’avais pleins de référents. Tout de même, j’y ai trouvé trop de longueurs et de répétition…
Ce roman m’a attirée d’abord par son titre, mystérieux et poétique. Puis, en l’ouvrant, j’ai découvert une voix douce, sensible, qui prend son temps. Mélissa Verreault nous plonge dans un univers intime, fait de souvenirs, de petits moments du quotidien.
Les références aux années 80-90 au Québec m’ont particulièrement ramenée en enfance : les balades en voiture en famille, les visites chez les grands-parents, les promenades à vélo avec nos amis… ça m’a fait du bien de retrouver ce genre de souvenirs à travers les yeux de l’autrice. J’ai aussi trouvé le personnage principal, Mélisa, très attachante. Elle est vive, lucide, un brin sarcastique. Et comme elle partage son prénom avec l’autrice, on ressent tout le long qu’on navigue entre fiction et vécu, entre roman et autofiction. Il y a une forme d’intimité, comme si elle nous partageait ses souvenirs. À travers eux, le récit aborde des thèmes tels que la mémoire, l’identité, les relations familiales, l’éveil du désir et de l'infidelité.
Le tout est teinté d’une douce nostalgie, avec cette impression que le passé continue de façonner le présent. Malgré tout ça, j’ai eu du mal à rester complètement investie. L’intrigue m’a semblé floue, presque absente par moments. Le roman saute constamment entre passé et présent, mais le passé prend tellement de place qu’on finit par perdre le fil. J’ai eu l’impression de lire un journal intime. Il y a des longueurs, des chapitres qui m’ont paru superflus, plusieurs passages avec trop d’énumérations. Et la fin… m’a paru tellement abrupte inutilement, ce qui contraste avec tout le rythme du récit.
J’ai apprécié ma lecture, sans plus, puisque j’aurais aimé qu’elle me tienne un peu plus en haleine, qu’il y ait une direction plus claire. Mais je reconnais la beauté de l’écriture et la sincérité de ce regard porté sur les souvenirs, la famille, et tout ce qui nous construit.
J’hésite entre 3 et 4. J’ai apprécié ma lecture mais je l’ai trouvé un peu répétitive par moment. L’auteure désirait mélanger le réel de la fiction, les souvenirs des faits, etc. C’est parfois très bien réussi, et d’autres fois un peu moins (j’ai eu de la difficulté avec les problèmes de langage du père et sa solution « facile » à la fin). Comme d’autres l’ont mentionné, j’aurais aimé une fin plus complète par rapport à l’adultère considérant son développement. J’ai cependant beaucoup aimé les souvenirs liés à la dynamique familiale et la relation entre ses parents.
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J’ai bien aimé l’ensemble du livre, je l’ai lu très rapidement d’ailleurs! J’ai apprecié les saut temporels et la franchise de l’autrice envers ses lecteur-trice-s. Cependant, ce n’est pas un livre qui me marque/touche pour sa profondeur ou par ses thèmes abordés. Je ne le recommanderais pas particulièrement, mais il m’a bien diverti!
Un peu déçue. J'ai bien aimé la tarentule, mais j'ai trouvé qu'on tirait un peu partout et je me suis perdue entre les souvenirs, le présent et les éléments fictifs (ou pas?). Pourtant, l'autrice a une belle plume et ce livre aurait pu être très intéressant.
Lecture parfaite pour les personnes qui sont nées dans les années 80, et encore plus sur la rive sud de Québec ;) Ce livre a très bien accompagné mes vacances au bord de l’eau. Belle écriture qui fait voyager entre l’enfance, l’adolescence et la vie adulte d’une maman de 3 enfants.