Zamboki… voilà un nom que vous n’oublierez pas de sitôt ! Situé en Afrique, ce village est l’hôte d’une myriade de personnages hauts en couleur qui vivront tous, à leur manière, des aventures incroyables qui les mèneront dans des quêtes identitaires et de savoir. Rejoignez Lameki, Tamboula, Madalisso ainsi que la sage Mama-Sanou pour découvrir la richesse des gens de Zamboki, qui évoluent entourés d’une flore et d’une faune uniques au monde. Mais n’oubliez jamais : certains apprentissages de la vie sont parfois les plus dangereux ! (et j’espère que vous aimez les geckos !).
Namedi Nahuyni (parfois orthographié Namedi Nahuyni), dit Boucar Diouf, né le 26 mai 1965 au Sénégal, est un un biologiste, océanographe et humoriste québécois d'origine sénégalaise. Arrivé au Québec en 1991 à Rimouski pour y faire des études supérieures, il a enseigné un temps la biologie à l'Université du Québec à Rimouski. Il mène actuellement une carrière d'humoriste, de chroniqueur et d'animateur radio.
Les légendes du village de Zamboki réunissent les générations. La plume de Boucar est superbe et on se laisse facilement transporter. Les morales sont magnifiques également. C'est à lire !
J’ai particulier aimé le premier récit à propos de l’intimidation. Cette histoire peut servir de point de départ pour parler de ce sujet délicat et toujours d’actualité.
Boucar Diouf, biologiste, océanographe et humoriste québécois d'origine sénégalaise, nous offre un quatrième livre pour le lectorat jeunesse, toujours teinté de cet amour pour la nature et sa sagesse, inspiré par ses aïeux.
Dans le village fictif de Zamboki, situé en Afrique, nous croiserons la route de trois jeunes, Lameki, Tamboula et Madalisso, qui ont chacun.e leur enjeu.
Avec Lameki, devenu joueur de soccer de calibre mondial, il sera question de sa jeunesse, dans laquelle il se faisait intimider à répétition en raison de sa petite taille, à un point tel qu'il a envisagé de se déscolariser. Heureusement, la matriarche du village possède des astuces et des allégories fort pertinentes, notamment celle du baobab, cet arbre qui a forcément été petit un jour. Tout comme cet arbre impressionnant une fois adulte, nous commençons tous à l'état de petite graine, qui aura besoin de temps pour croître.
Avec Tamboula, qui aimait chanter sous le baobab en forme d'éléphant de son village, il sera question du talent, qui, à l'instar du diamant brut, est bien plus beau quand il est poli. Il faut plus que du simple talent pour progresser, il faut de la rigueur, du temps et de la discipline, un peu comme ce musicien fort apprécié à Zamboki, qui ne comptait plus les heures de pratiques, et est aujourd'hui reconnu.
Avec Madalisso, le narrateur principal, il sera question du fossé entre croyance et science. Il est une croyance, dans le village de Zamboki, qui laisse croire que les geckos, ces petits reptiles acrobates, œuvrent pour rendre les gens malades, en urinant dans leur nourriture. Les petits reptiles seraient sous l'emprise d’esprits malveillants et font l'objet d'une chasse cruelle dans le village. La maman de Madalisso y croit fermement. Cependant, en amoureux des vivants, Madalisso compte bien lui faire changer d'avis, quitte à prendre certains risques scientifiques. La science exige des preuves, après tout. Devenu adulte, il travaille en tant que biologiste et continue d’œuvrer à faire changer les mentalités pour que cesse les maltraitances envers les animaux, dont les geckos.
Trois histoires touchantes, qui ont toutes en commun d'avoir la matriarche du village comme source de sagesse, comme vous pouvez la voir sur la couverture, auprès du baobab en forme d'éléphant. Il y aura d'ailleurs des illustrations au cours de cet ouvrage.
J'ai beaucoup aimé le style teinté de douceur de monsieur Diouf, qui défend les causes qui sont les siennes, même dans ses spectacles d'humour. C'est un habile orateur et maintenant que je vois son habile plume servir la littérature jeunesse, et c'est tant mieux!
Un livre pertinent et instructif, dans un paysage africain encore trop rarement représenté en littérature jeunesse, qui aura des échos chez bien des jeunes lecteurs et lectrices, je pense, au regard des enjeux climatiques actuels, mais aussi des enjeux propres aux enfants et aux ados.
Pour un lectorat intermédiaire du 3e cycle primaire, 10-12 ans+, mais qui peut tout-à-fait convenir aux 8-9 ans habiles en lecture qui auront envie de s'y aventurer.
S'adressant à un public jeunesse (8-12 ans), Boucar Diouf raconte trois courts contes dans lesquels on retrouve les mêmes personnages. Chaque conte enseigne une leçon : l'importance de la persévérance, de croire en soi, d'utiliser son esprit critique. Récit raconté au passé simple avec beaucoup de dialogue, vocabulaire riche, mais accessible pour les jeunes lecteurs. Bref, de belles occasions d'apprentissage et de discussion en classe!