Plus qu’une histoire de famille, une histoire de la France.
Antoine est né au début des années 1950 dans une famille de paysans. Destiné comme tous les siens aux travaux des champs, il passe sa vie dans les livres et aspire à d’autres horizons. Sa mère réussit à convaincre son père : il fera des études, tandis que son frère, François, prendra la relève à la ferme. Si François perpétue la tradition, Antoine devient professeur et fonde un foyer avec Mathilde à Paris. Dans l’enseignement comme partout, les choses ont changé. Le couple est témoin de l’évolution des mœurs, à laquelle s’acclimatent leurs enfants, qui deviendront pour l’un dirigeant d’une société industrielle, pour l’autre cardiologue.
Sauront-ils malgré tout rester soudés autour des valeurs dont ils sont les héritiers ?
Des années 1950 à nos jours, c’est le reflet d’une société autant que l’âme d’un monde jadis rural que Christian Signol saisit, de son regard profondément humain, dans ce nouveau roman qui embrasse trois générations unies par des racines communes. Couronnant quarante ans de succès, Une famille française constitue la pierre angulaire d’une œuvre en laquelle chacun se reconnaîtra, où Christian Signol célèbre l’universalité des liens familiaux.
Il est né dans le Quercy, en 1947, dans la commune des Quatre-Routes-du-Lot, un petit village au pied du causse de Martel, qui restera son paysage favori et inspirera plus tard toute sa littérature. Il vit une enfance heureuse dominée par la présence féminine de sa mère et de sa grand-mère, bercée par la lumière des collines, les parfums de la campagne et les mystères sauvages de la nature.
Il fait des études de lettres et de droit (1965-1970). Il commence sa carrière d'écrivain en 1984 avec le premier tome du roman Les Cailloux bleus, qui remporte un grand succès. Il a longtemps tenu une chronique hebdomadaire dans Le Populaire du Centre, quotidien régional limousin. En 1990 il publie la trilogie romanesque La Rivière Espérance. La notoriété de l'écrivain se consolide et il devient l'un des auteurs français les plus lus. Ce triptyque est adapté pour le petit écran, en 1995, par Gaumont télévision avec, à la réalisation, Josée Dayan.
J'ai été très agréablement surprise par l'expérience de vie que m'a permis C. Signol. On suit un homme de la génération de nos grands parents (du baby boom), qui apprend à vivre avec tous les changements qui s'imposent à lui au cours des nombreuses années.
Je ne m'attendais pas à apprécier autant ce livre que j'ai dévoré en quelques jours.
À travers la trajectoire d'Antoine, fils de paysan qui devient professeur de français, par une ascension sociale qui ne le laisse pas indifférent, Christian Signol nous plonge dans les dynamiques des différentes générations, marquées chacune à leur façon par leur époque.
Il est vrai que vers la fin, on pourrait penser que cela tourne un peu en rond (après tout n'est-ce pas là la retranscription d'une routine que l'on vit tous ?), mais il y a toujours des évènements qui nous surprennent. Le tout mené par une belle plume qui va à l'essentiel. Le seul reproche que je pourrais faire, c'est la manière dont les changements d'époque sont abordés, un peu façon "liste de course".
Mais ce fut une lecture plus qu'agréable, à laquelle on s'identifie, d'autant plus en tant que français. Comme si un grand-père nous racontait sa vie...
C'est le deuxième roman de Christian Signol que je lis et je dois avouer que j'aime bien sa plume.
Ce roman est facile à lire et embarque le lecteur dans presque 70 ans d'histoire de la population française via le point de vue d'un fils de paysan qui a pu faire des études. Les mutations de la société, les moeurs etc, tout est bien décrit et il n'y a pas de temps morts.
Je n'aurais jamais cru être déçue d'un Signol, j'imagine qu'il y a un début à tout... Un événement après l'autre, un personnage après l'autre, la vie du narrateur défile de manière superficielle, ponctuée de moments historiques. Je suppose que c'est voulu, et c'est quelque part cohérent avec ce que dit ce roman, mais ce n'est pas ce que j'attendais.
Une famille Française - Un Livre de Christian Signol (Né en France en 47) - 385 pages - Albin Michel (27/09/2023).
Antoine, Fils de Marie, paysan, poursuis ses études aux Lycées, alors que pour son père, cela est inutile pour prendre sa suite à la tête de la ferme.
« Le père Bastide ne considérait pas ces lectures d’un bon œil : ce n’était pour lui que du temps perdu. Aussi Antoine lisait-il en cachette, protégé par sa mère qui comprenait ce que l’enfant cherchait dans les pages du Grand Meaulnes, de Premier de cordée, ou de L’Île au trésor. »
Léon est amoureux de ses Terres agricoles, et Antoine aussi, et il préfère pourtant le travail intellectuel pour lequel il est doué (bourses, etc…) le père reporte ses attentes sur le Frère de 8 ans, François.
« Il se demandait si elle n’avait pas peur, elle aussi parfois, du père que ses colères emportaient vers des rivages noirs, pleins d’orages (…) »
(Une petit côté « c’est comme ça il faut faire avec la violence de l’homme » assez dégeu).
Quelques petites pépites de style. Léon tient quand même à ce qu’Antoine connaisse les rudiments de la ferme.
« Et Léon s’en voulait d’avoir choisi la vengeance contre les nazis plutôt que d’avoir porté le secours qu’ils méritaient à ses parents. » (Petit passage explicatif).
On nous parle beaucoup des ordres, de la guerre, du monde paysan et universitaire. C’est ça, la France ? (CF la Titre « Une famille Française »).
La conception de la jeunesse diffère un peu d’avec la mienne car l’auteur et moi nous avons 45 ans d’écart …
Sans plus pour moi. J'ai eu trop de fois l'impression de lire une énumération des faits culturels ou de société de cette période plutôt qu'un roman construit autour de ces faits.