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Parasites

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Parasite : nom masculin. « Organisme qui se nourrit strictement aux dépens d'unorganisme hôte d'une espèce différente ».Les parasites ne sont pas ceux que l'on croit.La véritable classe parasite est celle qui est située au sommet du corps social, cetteclasse bourgeoise qui a envahi la société tout entière, rachetant ses médias, finançantses hommes politiques, exploitant ses travailleurs au plus bas prix possible.

288 pages, Pocket Book

Published February 7, 2024

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Nicolas Framont

8 books15 followers

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Displaying 1 - 30 of 58 reviews
Profile Image for Zéro Janvier.
1,722 reviews125 followers
February 16, 2023
Nicolas Framont est le rédacteur en chef de Frustration, un magazine en ligne dont je suis un lecteur assidu depuis quelques années. J’en apprécie la ligne éditoriale : un engagement fort que l’on peut situer dans la « gauche radicale » du spectre politique, à savoir une gauche qui lutte pour une transformation radicale de la société ; on y parle ouvertement de lutte des classes, de bourgeoisie et de sous-bourgeoisie, de complicité entre Etat et capital, et des moyens pour la classe laborieuse de renverser la domination et l’oppression qu’elle subit.

On retrouve ce combat et ces thématiques dans Parasites, l’ouvrage que vient de publier Nicolas Framont. Le projet du livre apparait clairement dans son titre et dans la citation mise en avant sur la couverture : « Les classes bourgeoises sont des parasites qui se nourrissent de notre travail, de nos impôts, de notre vie politique, de nos besoins et de nos rêves … ». Il s’agit de dénoncer la classe sociale dominante et ses pratiques parasitaires vis-à-vis du reste de la société qu’elle entend continuer à dominer.

Après une introduction qui a pour but de « désigner l’adversaire », l’ouvrage comporte quatre grandes parties :

Anatomie : pour rendre visible la classe bourgeoisie, la décrire en tant que classes dominante et présenter son modèle de reproduction (par l’héritage, l’exploitation et l’accumulation de capital), à travers le parcours de plusieurs « capitaines d’industrie » à la française, loin des biographies hagiographiques des magazines mainstream qui effacent bien souvent les étapes les moins conformes au récit dominant souhaitant glorifier l’esprit entrepreneurial de ces dirigeants géniaux, surhumains et visionnaires.

Toxicité : pour décrire les moyens mis en oeuvre par la bourgeoisie pour assoir sa domination sociale et culturelle, notamment à travers la complicité d’une sous-bourgeoisie (la fameuse « élite culturelle ») et d’une petite bourgeoisie (professions libérales, artisans, commerçants) ; l’auteur montre notamment comme les valeurs bourgeoises ont envahi la sphère culturelle et idéologique au point que ces valeurs sont désormais intériorisées, y compris au sein des classes laborieuses : la « valeur travail », la fameuse « méritocratie républicaine » et son « ascenseur social », l’individualisme, le développement personnel comme solution individuelle à des problèmes collectifs, etc.

Symptômes : pour expliquer les grands maux dont la classe bourgeoise est responsable : la grande dépossession, la grande subvention, la grande complexification, la grande démission, et la grande destruction ; l’auteur illustre chacun de ces concepts par des exemples concrets et raconte ainsi l’histoire de l’essor du néolibéralisme, la complicité servile de l’Etat, et ses effets sur la société ; le chapitre s’achève sur une revue rapide des faux remèdes qui à ses yeux (et aux miens) se trompent d’adversaire, parfois volontairement pour détourner l’attention : le repli identitaire (« les étrangers et notamment les musulmans sont une menace pour notre civilisation »), la surenchère néolibérale (« cela ne marche pas, il faut donc aller toujours plus loin »), et le souverainisme (« L’Union européenne est un carcan qui empêche les Etats-nations de mener des politiques sociales », comme si les gouvernements nationaux auraient la moindre velléité de mener des politiques différentes sans les soi-disant contraintes de l’Union européenne, bouc-émissaire bien facile pour nos gouvernements successifs).

Remèdes : après avoir sensiblement cassé le moral du lecteur dans les trois premières parties, l’auteur tente d’apporter un peu d’optimisme avec des pistes et des propositions pour s’attaquer aux problèmes qu’il a décrits jusque là ; je ne sais pas si j’ai été totalement rassuré, mais c’est tout de même très bien pensé et porteur d’espoir.

Nicolas Framont a un parcours où il a porté plusieurs casquettes, tour à tour et parfois en même temps. Sociologue de formation, il a enseigné à la Sorbonne, il a été assistant parlementaire pour La France Insoumise (dont il s’est éloigné depuis), il a co-fondé le magazine Frustration, dont il assure la rédaction en chef en parallèle d’une activité agricole, et le livre évoque également ses interventions auprès de CSE de plusieurs entreprises pour des missions d’expertise et d’accompagnement auprès des représentants du personnel. Ces expériences multiples enrichissent le livre, où on retrouve à la fois des réflexions théoriques rigoureusement étayées (on retrouve la pratique universitaire d’indiquer les sources en notes de bas de page) et des exemples concrets tirés de l’expérience du terrain.

Par certains aspects, ce livre peut faire penser à l’excellent Histoire de ta bêtise de François Bégaudeau, qui s’attaquait à une certaine sous-bourgeoisie complice du capitalisme et de la classes bourgeoise. Je dirais tout de même que là où François Bégaudeau avait signé un pamphlet jouissif mais peut-être un peu vain, Nicolas Framont propose un essai à la fois engagé et sérieux, qui mêle des constats documentés, une réflexion théorique, et des propositions de moyens d’action pour ouvrir des perspectives de lutte.

L’épilogue est à la hauteur du reste du livre : excellent. Après nous avoir parlé de la compagnie Total et de son président, l’auteur nous propose une brève fiction d’anticipation positive, qui s’achève par ces mots avec lesquels j’ai envie de conclure cette chronique :

« L’avenir n’est pas tout rose, mais au moins, il nous appartient. »
Profile Image for Marie.
42 reviews1 follower
October 1, 2025
waw !!! le livre que j'attendais EN FAIT
- hyper complet, parle vraiment de tous les aspects de notre société actuelle (la sécu, l'électricité, les privatisations d'entreprises publiques, le complotisme, "les gens sont cons", le syndicalisme, l'écologie, les partis politiques, le salariat) avec des mots justes et une transparence et une lucidité percutante
- des constats puissants et des exemples simples
- des listes pour exposer les choses clairement 🫶🏼
- de l'humour par ci par là pour pas trop déprimer malgré les sujets abordés
- des refs de films et de livres qui ont l'air bien chouettes
- et surtouuut, des pistes concrètes qui donnent de l'espoir et envie d'agir, beaucoup plus convaincantes que ce que j'ai pu lire jusqu'à présent
Profile Image for Sophie DL.
24 reviews1 follower
March 21, 2025
Oui. Lisez ce livre. Vraiment.

A nouveau un essai qui fait du bien ; le fond, la forme tout y est. Il est accessible à la lecture, à nouveau un bon équilibre entre théorie et exemplarité, vraiment une pépite. Merci Blast pour la découverte de ce sociologue.
Profile Image for Lorcha13.
13 reviews2 followers
May 6, 2024
A lire ! D'utilité publique !
Profile Image for Camille.
17 reviews4 followers
April 14, 2023
À lire et à relire, à avoir dans sa bibliothèque... J'ai particulièrement apprécié le dernier chapitre ainsi que l'épilogue, tous deux très très justes, qui me font réfléchir et donnent aussi des pistes concrètes pour mener la lutte, ainsi que des revendications claires. Un livre accessible, qui se lit vite, je déplore néanmoins une coquille (j'imagine) à la page 145: "l'invasion de la Russie par l'Ukraine" ça arrive... en espérant voir cela corrigé par l'éditeur pour les prochaines impressions.
Profile Image for Julia Péré.
40 reviews1 follower
June 2, 2024
D’utilité publique pour des gens qui ne sont pas au courant qu’on se fait niquer, je pense le conseiller/offrir à bcp de mon entourage… à commencer par mon mec qui va le lire dans la foulée 🤓

J’ai beaucoup aimé le passage sur l’histoire de la libéralisation du marché de l’énergie et les évolutions d’EDF

« Ils ne sont rien, soyons tout »
Profile Image for Lisa.
8 reviews
August 3, 2024
Au début tu te dis rien de nouveau sous le soleil mais en fait gros banger
Profile Image for Lea Saurusrex.
604 reviews62 followers
March 12, 2025
Merci Nicolas parce que j’ai eu une conversation avec une amie il n’y a pas longtemps, mon amie aime le capitalisme et le défend mordicus, et je me suis retrouvée vite à court d’arguments alors que je sais que le capitalisme nous tue et alors que je suis anticapitaliste convaincue.

Bref, Nicolas vous écrivez tous les exemples que j’aurais voulu connaître pour les opposer aux discours de mon amie. Ça ne l’aurait sans doute pas convaincue mais moi je me serais sentie moins bête.

Même si j’avoue que je ne peux jamais vraiment me sentir bête de vouloir que tout le monde puisse vivre décemment et sans conditions financières.

Bref, c’est le genre d’essai qui me fait dire « mais oui mais c’est bien sûr ! » parce que je n’ai pas la patience de Nicolas pour étayer aussi finement mes convictions, et ce malgré un temps conséquent passé à m’informer (en même temps, ce n’est pas mon métier).

Je retiens une fois de plus l’importance du collectif, c’est marrant comme ça devient un virage dans mon militantisme, moi l’asociale angoissée et solitaire.

Je veux bien qu’on suive le scénario s’il vous plaît, 2040 y a l’air pas trop mal.

Un petit bémol toutefois : c’est un poil trop centré sur la lutte des classes comme seule cause de nos problèmes et ça ne s’attarde pas assez sur les autres violences oppressives (sexisme/masculinisme, racisme, LGBTphobies…) même si ça tente de souligner au détour d’un paragraphe que ça existe. Je rappelle que tout est lié, et que renverser le capitalisme sans s’occuper de notre racisme et LGBTphobie c’est un peu voué à l’échec et c’est surtout dangereux pour les populations minorisées.
Profile Image for Anouk Loisel.
51 reviews1 follower
January 4, 2026
J'ai appris des choses, je partage pas mal d'analyses (et notamment l'idée centrale que nous devons nous réapproprier les sentiments de colère et de revolte) mais j'ai juste trouvé l'auteur un poil approximatif ou de mauvaise foi à quelques occasions
Profile Image for Julie Bouchonville.
Author 10 books21 followers
April 13, 2025
important, complet, j'ai adoré cette lecture qui déconstruit profondément le mythe du riche utile.
Profile Image for Fidel Castro.
141 reviews2 followers
January 16, 2025
Vraiment un très bon essai sur le besoin d'arrêter de relativiser le caractère nuisible et inutile d'une classe bourgeoise qui corrompt systématiquement les pouvoirs publics et fait tout pour convaincre la majorité de la population qu'il n'y a pas d'horizon plus rationnel à la production et la distribution. On le trouve en livre audio sur Audible.
Profile Image for Camille Bénard.
88 reviews
December 1, 2023
Cet ouvrage est impactant et ... drôle ! La plume de Framont permet d'instruire et de distraire.

Quelques passages qui m'ont particulierement interessés et fait réflechir :

Premierement, le fait que "l'intérêt général" n'existe pas tel qu'on le conçoit:
"l'intérêt général n'est que la justification à posteriori d'une décision motivée par des intérêts particuliers de classe"
"pour croire à l'intérêt général lui-même, il faut déjà ne pas croire aux classes sociales. Car s'il y des classes parmi lesquelles l'une exploite les autres pour son propre intérêt, alors il n'y a pas d'intérêt général possible"

Et deuxiement, la partie sur le developpement personnel comme une arme contre la classe laborieuse
"pourquoi un salarié irait-il revendiquer des hausses de salaires et de meilleures conditions de travail ? Cela reviendrait à se plaindre, et à renoncer à cette arme précieuse qu'est l'état d'esprit positif !"
"la division scientifique du travail a laissé place [...] à la psychologie positive. [...] Le ton a changé : l'exploitation est, en ce début de siècle, souriante"
"Les gourous de la psychologie positive au travail constituent une caste de sous-bourgeois dont la mission consiste à déplacer toute injustice d'ordre systémique, imposée par le patronat, sur les indisvus eux-mêmes broyés par le système. De la sorte, la croyance selon laquelle c'est aux individus de s'adapter à ce système économique destructeur (et pas l'inverse), est renforcée".

Bref, une lecture agréable et (un peu) radicalisante
Profile Image for S Ckya.
14 reviews
June 7, 2024
« Notre société va mal. Il suffit de regarder le JT, d'écouter la radio, de consulter les réseaux : hôpital, école, inflation, retraites, gestion administrative entièrement numérisée...
Les motifs de s'exaspérer, de râler, de manifester sont nombreux. L'essai de Nicolas Framont, sociologue, vendeur de fruits et légumes, analyse les raisons de ces dysfonctionnements.
Parasite I : nom masculin. Être qui vit aux dépens
d'un autre sans le détruire. Adjectif: superflu, gênant. Sa thèse? Les parasites ne sont pas ceux qu'on
croit. »

Le parasite n'est pas l'allocataire du RSA, ce
fainéant. Le parasite c'est le bourgeois. Pas le riche. le bourgeois. Pour résumer, le bourgeois est celui qui vit du travail des autres.
C'est celui qui capte la richesse produite à son profit.
C'est celui qui, en achetant les politiques (ou en finançant leurs campagnes électorales) fait que la législation du travail, sous prétexte d'utilité publique, lui
permet de détourner toujours plus d'argent public à son seul profit, Crédits d'impôts, CICE.

Cela nous coûte tout de même 25% du budget
annuel de l'Etat, soit nos impôts. Parce qu'il faut souligner aussi que nous payons nos impôts nous.
Pas eux : suppression de I'ISF, optimisation fiscale
dans des paradis fiscaux. C'est lui qui accapare, pressure, détruit pour s'enrichir toujours davantage sans aucun souci des conséquences humaines et écologiques. Voir à ce sujet la formidable intervention de l'ex ministre des Transports, Djebbari à propos des jets privés des ultras riches :
«le temps des décideurs est précieux ». Un jet pour aller à Courchevel ? Il est sérieux là ?

Donc, l'ennemi c'est le bourgeois. Les exemples sont précis, chiffrés, référencés. Ainsi les Saadé, Leclerc, Mulliez ne se sont pas faits tout seuls comme aime à le
claironner la mythologie managériale. Ce sont tous des héritiers. Ils ne créent pas d'emplois, ils en suppriment ou les vident de sens. Ils ne font pas ruisseler l'argent qu'on leur concède sur nos dos.

Ces jolis discours sont bien sûr relayés par ceux
que Framont appelle « les sous bourgeois»:
professions intellectuelle, culturelle, médias notamment qui servent la soupe aux ultras riches pour parler, parler, parler y compris de choses qu'ils ne maîtrisent pas, s'enrichir, dans l'espoir d'être accepter dans le club très fermé des bourgeois.

Les conséquences nous les connaissons, nous les
vivons:
- Des emplois aliénants, vidés de sens ( mais ne nous plaignons pas, on travaille) avec pour effet un phénomène nouveau: la Grande Démission (520 000
démissions au cours du ler trimestre 2022).
La destruction de notre habitat, de notre climat, d’écosystèmes

C'est efficace, c'est pédagogique, c'est référencé (les données sont très récentes, c'est à souligner). Cela écoeure beaucoup.
Je remercie Nicolas Framont pour son travail.
140 reviews1 follower
October 14, 2025
As one of the editors/writers of the online magazine Frustrations (www.frustrationsmagazine.fr), Nicolas Framont is a major contributor to the return of the Marxist discourse on the forefront of political discussion in France.
This book, where he re-identifies and re-determines the class division defined initially by Karl Marx, is an excellent starting point for any person looking to understand the division of society along the lines of what we call the bourgeoisie and proletariat, though for the latter he prefers to employ the wording of labouring class, to expand from the traditional acceptance of the term proletariat as "factory workers".

By redefining the class struggle at the dawn of the 2020s (the book was published in 2023), when neoliberalism has taken over so much we're now in what Anna Kornbluh calls "too late capitalism", Framont identifies the bourgeois class as a class of parasites that feeds off the work and resources of the rest of society, and organise it to work in its interest (a bit like parasitic larvae and fungi take control of their host to do their bidding), through media influence and political/legislative lobbying.

By identifying our "class enemy", this first step should allow the labouring class, as a "class in itself", to define more precisely what it has to fight, and consequently how.

This book I consider an excellent starting point for people who wish to start their political education, or for people who want to document themselves as they join unions and parties.
Profile Image for Vanille Gautier (Abdelnour).
56 reviews
October 9, 2024
Un livre brillant, à la fois clair et accessible, tout en étant suffisamment radical pour aborder sans concessions des sujets clivants. J’y ai beaucoup appris sur la lutte des classes. L’auteur a également réussi à mettre des mots sur le malaise que je ressens vis-à-vis du développement personnel et du contrôle des foules à travers l’individualisation qu’il incarne. J’ai particulièrement apprécié l’analyse critique de la résilience, un concept qui m’a toujours paru irritant, et dont l’auteur dévoile les aspects abrutissants avec finesse.

En résumé, ce livre offre une excellente analyse sociétale. Pour moi, qui ai d’abord exploré la politique sous un prisme féministe et antiraciste avant de m’intéresser aux questions classistes, il a été très instructif. Il permet également de prendre du recul sur les institutions pseudo-gauchistes élitistes (culture bobo, médias et autres) et sur la gauche culturelle modérée, quand on ne saisit pas bien leurs contradictions, ce qui était mon cas avant cette lecture.

Le livre aurait été encore plus fort avec une partie dédiée à la manière dont les personnes racisées et les femmes sont particulièrement touchées par les dynamiques analysées. Ces points sont évoqués mais méritent, je pense, un développement plus conséquent. Cela dit, il rejoint ma liste de livres favoris.
Profile Image for Axel.
47 reviews1 follower
September 1, 2023
Un excellent ouvrage, d'utilité publique selon moi. Le propos est très bien structuré et l'écriture, en plus des exemples concrets utilisés régulièrement, permet vraiment de ne pas se perdre et de comprendre ce dont il est question. Sur la thèse en elle-même, je n'ai rien à ajouter. C'est complet, impactant et criant de vérité ! Et ça fait du bien ! Contrairement à ce qu'on pourrait peut-être penser aux premiers abords, ce livre n'est pas du blabla idéologique, il s'agit là d'une véritable analyse concrète et totale de notre société d'aujourd'hui. Et je tiens à mentionner particulièrement le dernier chapitre ainsi que l'épilogue qui offre des pistes et des réponses mais aussi de l'espoir quant à notre avenir ! Car ainsi en plus d'être l'élément déclencheur potentiel de sacrées prises de conscience, l'ouvrage nous donne des clés, des solutions pour lutter ensemble pour un monde meilleur, un avenir en commun et contre la classe dominante, les bourgeois, les parasites.
Profile Image for Nekop.
109 reviews
December 29, 2025
C'est une bonne porte d'entrée dans les essais sur la lutte des classes et l'évolution de la société française avec des exemples proche ou lointain. Il faut aussi remettre dans le contexte que ce livre a été écrit dans l'année 2022 après les élections législatives et ne parle pas des manifestations contre la réforme des retraites de 2023 et de la crise politique qui n'arrête pas depuis.
Mais, c'est quand même un bon essai même si l'auteur semble juste cité des faits historiques sans rentrer dans les détails et qu'il utilise souvent les mêmes références en terme de grands patrons.
Mais , j'ai quand même appris quelques informations sur les Leclerc mais par contre, c'est dommage de n'avoir pas parler plus des méthodes utiliser par le patronat français dans le 21ème siècle pour "lutter contre les syndicats" comme l'embauche de tueur à gages.
3,5*
Profile Image for Charlotte Martigné.
52 reviews1 follower
April 21, 2024

Parle du concept de “grande dépossession” : on avait un bien commun (électricité) avec une entreprise publique qui a été privatisée, rachetée et qui a ouvert la voie à la concurrence. Aujourd’hui les aides du gouvernement aux entreprises privées sont énormes, et globalement nos impôts vont dans les dividendes des actionnaires de ces mêmes entreprises et ne sont jamais redistribuées car les milliards d’aides publiques au privé sont données sans contreparties. La grande dépossession est pure conséquence de la volonté de parasitisme économique de notre classe dominante.
Profile Image for Pink.
83 reviews5 followers
March 3, 2025
j'écoute presque pas de musique pendant le mois de ramadan du coup je remplace par les livres audios.

je ne suis pas d’accord avec tous ses arguments, notamment sur la méthodologie liée aux partis politiques. en revanche, il met bien en avant le lien intrinsèque entre la colonialité et le capitalisme. concernant Total et son PDG, je connaissais déjà quelques éléments, mais ici, tout était vraiment bien mis en évidence.

bon après on apprend pas grand chose non plus quand on est habitué à ce genre de lectures, mais c'était agréable d'entendre un truc frontal sur les bourgeois.
Profile Image for Reader.
114 reviews3 followers
July 23, 2025
JAI-TROP-AIMÉ
jpp des analyses marxistes sur le système capitaliste ultra compliquées et illisibles. là le livre est hyper complet, et permet de comprendre pleins d’enjeux économiques sur le capitalisme au jour d’aujourd’hui (pardong mdrrrr) de façon très concrète (les choses concrètes c’est ça qu’on veut) et accessible
je recommande x100 (j’ai fais une fiche de lecture dessus si vous voulez les copaines)
Profile Image for Ophély Oblet.
51 reviews20 followers
August 1, 2025
Si j'avais le pouvoir de mettre UN livre entre toutes les mains cette année, ce serait bien celui là. Svp, lisez le (ou écoutez le sur spotify!). C'est une claque politique, ça donne envie de tout péter sans être totalement pessimiste, et c'est très accessible. Je l'ai lu d'une traite mais il mérite une deuxième lecture tant il y a de choses à noter. Je suis pas prête de la boucler à propos de ce bouquin
19 reviews
August 24, 2025
deuxième livre sur la bourgeoisie que je ne peux que conseiller après celui de Begaudeau (histoire de ta bêtise), mais dans un style très différent.

l'analyse sur le complotisme est ultra pertinente, de même que le démontage de tous les mythes autour des ultra riches (et surtout sur l'héritage).

le style framont fonctionne a merveille
4 reviews
January 16, 2026
Une bonne analyse de la classe bourgeoise, c'est pertinent et novateur

Des fois je trouve que ça part un peu en cacahuète sur la psychologisation mais je pinaille

Et l'auteur donne quand même des recommandations sur quoi faire après et aujourd'hui il ne se contente pas de juste analyser !! Merci Nicolas !!
Profile Image for Pauline.
4 reviews1 follower
August 24, 2024
J’ai bcp aimé la lecture de ce livre qui explique clairement contre qui nous devons agir. Ça m’a tendu de lire et d’apprendre sur certains empires capitalistes. Heureusement qu’il se termine sur un récit d’anticipation ça permet de se détendre sur la fin.
This entire review has been hidden because of spoilers.
18 reviews
March 18, 2025
Excellent, limpide, et drôle. Pour abandonner sa honte et se redécouvrir une fierté en tant que travailleur, et voir clairement les bourgeois pour ce qu’ils sont: des parasites méprisables qu’il faut déposséder, tant pour notre bien que pour le leur.
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