En 2033, les humains ont été chassés de la surface, désormais inhabitable. À Paris, les survivants se sont réfugiés dans les profondeurs du métropolitain. Des communautés sont installées au niveau de certaines stations de Rive Gauche, plus ou moins en contact, souvent en conflit ; la surface est crainte parce qu’irradiée ; Rive Droite est un lieu maudit, laissé à la merci d’une faune sauvage monstrueuse. Mais n’y a-t-il vraiment personne là-haut ? Les cérémonies d’élévations, seules indications de l’état de la surface, sont-elles le reflet de la réalité, ou bien des leurres destinés à maintenir coûte que coûte les Métrolites sous terre ? Dans les méandres des boyaux de Paris, à défaut de lumière, les émotions sont plus vives, les rancœurs plus tenaces, les haines plus exacerbées. Une œuvre sombre et baroque, qui tient du récit hugolien, Les Misérables, bien sûr, mais aussi Notre-Dame de Paris. En trois volumes : Rive Gauche, Rive Droite, Cité.
Pierre Bordage a grandi en Vendée. Aimant le sport, il pratiquera pendant neuf ans le karaté. Il s'inscrit en lettres modernes à la faculté de Nantes. En 1975, au cours d'un atelier d'écriture, il découvre la science-fiction avec notamment les Chroniques martiennes de Ray Bradbury.
Il fera plusieurs voyages en Asie et pratiquera différents métiers, dont celui de libraire pendant plusieurs années.
En 1985, alors qu'il habite dans le Gers, il écrit son premier roman Les Guerriers du Silence qu'aucune maison d'édition n'acceptera. Il devient journaliste sportif, déménage à Paris où il rencontre en 1992 son premier éditeur, Vaugirard, qui lui propose d'écrire le Cycle de Rohel le Conquérant.
L'année suivante, il découvre chez un petit éditeur nantais, l'Atalante, un ouvrage de l'écrivain américain Orson Scott Card, traduit par son ancien professeur de banjo, Patrick Couton. Il leur propose alors Guerriers du Silence qui est accepté. Le livre est un succès inattendu et reçoit plusieurs prix littéraires, dont le Grand Prix de l'Imaginaire, le Prix Julia Verlanger, le Prix Cosmos 2000...
Il publie les deux autres tomes de la trilogie, puis en 1998 Wang, couronné par l'éphémère Prix de la Tour Eiffel et le premier volume d'Abzalon, toujours chez L'Atalante.
En 2000, primé par le Prix Paul Féval pour Les Fables de l'Humpur, il met à jour chez Librio le roman-feuilleton en six épisodes : Les Derniers hommes.
L'Évangile du serpent et L'Ange de l'Abîme paraissent, en 2001, chez le Diable Vauvert.
En 2008 Pierre Bordage innove de nouveau en s'associant avec l'entreprise mp3minutes pour produire un roman audio et vidéo à partir d'un scénario inédit. Cette bande dessinée vidéo s'intitule Chroniques des Ombres, actuellement téléchargeable sur le web.
Pierre Bordage s'est installé dans le sud-est de la Loire-Atlantique, à Boussay, avec sa femme et ses deux enfants.
Fin janvier 2009, sa femme décède, victime d'un accident de la route en Inde[
Tres décevant… pourtant je suis fan de Bordage depuis 95, j’ai tout lu et tout adoré mais la… j’en suis a me demander si c’est vraiment lui qui a écrit. C’est tellement niais. A des kilomètres de métro 2033 version russe.
7ème roman lu de cet auteur, il reste un excellent conteur d'histoires. Cependant, et malgré son récent décès (en décembre 2025) qui me pousse à plus d'indulgence, ce troisième et dernier tome de la saga Métro Paris 2033 n'atteint pas mes espérances.
Les deux premiers gros tiers du livre sont encore bloqués dans les rives droites et gauches, alors que le titre nous vend l'exploration de l'île de la Cité.
Les personnages sont pour l'essentiel attachants et bien travaillés, mais peu de nouveautés malheureusement. A force de rester dans les tunnels et sur les quais malfamés, crasseux et puants, difficile de respirer et de trouver un vrai sens à cet opus.
Le dernier tiers devient plus intéressant, avec la découverte d'un nouveau monde, dont l'origine est une guerre nucléaire et ayant engendré de nouveaux humains, ne ressemblant en rien à leurs ancêtres.
Dommage donc de ne pas avoir eu plus de temps pour découvrir cette nouvelle Terre est de faire plus ample connaissance des peuples l'ayant colonisée.
Déçue de ne pas pouvoir lui mettre une meilleure note; il se lit malgré tout très facilement, l'auteur n'ayant pas son pareil pour nous raconter notre "futur"...
Pas ouf, j'ai adoré la saga des Métro de Glukhosvky, j'avais bien accroché au premier livre de Bordage malgré une quantité de scènes de Q remarquable, j'attendais beaucoup de cet épilogue, tout ça pour avoir une fin niaise et qui semble presque bâclée. C'est dommage, suivre les multiples intrigues était plutôt intéressant mais ça n'a pas abouti
J’ai attendu la fin pour voir si l’intrigue allait décoller… mais non. Les arcs narratifs sont hyper faciles, téléphonés, le style est fade fade fade. J’ai accroché ni aux personnages ni à l’histoire, vraiment déçue