Ce serait plutôt 3,5/5 pour la notation. J'aurais aimé aimer ce roman, surtout avec tout cet aspect spirituel qui me plaisait au départ. Mais je n'ai pas accroché avec l'écriture, malheureusement.
C'est un roman difficile à résumer, c'est l'histoire et les histoires d'hommes et de femmes noir•e•s, face à la violence, à la mort, à la haine, dans une Amérique raciste et esclavagiste. Des destins tragiques, douloureux, mais qui ont pour but de paver la voie à l'esprit qui s'incarnera à un moment. Une fille-esprit qui devra guérir les blessures familiales, réparer l'injustice et permettre la paix des siens.
Le roman est dur, violent souvent, et je peux comprendre que l'aspect "fantastique" des esprits perturbe, mais c'est ce que j'ai aimé. Découvrir cette spiritualité ghanéenne et voir comment elle tente de survivre dans des vies de Noirs persécutés et violentés, face à l'indifférence des Blancs.
Une lecture en demi-teinte pour moi, qui n'est pas une critique du style ou de l'histoire, simplement moi qui suis passée un peu à côté malgré la nécessité et la poésie du texte.
Un roman au titre impactant qu’il soit en anglais ou en français. “Trinity” ou “ Entends ma voix”, fresque familiale qui remonte sur trois générations.
Pour la première génération nous découvrons Lottie vendue quand elle était âgée d’un peu plus dix ans. On comprend bien vite qu’elle a deux enfants : Bennie, diminutif pour Benjamin, et Lénard. Tous travaillent dans les champs, sous le soleil tapant du Mississippi. Un jour, leur mère disparaît laissant ses enfants seuls à la merci du fouet et du racisme. Dès les premières pages on ressent les traumatismes de chacun, et des impacts qu’ils auront sur leur futur.
Puis, Bennie souhaite lui aussi partir. Il s’engage dans les marines, laissant son frère seul. Il ne veut pas vivre dans la misère et dans le racisme perpétuel. Finalement, cette nouvelle vie aura eu raison de lui, et lui entraînera de nouveaux traumatismes. Il retrouvera son frère, qui aura suivi une autre voix. Bennie se mariera et aura un petit garçon : Benjamin Junior, BJ. Cet enfant subira les conséquences de tous les traumatismes.
Et enfin, BJ aura Lottie Rebecca Lee et avec cette petite fille, la parole sera libérée. Les langues vont se délier et la recherche sur le passé s’ouvrira. Dès l'enfance, cette enfant dessine et ressent les vibrations. Elle reconnaît des lieux sans jamais y avoir été …
Les traumatismes transgénérationnels sont abordés avec une plume surprenante, imagée et tranchante. L’image de la femme est bafouée, piétinée par les hommes qui s’en servent comme un moyen de décompresser ou même qui les accusent sur la misère qui leur pèsent. Dès le début du livre, l’homme, Oncle Debby en fait usage. Les mots sont percutants et rendent le livre impactant, poignant
Néanmoins, ma lecture a été quelque peu difficile par moment, justement à cause de cette plume et ce style imagés.